A faint cold fear
J'ai lu A faint cold fear de Karin Slaughter chez Arrow books (titre en français: A froid)
Première phrase: "Sara Linton stared at the entrance to the Dairy Queen, watching her very pregnant sister walk out with a cup of chocolate-covered ice cream in each hands."
J'ai découvert Karin Slaughter en 2009, avec Triptych. Et depuis, je ne m'en lasse pas! Les histoires sont toujours aussi horribles (avec une mention spéciale pour le tome précédant celui-ci, Kisscut, que je n'ai pas chroniqué), mais j'aime toujours autant! Les enquêtes sont menées tambour battant, et il y a un certain humour, sans doute nécessaire pour ne pas tomber dans le glauque le plus affreux. A chaque fois, je lis ces romans avec une rapidité déconcertante. A noter le personnage de Lena Adams, rencontré pour la première fois dans Blindsighted (pas chroniqué non plus, excellent aussi), et qui évolue de manière très originale.
Si comme moi vous êtes un peu maniaque de l'ordre des polars, voici cette série dans l'ordre:
- Blindsighted
- Kisscut
- A faint cold fear
- Indelible
- Faithless
- Beyond reach- Skin privilege
De bien belles (ou affreuses, ça dépend le point de vue) lectures en perspective...
L'enfant de la neige
J'ai lu il y a quelques semaines déjà L'enfant de la neige d'Henri Gougaud chez Albin Michel.
Première phrase: "- Raconte, Thomette, raconte."
Ma charmante belle-soeur est une amie attentive: elle sait que j'aime lire, et elle sait que j'affectionne le Moyen-Age. Donc pour Noël elle a voulu m'offrir un roman se déroulant à cette période. Et, pour être sûre que je ne l'avais pas déjà lu, elle en a choisi un qui venait de sortir!
Et elle a bien fait. Pour une fois il n'est pas question de roi ou de seigneur, de luttes de pouvoir ou d'épidémie de peste. Il est question de Jaufré, enfant trouvé un jour de neige par un austère abbé. Il est confié aux bons soins de Thomette, qui l'élève avec affection auprès de son propre fils, Alexis. Adulte, Jaufré étouffe dans la petite ville, à l'ombre du monastère dirigé par ce père adoptif si froid. Il devient troubadour et parcourt les routes de la région. Mais un jour, il ressent le besoin de revoir sa chère Thomette, son frère Alexis, son complice de toujours devenu moine, et bien sûr le père Aymar. Mais le retour au pays ravive de vieilles questions quant à ses origines et à l'environnement qui l'a entouré dans son enfance.
Quel plaisir de ce roman, qui dans un décor du Moyen-Age dont je ne me lasse pas, aborde des questions aussi modernes que la quête des origines, la foi personnelle, le pardon, l'amour familial malgré tout... Je pense que des historiens des mentalités pourraient trouver cela complètement anachronique, mais en tout cas cela fait un roman bien agréable! Par moment j'ai crû y entendre des échos du Nom de la Rose, avec frère Vitalis, moine braillard infiniment attaché à ses livres et aux savoirs qu'ils renferment!
Bref, ma belle-soeur a tapé dans le mille avec ce très bon roman!
Ma note: 8,5/10
Lady Susan
Pour cette nouvelle édition du Blogoclub consacré aux romans épistolaires, nous avons choisi de lire Lady Susan de Jane Austen. J'ai lu ce roman sur ma petite liseuse, car il est libre de droits et donc téléchargeable gratuitement (ici par exemple).
Première phrase: "MY DEAR BROTHER,—I can no longer refuse myself the pleasure of profiting by your kind invitation when we last parted of spending some weeks with you at Churchhill, and, therefore, if quite convenient to you and Mrs. Vernon to receive me at present, I shall hope within a few days to be introduced to a sister whom I have so long desired to be acquainted with."
