A mon humble avis...

Des livres, de la cuisine, des films, des émissions télé et radio... et la vie édifiante de Sainte Lisa en Euskadi!

01 février 2010

Sous les vents de Neptune

vents_neptuneDernièrement j'ai lu Sous les vents de Neptune de Fred Vargas chez Viviane Hamy.

 

Première phrase: "Adossé au mur noir de la cave, Jean-Baptiste Adamsberg considérait l'énorme chaudière qui, l'avant-veille, avait stoppé toute forme d'activité."

 

Entre le commissaire Adamsberg et moi, c'est une longue histoire. J'avais lu il y a bien longtemps Salut et liberté et L'homme à l'envers, et le commissaire m'avait laissé complètement de marbre, voire je le trouvais carrément antipathique. Je pensais donc que simplement, les aventures de ce héros n'était pas pour moi.

 

Et puis, comme j'avais beaucoup de route à faire dans des contrées ne captant pas la radio, j'ai emprunté à la bibli un mp3 de Pars vite et reviens tard. Grâce à la douce voix de François Berland, j'ai vu le commissaire sous un jour nouveau beaucoup plus sympathique. Et là-dessus, France 2 a diffusé les téléfilms avec Jean-Hugues Anglade, qui ma foi a un physique plutôt agréable...

 

Bref, l'un dans l'autre, je me suis réconciliée avec ce bon vieux Jean-Baptiste Adamsberg,et j'ai pu aborder ce roman avec un oeil neuf. Je n'ai pas tout adoré, mais il faut reconnaître que j'ai eu beaucoup de mal à poser le roman avant de l'avoir terminé: réconciliation réussie! La preuve, c'est que je me suis commandée Dans les bois éternels, la suite des aventures de ce cher Jean-Ba...

Ma note: 8/10

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25 janvier 2010

Julien Parme

julien_parmeIl y a déjà un petit moment, j'ai lu Julien Parme de Florian Zeller chez J'ai Lu.

Première phrase: "Au risque de vous surprendre, je voudrais vous raconter ce truc incroyable qui m'est arrivé l'année dernière."

Julien a 14 ans, presque 15... enfin dans 6 mois, quoi. Il ne s'entend pas avec sa mère et son beau-père, il fume des cigarettes, boit un peu d'alcool, et se rêve en futur grand écrivain. Le problème c'est qu'à 14 ans, on ne tient pas son destin en main. Alors comme sa mère l'empêche d'aller à THE soirée de l'année, Julien fugue dans la nuit et y va quand même.

Le jeune héros est une vraie tête à claque, qui m'a beaucoup fait penser à un jeune homme que j'avais vu à l'émission Strip-tease il y a déjà bien longtemps. Lorsque j'ai commencé ce bouquin, j'ai cru que j'allais abandonner rapidement. Mais finalement, bien que très agaçant, il est aussi un petit peu attachant, le jeune Julien, notamment en raison d'une fêlure qu'il traîne sans en avoir l'air... J'ai néanmoins trouvé certains passages un peu longuets, parmi lesquels la nuit de la fugue qui semble ne jamais se terminer. Mais je suis allée au bout du roman facilement, et je ne regrette pas cette lecture.

Ma note: 7/10

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18 janvier 2010

Un doux parfum de mort

doux_parfum_de_mortJ'ai lu Un doux parfum de mort de Guillermo Arriaga, traduit par François Gaudry chez Points.

 

Première phrase: "Ramon Castanos époussetait le comptoir quand il perçut au loin un cri aigu."

 

Ce court polar mexicain s'ouvre sur la découverte du corps d'une jeune fille du village. La petite communauté est bien entendu tout de suite en émoi. Le corps est ramené à l'école du village, et tandis que Ramon se retrouve promu fiancé de la victime, on commence à s'interroger sur l'identité du coupable.

