m_moire_putains_tristesJ'ai terminé mon read-a-thon avec Mémoire de mes putains tristes de Gabriel Garcia Marquez traduit par Annie Morvan chez Grasset.

 

Première phrase: "L'année de mes quatre-vingt-dix ans, j'ai voulu m'offrir une folle nuit d'amour avec une adolescente vierge."

 

Il y a peu, j'avais été subjuguée par Cent ans de solitude, et je m'étais promis de continuer à lire l'auteur. Donc lorsque j'ai trouvé ce roman à la bibli, je ne me suis pas faite prier pour l'emprunter.

 

Pourtant dès les premières pages, le doute s'est insinué. Si j'ai retrouvé l'ambiance et la langue qui me plaisent tant, je dois dire que le sujet m'a mise suffisamment mal à l'aise pour que je ne puisse pas adhérer complètement au roman. C'est sans doute idiot, nous sommes dans la fiction, licence poétique etc, mais voilà, malgré tout, la première ligne m'a plongé dans un abîme de perplexité.

 

Cependant, le postulat de départ n'évolue pas de manière scandaleuse. Garcia Marquez a tenté de raconté une histoire d'amour, complètement folle et désespérée. Une histoire d'amour a une voix, celle d'un vieillard qui perd la tête pour une jeunesse. La fille aurait eu, disons, 20 ans, ça n'aurait pas beaucoup changé le propos, mais j'aurais eu moins mauvaise conscience en le lisant. C'est idiot mais c'est comme ça.

Ma note: 7,5/10 (parce que bon, Garcia Marquez quand même, quoi)

PS: Par contre, il faut noter que le titre de ce roman déchire tout: énigmatique, poétique, intellectuel mais contrebalancé par la présence de "putains", quelques mots qu'on se répète encore et encore...