Il s'agit donc d'un échange de lettres entre Lady Susan, une veuve chasseuse d'hommes sans scrupules, et certains de ses proches plus ou moins conscients de ses machinations, et entre les proches eux-mêmes. Car Lady Susan est entourée d'une amie fidèle, d'une fille malaimée, d'un frère naïf, d'une belle-soeur inquiète... Se dessinent donc plusieurs facettes de l'incroyable Lady Susan. Pendant les premières lettres, le travail du lecteur est d'essayer de déméler le vrai du faux, de choisir quelle interprétation il choisit de donner des comportements de Lady Susan.
J'ai trouvé ce très court roman assez sympathique à lire, notamment grâce à la toujours très agréable plume de Jane Austen. Cependant, j'ai trouvé la fin assez convenue, j'aurais préféré quelque chose de plus surprenant, comme un ultime retournement de notre compréhension du personnage. Dans la même idée, j'aurais préféré des portraits encore plus nuancés, qui nous garderaient dans l'hésitation, dans le doute, jusqu'au bout du roman.
C'est un roman que j'ai donc lu avec assez de plaisir, mais qui ne m'a pas marquée outre mesure non plus.
Ma note: 7/10
Hiver
Dernièrement j'ai lu Hiver de Mons Kallentoft traduit par Max Stadler et Lucile Clauss chez Points.
Première phrase: "Ne me frappez pas".
La Suède en hiver, ou comment se donner froid tout en étant au chaud sous les couvertures. J'adore. Un cadavre accroché aux quatre vents, une enquêtrice mère célibataire peut-être encore amoureuse du père de sa fille, peut-être attirée par le journaliste, peut-être un peu portée sur la boisson... Une équipe d'enquêteurs ayant chacun un parcours personnel unique...
Et surtout, un cadavre qui donne son avis sur l'enquête tout en volant au-dessus de la plaine enneigée.
J'ai beaucoup aimé ce roman, certes pas d'une originalité folle, mais aux personnages attachants. Du coup, il y a de fortes chances que je lise le roman suivant, Eté. Qui évidemment n'est pas encore sorti en poche en français. A moins que je ne le lise en anglais, comme je fais pour Camilla Läckberg...
Ma note: 8/10
Les vaches de Staline
J'ai lu Les vaches de Staline de Sofi Oksanen traduit par Stébastien Cagnoli chez Stock.
Première phrase: "Ma première fois, c'était différent."
A la bibli, le titre et la quatrième de couverture m'ont plu. Mais hélas, ils ne reflètent pas vraiment le contenu du roman. Les allers-retours nous promènent de l'Estonie soviétique des années 1950 à la Finlande contemporaine, entre souvenirs d'enfance magnifiés et anorexie.
Je l'ai lu jusqu'au bout, donc j'ai bien dû y trouver quelque chose, pourtant j'ai le sentiment de ne pas avoir vraiment aimé. Paradoxal, non?
Ma note: 5,5/10
Le bûcher des innocents
J'ai lu Le bûcher des innocents de Laurence Lacour chez Plon.
Première phrase: "Les goûters de mon enfance jaillissent soudain de ma mémoire."
Parmi mes défauts peu glorieux, il y a mon goût douteux pour les affaires criminelles. A force d'écouter les émissions de radio et de regarder les émissions de télé qui y sont consacrées, je commence à en connaître un rayon. Je n'en fais pas non plus une obsession dévorante, avec collection de livres etc, mais je ne crache pas sur un portrait de tueur en série ou un récit d'erreur judiciaire. Or, lors de différentes émissions consacrées à l'affaire Grégory, ce livre de Laurence Lacour est revenu plusieurs fois, comme étant le plus complet sur "l'affaire". J'ai donc fini par me l'acheter d'occasion.
Et me voilà partie pour près de 700 pages de surprises. Car si Grégory Villemin est né juste un an avant moi, je n'avais par conséquent que 3 ans lorsqu'il est retrouvé mort dans la désormais célèbre Vologne. Donc de l'affaire, je ne connaissais que le nom, les soupçons sur la mère, l'existence d'un corbeau, la vengeance du père, et de récentes analyses ADN qui n'en finissent pas de ne rien apprendre de nouveau.