 

Le pauvre Ramon n'ose pas dire qu'en fait, cette fille, il ne lui a parlé qu'une seule fois. Il n'ose pas le dire, et puis ça lui plaît assez, finalement, l'idée de cette histoire d'amour qui n'a pas eu lieu.

 

Bien vite, le village choisit son coupable idéal, le Gitan. Qui pourtant, ne peut être coupable, puisqu'il était occupé à entreprendre une femme mariée...

 

Voilà un roman bien agréable, qui m'a beaucoup rappelé Chronique d'une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez. On y retrouve la même poussière, la même moiteur, et le même sentiment d'un destin accablant, une mauvaise force plus puissante que la volonté des hommes qui les conduit irrémédiablement à leur perte. Il se lit rapidement, alors n'hésitez pas!

Ma note: 8,5/10

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05 janvier 2010

L'instant statistiques

Comme tous les ans en cette période, voici venu le moment préféré des mathématiciens fréquentant ce blog. Parlons peu, parlons bien, parlons chiffres; ou comment réconcilier lectures et calculs!

En 2009, j'ai lu 62 livres, soit 27 de moins que l'an dernier. Je reviens donc au nombre de livres lus en 2007. Cela fait un peu plus d'un livre par semaine, et une moyenne de 5,1 livres par mois. Le mois où j'ai le moins lu est le mois de septembre, avec seulement 2 livres, la faute à cette satanée rentrée scolaire cette année encore. Le mois où j'ai le plus lu est le mois de juillet, avec 11 livres, encore un mois de vacances scolaires (l'an dernier c'était le mois d'août). Ces 62 livres représentent 19821 pages, soit à peu près 3000 pages de moins que l'an dernier. Par contre, le nombre moyen de pages augmente (319 contre 257), ce qui s'explique car j'ai délaissé la littérature jeunesse et parce que j'ai lu quelques pavés (notamment les deux Ken Follett qui font un peu plus de 1000 pages chaque).

 

Les livres de non-fiction font un petit recul, avec 8 cette année (12 l'an dernier).

 

Cette année, les auteurs lus sont issus de 13 nationalités (11 l'an dernier). La France l'emporte haut la main avec 29 titres, soit près de la moitié des livres lus, suivie par les Etats-Unis avec 10 titres (même podium que l'an dernier et l'année d'avant). J'ai lu 12 livres en anglais, soit un de moins que l'an dernier. Mais proportionnellement, cela fait 19% cette année contre 14% l'an dernier.

 

Ces 62 livres sont de 57 auteurs différents, puisque j'ai lu 2 livres de Janet Evanovitch, 2 livres de Ken Follett, 2 livres de JMG Le Clézio, 2 livres de Karin Slaughter et 2 livres de Boris Vian. Sur ces 57 auteurs, j'en connaissais déjà 17, ce qui fait que 40 auteurs sont des nouveautés pour moi (70% contre 74.7% l'an dernier): cette année encore j'ai poursuivi mon exploration des auteurs déjà lus que j'avais appréciés.

 

Ces 62 livres ont été publiés par 31 maisons d'éditions différentes, ce qui nous ramène à une grandeur similaire à 2007 (33). La maison d'édition la plus lue est Folio cette année encore avec 7 titres: encore une édition de poche, ce qui est le cas depuis que je tiens le compte de mes lectures.

 

33 de ces livres m'appartenaient, 26 autres proviennent de 3 biblis différentes (dont 18 dans la bibli de mon village), et 3 m'ont été prêtés. L'achat de tous ces livres m'aurait coûté 515 euros (8.30€ par livre, 43€ par mois), le coût à l'année est en légère baisse par rapport à l'an dernier, mais vu que j'ai lu beaucoup moins de livres, le prix par livre est en nette augmentation.

 

Cette année, il y a un livre que je n'ai pas terminé, Moi qui ai servi le roi d'Angleterre, de Bohumil Hrabal.

