sucr__d__tatJ'ai lu Sucré d'Etat, mémoires du pâtissier français de la Maison-Blanche de Roland Mesnier et Christian Malard chez J'ai Lu.

 

Première phrase: "C'est un vendredi, le 30 juillet 2004, en fin d'après-midi."

 

J'avais pris note de ce livre lorsqu'il y a quelques années j'avais entendu Roland Mesnier parlait de son livre au micro de Jacques Pradel sur Europe 1, au cours de l'émission découverte du matin que je regrette d'ailleurs beaucoup.

 

Je garde peu de souvenirs de cette émission, mais il faut croire qu'elle m'avait plu, puisque j'avais noté ce titre. Du coup, j'ai été très déçue à la lecture.

 

Roland Mesnier raconte sa carrière professionnelle. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'homme a du caractère. Et depuis son plus jeune âge, car il en faut, du caractère, pour alors qu'il est encore mineur décider de partir à l'assaut de la capitale, puis de l'Allemagne. Il partira ensuite en Angleterre, aux Bermudes pour finir aux Etats-Unis.

 

Jusque là, pas de problème, j'applaudis des deux mains la volonté du monsieur. Mais ce qui me gêne, c'est que dans son cas au moins, avoir du caractère signifie avoir mauvais caractère. Ce monsieur apparaît bien imbu de lui-même, très "moi-je" (ici au Pays Basque on dit de quelqu'un que c'est un "yo soy"), toujours en train de dire du mal de ses collègues. Sans parler de son obsession pour son travail qui l'empêche de prendre du recul sur la vraie importance des choses: un rendez-vous de chef d'état est pour lui très réussi si le dessert l'était, indépendamment de la portée réelle des échanges. Et le 11/09/01, lorsque l'avion rentre dans la deuxième tour, la première question qui lui vient à l'esprit est de savoir si le barbecue présidentiel sera maintenu. Bref, ce monsieur m'a semblé très antipathique. Et je ne comprends pas que le journaliste Christian Malard, avec son œil extérieur, n'ait pas gommé les aspects les plus choquants.

 

Donc non seulement le fond m'a fait bondir plus d'une fois, mais la forme... à se demander si ce livre a été relu avant édition! En effet, il y a plusieurs phrases sans queue ni tête, en voici un exemple: "Quoi qu'il en soit, le chef Pierre Chambrin a décidé de quitter la Maison-Blanche, qui était en poste depuis les Bush. Elle a parlé avec diverses personnes, et abouti à la conclusion que pour faire de la cuisine américaine personne n'était mieux placé qu'un chef américain." (p 260) Comme ce n'est pas la première fois qu'un bouquin de chez J'ai lu me surprend par son manque de qualité au niveau de la forme, je crois que je vais un peu éviter cette maison d'édition...

Ma note: 4/10

Et Joyeux Noël à tous!