liseurPour cette édition du Blogoclub consacré à la littérature en langue allemande, j'ai donc lu Le liseur de Bernhard Schlink traduit par B. Lortholary.

Première phrase: "A quinze ans, j'ai eu la jaunisse."

Je crois que je suis passée à côté de ce roman. Passée à côté dans le sens où je ne l'ai pas compris. J'ai compris l'intrigue littérale, mais je ne sais pas comment l'interpréter. Et ça me manque.

Parce que si je m'attache à l'intrigue littérale, ma lecture n'est pas une réussite. Déjà, les liaisons de mineurs avec des adultes me mettent mal à l'aise (mon côté vieille France, sans doute). Comme pour Mémoire de mes putains tristes, il suffisait de donner 3 ans de plus à tout ce petit monde, le propos était le même, et ma conscience s'en portait mieux.

Malgré tout, j'ai plutôt aimé la première partie du roman, consacrée à la liaison entre les deux personnages principaux. Enfin disons en tout cas que je l'ai préférée à la suite. J'avais quand même deviné le secret de Hanna.

La deuxième partie me laisse plus perplexe. Je ne comprends pas bien quelle réflexion le lecteur est supposé tiré de cette histoire, d'une part concerant le lien entre le "handicap" de Hanna et son histoire, et d'autre part entre la liaison des deux protagonistes et leurs positions respectives au moment du procès.  Quelques semaines après ma lecture, j'avoue que les détails se sont franchement estompés, ne reste pour ma part qu'une indifférence polie. Et en y repensant, je me dis qu'il y a un certain lien de parenté entre Bernhard Schlink et Modiano.

Ma note: **