 

J'ai participé au petit défi Blog-o-trésor animé par Grominou, et j'ai continué d'animer le blogoclub en compagnie de la charmante Sylire. Par contre, je n'ai participé à aucun swap: les thèmes ne m'ont pas fait complètement craquer, et surtout je savais que je n'avais pas assez de temps libre pour m'engager.

 

Mes 5 livres préférés en 2009 (dans le désordre):

- Mathias Malzieu: La mécanique du cœur
- Henning Mankell: Profondeurs
- Jean-Claude Mourlevat: Le combat d'hiver
- Karin Slaughter: Tryptich (Triptyque)
- Ken Follett: The pillars of the earth (Les piliers de la terre)

 

Les 5 livres à oublier:

- Bohumil Hrabal: Moi qui ai servi le roi d'Angleterre (pas de billet)
- Carlos Fuentes: L'instinct d'Inez
- Ake Edwardson: Ce doux pays
- Roland Mesnier: Sucré d'état
- Etienne Liebig, Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle (pas de billet)

 

Les vœux pour 2009:

- poursuivre la lecture en anglais
- continuer le Blogoclub
- participer au read-a-thon organisé par Chrestomanci
- peut-être trouver un petit défi pas trop contraignant
- éventuellement participer à 1 ou 2 swaps, si des thèmes me séduisent particulièrement

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01 janvier 2010

Si c'est un homme

si_c_est_un_hommePour cette première édition du blogoclub de l'année 2010, j'ai donc lu Si c'est un homme de Primo Levi traduit par chez Pocket, dans le cadre du thème de l'Italie.

Soyons clair: je n'avais pas du tout choisi ce titre, je préférais lire un truc qui m'emmenait en Italie. En plus, la WWII, j'en ai lu tout mon saoul quand j'étais adolescente (je me souviens notamment avoir été fortement marquée par Au nom de tous les miens de Martin Gray). Pour finir, cette lecture commune nous fait commencer l'année dans des tons très sombres. Mais voilà, c'est ce livre qui a remporté le plus de suffrages. Alors puisque c'est la volonté des votants, c'est ce livre que j'ai lu, et dont je vais tenter de vous parler.

J'ai donc entamé cette lecture sans enthousiasme démesuré, pensant m'en acquitter comme d'une lecture obligatoire, style lecture de la fac. Et je l'ai lu presque d'une traite. Il y a un ton particulier dans ce livre, quelque chose qui fait que la vie est tout le temps présente, même au cœur des pires pages du livre. Il y a une espèce de dérision, d'ironie, que je n'avais jamais trouvée dans ce genre de récit. Je pense notamment à l'épisode de son ami Alberto lançant une nouvelle "mode" pour les tickets de douche: cela semble tellement absurde! Primo Levi a vécu l'enfer, en est revenu, et nous raconte son histoire avec assez de distanciation (pourtant il l'a écrite peu après son retour) pour laisser la place à toute une palette de sentiments. Bref, j'ai finalement lu ce livre beaucoup plus facilement que ce que je redoutais.

 

Je ne note pas ce livre pour des raisons évidentes de respect des millions d'hommes, de femmes et d'enfants ayant vécu des histoires similaires.

Pour le 1er mars, sur le thème de l'humour, les votants ont choisi Maudit Karma de David Safier, qui n'est pas sorti en poche. C'est grand dommage et nous ne voulons pas que ce choix pénalise certains participants, nous vous laissons donc libres de lire à la place le livre arrivé en deuxième position, Saga de Tonino Benacquista.

Le thème suivant sera "le livre dans le livre", nous attendons vos propositions à lecturecommune@yahoo.fr jusqu'au 24 janvier.

PS: Et à part ça, bonne année tout le monde! Parce que bon d'accord, le sujet n'est pas d'une gaieté folle, mais ce n'est pas une raison pour passer la journée à se flageller non plus...

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25 décembre 2009

Sucré d'état

sucr__d__tatJ'ai lu Sucré d'Etat, mémoires du pâtissier français de la Maison-Blanche de Roland Mesnier et Christian Malard chez J'ai Lu.