Que les choses soient claires: dans ce livre, on n'apprend pas qui a tué l'enfant. Car Laurence Lacour cherche tellement à rétablir une objectivité a posteriori qu'elle ne peut tomber là-dedans. Ce n'est de toute façon pas son propos. Plus que l'histoire criminelle, c'est le travail des journalistes de l'époque (dont elle était) qu'elle analyse.
Et alors-là, les bras m'en sont tombés. Il faut pouvoir imaginer que le jour de la mise en bière, des journalistes osent proposer aux jeunes parents (Christine Villemin n'avait que 24 lors de la mort de son fils) une somme d'argent pour prendre le petit corps en photo (on lui aurait fait manger son téléobjectif qu'il ne l'aurait pas volé). Que l'un d'entre eux prend un air affecté, la tête basse, et parvient à suivre la famille dans la salle funéraire. Qu'un autre, anonyme, vole la plaque en marbre de la tombe pour avoir un portrait de l'enfant. Que certains organisent des mises en scène affreuses pour prendre des photos des parents. Et pour finir, qu'un groupe de soi-disant journalistes décident un jour que c'est la mère, forcément. Et commence un acharnement journalistique qui dure des mois, des années. La justice n'est pas assez ferme, et ne peut s'empêcher de suivre l'opinion publique, elle-même confortée par les centaines d'articles qui paraissent à l'époque.
Bref, ce livre est édifiant. Pauvre parents Villemin, qui en plus d'avoir perdu un petit, se retrouvent traînés dans la boue, accusés de tout, accusés du pire*.
Pour en revenir à la lecture, j'ai été captivée sur les 200 premières pages, intéressée sur les 200 suivantes, et j'ai un peu décroché sur la fin. Il faut dire que l'histoire est tellement répétitive, les ficelles des uns et des autres tellement éculées... Comme quoi la réalité est parfois lassante. D'autre part, Laurence Lacour n'hésite pas à faire son mea culpa personnel, mais aussi un mea culpa de sa profession, qu'elle pense en grande partie responsable de la mort de Bernard Laroche. Cela donne une grande sensibilité à ce livre, qui n'est pas seulement un rapport clinique sur les errements des uns et des autres. Bref, un livre que je suis contente d'avoir lue car il m'a vraiment appris beaucoup de choses sur cette affaire, notamment sur le climat médiatique de l'époque.
Ma note: 7/10
(parce que quand même un peu longuet sur la fin, et parce que j'ai du mal à accepter
la présence de certaines photos dans le livre)
* Et là j'espère qu'on apprendra jamais que finalement si, c'était bien la mère; parce que sinon j'aurai l'air maligne. Mais, si les informations factuelles données par Laurence Lacour sont exactes, je ne pense pas que cette éventualité se produise dans l'avenir.
La tentation d'Isabeau
J'ai lu La tentation d'Isabeau d'Anne Courtillé chez Calmann-Lévy.
Première phrase: " - Au feu!"
Le Moyen-Age, la construction d'une abbatiale, la peste. Tous les ingrédients étaient réunis pour que ça me plaise. Hélas, ça n'a pas fonctionné. Je n'ai pas aimé le style de l'auteur, je n'ai pas trouvé l'intrigue prenante, et il y a une fausse bonne idée, un couple de rats qui tiennent des rôles de personnages, avec paroles et tout.
Tout comme Isabeau, je n'aurais pas dû me laisser tenter.
Ma note: 5/10
Le chagrin du roi mort
J'ai lu Le chagrin du roi mort de Jean-Claude Mourlevat en Gallimard Jeunesse.
Première phrase: "-Es-tu bien sûr, Aleksander, que tu veux piétiner dans la neige glacée pendant des heures, te geler les pieds et les doigts, te faire bousculer par des adultes et revenir déçu parce que tu n'auras rien pu voir?"
Depuis la fulgurance ressentie avec Le combat d'hiver, je m'étais promis de lire Le chagrin du roi mort. Mais bon 16€ faut pas déconner quand même, et je l'ai enfin trouvé à la bibli!
