tout_ce_que_j_aimaisLe week-end dernier, j'ai terminé Tout ce que j'aimais de Siri Hustvedt, traduit par Christine Le Boeuf chez J'ai Lu.

Le roman s'ouvre sur l'histoire d'amitié entre deux couples d'intellectuels new-yorkais. Cette première partie est empreinte d'une grande nostalgie, l'atmosphère est affreusement lourde: on sent, on sait, qu'un drame va se produire. N'eut été cette impression qui m'a poussée à la curiosité, j'aurais peut-être refermé ce roman: trop de références intellectuelles et artistiques me sont passées au dessus de la tête. La lecture n'est pas à proprement parler désagréable, mais disons que je ne me suis pas sentie touchée par la narration, dans la mesure où trop d'éléments me gardaient "en dehors".

Et p166, bingo, on se prend le drame en pleine face. Comme ça, en tête de chapitre. J'avais beau l'attendre (ou du moins attendre un drame, quel qu'il fut), je me suis quand même laissée surprendre. Et à partir de ce moment, le roman a pris une tout autre dimension pour moi: des émotions, des sentiments... Je me suis enfin sentie "dedans". A partir de là, je me suis enfin laissée emporter par la narration, et j'ai dévoré.

J'ai dévoré ce roman dramatique, qui m'a sur la fin rappelé les histoires que l'on peut retrouver chez DeLillo ou même chez Bret Easton Ellis, récit de jeunesse dorée mais perdue...

Au final, le bilan de ma lecture est donc positif, mais je ne peux oublier les trop présentes références artistiques ou intellectuelles du début. Je comprends donc aisément que des lecteurs moins acharnés puissent abandonner rapidement le livre!

Ma note: 7,5/10

PS1: A noter la très jolie couverture de J'ai Lu (suffisamment rare pour être souligné), ce qui vient en contrepoint avec le nombre hallucinant de coquilles qui se trouvent dans ce bouquin. A tel point que j' ai écrit à J'ai Lu pour râler un bon coup: non mais ils ne relisent pas, ou quoi?

PS2: Ce roman a donné son nom à un bon blog littéraire: la critique du bouquin est ici.