 

Première phrase: "C'est un vendredi, le 30 juillet 2004, en fin d'après-midi."

 

J'avais pris note de ce livre lorsqu'il y a quelques années j'avais entendu Roland Mesnier parlait de son livre au micro de Jacques Pradel sur Europe 1, au cours de l'émission découverte du matin que je regrette d'ailleurs beaucoup.

 

Je garde peu de souvenirs de cette émission, mais il faut croire qu'elle m'avait plu, puisque j'avais noté ce titre. Du coup, j'ai été très déçue à la lecture.

 

Roland Mesnier raconte sa carrière professionnelle. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'homme a du caractère. Et depuis son plus jeune âge, car il en faut, du caractère, pour alors qu'il est encore mineur décider de partir à l'assaut de la capitale, puis de l'Allemagne. Il partira ensuite en Angleterre, aux Bermudes pour finir aux Etats-Unis.

 

Jusque là, pas de problème, j'applaudis des deux mains la volonté du monsieur. Mais ce qui me gêne, c'est que dans son cas au moins, avoir du caractère signifie avoir mauvais caractère. Ce monsieur apparaît bien imbu de lui-même, très "moi-je" (ici au Pays Basque on dit de quelqu'un que c'est un "yo soy"), toujours en train de dire du mal de ses collègues. Sans parler de son obsession pour son travail qui l'empêche de prendre du recul sur la vraie importance des choses: un rendez-vous de chef d'état est pour lui très réussi si le dessert l'était, indépendamment de la portée réelle des échanges. Et le 11/09/01, lorsque l'avion rentre dans la deuxième tour, la première question qui lui vient à l'esprit est de savoir si le barbecue présidentiel sera maintenu. Bref, ce monsieur m'a semblé très antipathique. Et je ne comprends pas que le journaliste Christian Malard, avec son œil extérieur, n'ait pas gommé les aspects les plus choquants.

 

Donc non seulement le fond m'a fait bondir plus d'une fois, mais la forme... à se demander si ce livre a été relu avant édition! En effet, il y a plusieurs phrases sans queue ni tête, en voici un exemple: "Quoi qu'il en soit, le chef Pierre Chambrin a décidé de quitter la Maison-Blanche, qui était en poste depuis les Bush. Elle a parlé avec diverses personnes, et abouti à la conclusion que pour faire de la cuisine américaine personne n'était mieux placé qu'un chef américain." (p 260) Comme ce n'est pas la première fois qu'un bouquin de chez J'ai lu me surprend par son manque de qualité au niveau de la forme, je crois que je vais un peu éviter cette maison d'édition...

Ma note: 4/10

Et Joyeux Noël à tous!

16 décembre 2009

Impardonnables

impardonnablesJ'ai lu Impardonnables de Philippe Djian chez Gallimard.

Première phrase: "Je savais parfaitement qu'elle n'était pas là."

Un mercredi, 17h45. Je parviens à m'échapper quelques instant de mes obligations pour faire un saut à la bibli de mon village. J'erre dans les rayons: ma carte est presque pleine, je veux un bouquin, et un seul, mais lequel? J'ai oublié mon petit carnet magique, dans lequel je note toutes les recommandations glanées à droite à gauche; et il faut dire que je suis devenue un peu chiante, depuis que j'ai décidé de ne plus lire de littérature anglo-saxonne en VF. Vous imaginez à quel point cela limite le choix, dans une petite bibliothèque...

Alors, j'erre, je soupire, je prends, je repose, les minutes passent, je ne veux pas faire la nana boulet qui vient casser les pieds des bibliothécaires à quelques minutes de la fermeture... Une des bibliothécaires se rend compte de mon désarroi, elle me demande ce que j'aime lire, je lui réponds vaguement "Un peu de tout, mais ce soir, je ne sais pas quoi prendre..." Elle me tend alors ce roman, sous prétexte qu'il se passe au Pays Basque et me garantissant qu'il se lit très facilement. Comme je n'ai jamais lu Djian, c'est ma foi l'occasion!