Nous sommes encore une fois en hiver, dans un pays imaginaire mais crédible. Aleks vit une enfance paisible avec son frère jumeau Brisco. Il neige, comme d'habitude, et les garçons vont voir la dépouille du roi mort. Un roi éclairé, qui avait notamment mis en avant la formidable bibliothèque de Petite Terre. Bibliothèque dans laquelle les garçons se rendent régulièrement, pour passer des après-midi de bonheur au milieu de leurs sagas préférées. Jusqu'au jour où.
J'ai beaucoup aimé ce roman. Sombre, émouvant, onirique. Triste. Mais je suis quand même moins subjuguée qu'avec Le combat d'hiver, notamment à cause de la fin, que je trouve très rapide, voire baclée. Pourtant, les choses se mettent en place, et on est pas loin d'une fin qui bouclerait la boucle. Mais là, c'est comme si l'auteur avait eu un nombre de pages imposées, et que, se rendant compte qu'il avait été trop long sur l'histoire, il terminait en deux coups de cuillère à pot, en laissant de côté un personnage important et ses rapports avec le héros. Alors je me suis dit que ça sentait le roman qui laisse des portes ouvertes, pour une suite qui serait déjà en écriture. Mais le roman a déjà 2 ans, et nulle suite à l'horizon...
Bon quand même c'était chouette, j'ai bien pleuré sur la fin, et j'ai très envie de lire le nouveau roman pour ado de Mourlevat, Terrienne.
Ma note: 8,5/10
PS: Nouvelle année = résolutions, d'où l'apparition de ce nouveau billet. Je vais essayer de me faire plus régulière par ici. Mais je ne promets rien.
Le bilan de 2011
Même si je ne passe plus aussi régulièrement ici, je ne vous oublie pas pour autant, et je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2012!
Mais pas question d'enterrer 2011 soit faire mon traditionnel bilan lecture...
En 2011, j’ai lu 69 livres, soit 9 de plus que l’an dernier. Cela fait presque 6 livres par mois, et toujours plus d’un par semaine. Le mois où j’ai le moins lu est le mois d’octobre, avec deux livres seulement (rentrée scolaire difficile). A l’inverse, le mois où j’ai le plus lu est le mois d’août, avec le nombre record de 14 livres lus (vacances, travaux de la maison presque terminés, et internet et la télé indisponibles – merci Orange pour ces moments de lecture).
Ces 69 livres représentent 21027 pages, soit 1575 pages de plus que l’an dernier. Par contre, le nombre moyen de pages baisse, puisqu’il est cette année à 304 (318 l’an dernier).
Les livres de non-fiction représentent une part beaucoup plus importante de mes lectures : 16 livres, contre 8 l’an dernier et l’année d’avant. Cette augmentation s’explique par mon goût pour l’histoire, que j’ai plus exploité que les années précédentes.
J’ai lu cette année des auteurs de 11 nationalités différentes, et ce nombre est en net recul (17 nationalités l’an dernier). Encore une fois, c’est la France qui arrive en tête, avec 39 titres, soit plus de la moitié du total. Derrière arrivent, encore une fois également, les Etats-Unis, avec 6 titres seulement, puis à égalité le Canada et la Suède, avec 5 titres chacun. L’arrivée du Canada est bien sûr lié à notre voyage d’avril. J’ai lu cette année encore que 9 livres en anglais : le nombre se maintient, mais la proportion baisse.
Ces 69 livres sont de 54 auteurs seulement, puisque j’ai lu 7 romans de Simenon, 3 de Camilla Läckberg, 3 de Marie Bourassa, 2 de Mikhaïl Boulgakov, 2 de Fred Vargas, 2 de Karin Slaughter et 2 d’Emmanuel Carrère. Sur ces 54 auteurs, 36 sont des petits nouveaux dans ma bibliothèque, soit 66,6% : ce pourcentage baisse un peu par rapport aux dernières années (72,5% en 2010, 70 % en 2009).