La bibliothécaire ne m'avait pas menti: j'ai lu ce roman avec beaucoup de fluidité, ayant toujours envie de connaître le fond des choses, la suite de l'histoire. Francis, un ancien écrivain à succès, s'est donc retiré sur la côte basque. Après la mort horrible de sa femme et d'une de ses filles, il s'est remarié avec une agent immobilier dynamique, qu'il soupçonne de le tromper, en attendant d'écrire son nouveau chef d'œuvre. Son petit monde douillet vacille dangereusement lorsque sa dernière fille, actrice, disparaît brutalement. Il demande à une vieille amie, détective privée, de trouver une explication à cette disparition.

Comme je l'ai dit, j'ai lu ce roman avec beaucoup de facilité et de plaisir. Par contre, j'ai trouvé la fin un peu décevante (j'attendais une énorme révélation, une dernière péripétie qui viendrait éclairer le sens), et du coup, je ne vois pas trop la profondeur du truc. Bref, j'ai trouvé ça bien agréable, mais léger. Très léger. Trop léger?

Ma note: 7.5/10

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06 décembre 2009

Les vies d'Emily Pearl

emily_pearlJ'ai lu Les vies d'Emily Pearl de Cécile Ladjali chez Actes Sud.

Première phrase: "Je regarde le vent caresser les blés qu'on fauchera bientôt à Chichester."

 

J'ai choisi ce court roman, attirée par la couverture et une lecture rapide du quatrième de couverture, qui me promettait un "roman de genre" victorien détournant les codes du journal intime.

 

Nous lisons la prose d'Emily Pearl, préceptrice du jeune Terence au sein du domaine de son père, un lord veuf et ténébreux. Emily s'attache à l'enfant, hydrocéphale et condamné à moyen terme, tombe amoureuse du père, et s'ennuie un peu au sein du vaste domaine protégé du monde.

 

Son quotidien est rythmé par les lettres qu'elles reçoit de sa sœur Virginia, partie mener sa vie à Londres, puis en Amérique. Emily admire tellement sa sœur, qui a su s'affranchir de la coupe de leurs parents et des conventions pour chercher sa voie... mais la jeune fille a-t-elle la possibilité de faire de même, enfermée entre ses obligations, son attirance pour son patron, et l'avenir domestique tracé par ses parents?

Bon, eh bien autant le dire tout de suite, ce roman ne m'a pas vraiment emballée. En fait, il aurait pu m'emballer si la fin avait été plus forte. Je m'attendais à un gros retournement de situation, une révélation notamment concernant l'existence de sa sœur Victoria, mais en fait, rien. Disons que je m'attendais à un détournement du roman victorien, et cela n'a pas été le cas. Et ce roman n'est pas non plus un roman victorien, car à mon goût il y manque le style, la plume élégante. J'ai notamment été gênée à certains endroits par une succession de phrases très courtes, saccadées, là où j'attendais des phrases alambiquées aux multiples propositions.

Bref, pas une grande réussite en ce qui me concerne, pourtant je ne demandais qu'à me laisser convaincre.

Ma note: 5/10

En cherchant d'autres articles de blog parlant de ce roman, je me raconte que la majorité des bloggeurs a aimé ce court roman: damned, serais-je passé à côté d'un chef d'oeuvre? Si c'est le cas, tant pis pour moi, j'assume!

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29 novembre 2009

The murder room

murder_roomJ'ai lu The Murder Room de PD James chez Penguin (titre en français: La salle des meurtres).

Première phrase: "On Friday 25 October, exactly one week before the first body was discovered at the Dupayne Museum, Adam Dalgliesh visited the museum for the first time."

The Murder Room, c'est la salle la plus excitante du Dupayne Museum, un musée consacré à l'Angleterre de l'entre-deux-guerres. Cette pièce est en effet consacrée aux faits divers les plus marquants de ces années, et contient quelques pièces uniques, telle la malle dans laquelle on retrouva le cadavre d'une malheureuse tuée par son amant.

 

Le Dupayne Museum va fermer, puisque c'est ce qu'a décidé Neville Dupayne contre l'avis de son frère et de sa soeur, et contre les aspirations des quelques employés du musée familial. Mais Neville meurt brulé vif dans sa voiture, suivant le scénario employé lors d'un des meurtres présentés dans la Murder Room. Ceux que sa mort arrange sont nombreux, alors comment trouver le coupable? D'autant plus que ce meurtre horrible n'est pas le seul à se dérouler dans le Dupayne Museum.

 

Alors le Commander Adam Dalgliesh, aidé par son équipe, vient se mêler des affaires de la famille Dupayne, afin de trouver qui est le suspect le plus ... suspect.

 

Ce polar est so british que c'en est presque un exercice de style: on n'est pas loin du cluedo, pas loin non plus d'Agatha Christie... mais ça fonctionne. Je ne sais pas ce qui m'a particulièrement plu dans ce roman, ce que je sais, c'est que je me suis tapée ses 500 pages en VO en quelques soirs à peine, et qu'il m'a fait retarder l'heure du coucher à plusieurs reprises. J'en déduis donc que ce roman est réussi, et que je l'ai bien aimé. Pourtant, je ne suis pas sûre qu'il m'en reste beaucoup de souvenirs dans quelques semaines.

Ma note: 8/10

C'est LN qui m'avait offert ce roman à l'occasion du London Swap, je l'en remercie une fois de plus!

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10 novembre 2009

Ce doux pays

ce_doux_paysAfin de me replonger dans mes souvenirs de vacances, j'ai lu Ce doux pays d'Ake Edwardson traduit par Marie-Hélène Archambeaud chez JC Lattès.

 

Première phrase: "D'aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu le sable."

 

Je suis tombée sur ce livre à la bibli de mon village, et je l'ai pris sans trop réfléchir simplement parce qu'il se déroulait en Suède. Je dois maintenant me résoudre à l'évidence: cela ne fait pas tout, qu'un roman se passe en Suède!

 

Ce roman ne restera pas longtemps dans mes souvenirs: j'ai trouvé l'intrigue très poussive, avec des éléments que je pensais capitaux et qui ne sont finalement que très secondaires, et des personnages peu attachants. De plus, je pensais que le statut d'immigrés des victimes et des suspects seraient exploité de manière plus efficace, plus marquante.

Je ne suis pas plus convaincue par la construction: le récit principal alterne avec des souvenirs d'un personnage, anonyme jusqu'au dernier moment, concernant sa fuite d'un pays en guerre. Je n'ai rien contre ce procédé, bien au contraire, mais je ne sais pas, j'ai trouvé que cela ne fonctionnait pas. En effet, on ne trouve pas de réponses dans ce récit originel aux énigmes du récit principal. Bref, une figure de style qui ne se justifie pas vraiment.

Et enfin, ma plus grosse déception: mais bon sang, où est la Suède là-dedans? J'ai choisi ce roman pour ça, pour y retourner par l'esprit. C'est complètement loupé. Je ne sais si je dois en vouloir à la traductrice ou à l'éditeur, mais les choix de traduction ne me satisfont pas du tout. Tous les noms de rue sont traduits: certes ces noms sont souvent prétextes à des réflexions des enquêteurs. Mais comme j'aurais préféré des NdT en bas de page! Sans parler des kanelbullar si typiques, si emblématiques, qui deviennent dans ce roman de banales brioches à la cannelle...

Ma note: 5/10
(pas moins quand même, car je suis quand même allée jusqu'au bout)

PS: Encore un polar scandinave qui se passe pendant une soi-disant "canicule". Je vais commencer à soupçonner les offices du tourisme nationaux de faire du lobbying auprès de leurs auteurs pour qu'ils fassent croire au reste du monde que la Scandinavie n'a rien à envier à l'Andalousie...

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