Ces 69 livres ont été publiés par 32 maisons d’éditions, soit le même nombre que l’an dernier. La maison d’édition la mieux représentée cette année est le Livre de Poche avec 11 titres, détrônant 3 ans de suprématie de Folio. Cependant, il s’agit encore et toujours d’éditions de poche …
39 de ces livres m’appartenaient (nombre comparable à l’an dernier), 2 m’ont été prêtés et les 28 autres proviennent de deux biblis différentes. L’achat de tous ces livres m’aurait coûté 711€, soit une très forte augmentation par rapport à l’an dernier (+ 210€). Cela reviendrait à 10,8€ par livre (moyenne en nette augmentation : 8,35€ l’an dernier), et près de 60€ par mois.
Cette année, et contrairement aux deux dernières années, j’ai terminé toutes mes lectures.
Mes cinq lectures préférées de 2011 (dans l'ordre de leur lecture):
- Emmanuel Dongala, Photo de groupe au bord du fleuve
- Mikhaïl Boulgakov, Le roman de monsieur de Molière
- Anna Enquist, Le retour
- Frédéric Beigbeder, Un roman français
- Karin Slaughter, Kisscut (titre français: Au fil du rasoir)
The selected works of T.S. Spivet
Pour cette nouvelle édition du Blogoclub consacré au voyage, j'ai lu The selected works of T.S. Spivet de Reif Larsen chez Pinguin.
Première phrase: "The phone call came late one August afternoon as my older sister Gracie and I sat out on the back porch shucking the sweet corn into the big tin buckets."
Depuis la rentrée je n'ai vraiment le temps de rien. Pas le temps de m'occuper du blogoclub, heureusement que Sylire est là. Pas le temps de lire les résumés des bouquins soumis au vote, pas le temps de voter. C'est donc sans prendre le temps de m'y intéresser vraiment que j'ai commandé le bouquin sélectionné dans une librairie en ligne. Vu le prix, un bouquin de poche, ça allait de soi.
C'est également sans prendre le temps de vraiment m'y intéresser que je suis allée retirer le colis au point de livraison. En me demandant quand même vaguement pourquoi ce colis était si gros alors que je ne me rappelais avoir commandé qu'un livre de poche. Mais comme je n'ai l'esprit à rien d'autre qu'au travail, je me suis dit que j'avais sans doute acheté autre chose qui m'était déjà sorti de la tête. Parce qu'outre le manque chronique de temps, cette nouvelle année scolaire a vu apparaître une nouvelle caractéristique: l'achat compulsif de choses que j'oublie rapidement avoir achetées. Ce n'est rassurant ni pour mon compte en banque ni pour ma santé mentale.
Le colis a patienté deux-trois jours dans ma voiture, jusqu'à ce qu'une bonne âme (l'amoureux) le sorte, et attendu quelques jours de plus à la maison. Puis j'ai fini par l'ouvrir. Et quelle surprise: un magnifique livre à un format original, sur du beau papier épais, avec plein de jolis dessins!
Donc forcément, le livre a remonté dans mes préoccupations, et j'ai trouvé le temps de le lire (comme quoi...)
T.S. Spivet est un petit garçon pour le moins particulier, dans une famille particulière. Il est brillant, mais un peu obsessionnel: T.S. cartographie tout et n'importe quoi. De sa chambre à la manière qu'à son père de boire son whisky. Sa maman est une scientifique aux contours imprécis, sa soeur une adolescente, son père un cow-boy taciturne. Et à l'invitation d'un musée qui le prend pour un adulte, T.S. va traverser les Etats-Unis pour recevoir un prix scientifique. Seul, en train, il a le temps de penser à sa famille, et à son cher petit frère, disparu peu auparavant. Il a également le temps de se rendre compte qu'on a beau être un génie, on reste malgré tout un petit garçon (et ce n'est pas Sheldon Cooper qui me contredira).
Au début, j'ai été très enthousiaste: j'aimais les personnages, la narration, l'histoire... Mais au cours du roman, j'ai trouvé que cela traînait un peu en longueur, et j'ai trouvé la fin décevante. Au final, ça reste un bouquin qui mérite d'être lu, ne serait-ce que pour la beauté de l'objet.
Ma note: 7,5/10
