08 juin 2008
Le journal de Chloé Keller à New York
J'ai lu il y a quelques jours Le journal de Chloé Keller à New York de Delinda Ellouzi-Jacobs illustré par Lisa Roze et Pauline Requier pour Mango jeunesse.
Première phrase: "Je m'appelle Chloé et j'ai neuf ans et demi."
Bon, je sais, ça ne se fait pas de lire les bouquins qu'on offre. Mais lorsque j'ai reçu ce bouquin, que j'avais commandé juste sur son titre pour l'anniversaire de ma filleule, et bien je n'ai pas résisté à l'envie de le lire avant de lui emballer.
Pourquoi j'ai choisi ce roman illustré sur son titre? Parce que depuis que j'ai été bombardée "marraine", j'offre à ma filleule des bouquins avec son prénom dans le titre, et ce deux fois par an, pour Noël et pour son anniversaire. Or, ma petite Chloé a eu neuf ans il y a quelques jours, donc ce roman, conseillé à partir de 8 ans, tombait pile poil. Et quand je l'ai reçu et que je l'ai feuilleté, quand j'ai vu la qualité des illustrations, entre photo et dessins, je n'ai pas pu résister, et je l'ai lu.
Chloé Keller part toute seule en vacances à New York, où elle va rencontrer sa grand-mère paternelle qu'elle n'a jamais vu, et pour cause: son papa est mort lorsqu'elle était toute petite. La petite fille tient donc un journal de voyage, dans lequel elle raconte la ville, mais aussi sa famille américaine.
J'ai trouvé ce bouquin très agréable à feuilleter, avec plein d'illustrations qui donne envie de lire ce qui s'y rapporte. Maintenant, je ne sais pas si ce n'est pas un peu trop compliqué pour une petite fille de neuf ans... On se ballade de Ellis Island à Ground Zero, en passant par le Bronx ou Chinatown. Je pense que c'est un roman qui nécessite une forte présence adulte pour expliquer des choses aux jeunes lecteurs au fur et à mesure. En tout cas, connaissant la curiosité et l'aisance intellectuelle de ma petite Chloé, elle n'a pas fini d'assaillir ses parents de questions, et ils vont devoir se mettre au courant pour pouvoir lui répondre (vous le savez, vous, pourquoi on appelle NY la grosse pomme?). Je pense que c'est un bouquin que l'on prend plaisir à réouvrir au fil des années, et que la compréhension qu'on en a évolue suivant ce que l'on sait déjà. En tout cas, j'espère que le voyage de son homonyme plaira à ma filleule!
Ma note: 8/10
24 avril 2008
Ippon
J'ai lu dernièrement Ippon de Jean-Hugues Oppel chez Syros Jeunesse.
Première phrase: "Il a plu une heure avant le crépuscule".
Tout a commencé lorsque notre formidable prof de français nous a lu en cours le début de ce roman. Il nous a captivé et a réussi à nous faire peur avec un roman jeunesse. Il a donc fallu que je le trouve pour savoir la fin, et pour me rendre compte par moi-même: ce fichu roman fait-il vraiment peur?
Pour vous donner une idée de l'état d'anxiété dans lequel nous a plongé sa lecture, une de mes camarades de classe a emprunté ensuite le roman à la bibli... et n'a pas pu se résoudre à le lire, tant elle avait peur d'avoir peur. Je vous rappelle que nous parlons bien d'un roman jeunesse, sur la liste du ministère il y a peu encore, et que nous sommes de jeunes adultes entre 22 et 30 ans (grosso modo) appelés à enseigner à vos enfants dans un futur proche. Juste pour bien mettre en perspective l'appréhension de ma collègue, et mon impatience de lire le-dit bouquin.
Les parents de Sébastien sont partis manger chez des amis. Malgré ses treize ans, Sébastien a encore droit à une baby-sitter, Justine, pour rassurer ses parents. Il ne s'en plaint pas: elle le laisse regarder le foot à la télé, et en plus elle a des gros seins, ce qui ne gâche rien. Ce soir, Justine est allée souhaiter bonne nuit à Sébastien, comme d'habitude, et il lui a réclamé un verre d'eau: juste une feinte pour retarder le coucher. Mais Justine ne remonte pas. Sébastien se lève voir ce qui se passe, mais une appréhension lui noue la gorge: la maison est trop silencieuse. Qu'a-t-il bien pu arriver à Justine?
Pour ne pas gâcher le plaisir, je ne vais pas dévoiler l'intrigue, mais sachez cependant que Sébastien va passer une soirée absolument effroyable. Un vrai thriller. Bon, de là à avoir vraiment peur quand on a plus de 15 ans, je ne pense pas (j'essayais tellement de prendre une voix lugubre pour le lire à l'amoureux que je me suis un peu détachée de l'ambiance). En tout cas, très surprenant pour un roman de littérature jeunesse, et qui ne fait pas insulte à son genre.
Je serais bien en peine de déterminer à partir de quel âge on peut lire ça: je ne voudrais pas être responsable de cauchemars enfantins. Je suppose que sa réception dépend de ce que l'enfant connaît déjà: s'il a vu le Silence des agneaux ou Seven, il va se marrer en lisant Ippon. Si au contraire il croit encore au Père Noël, je conseillerai d'attendre encore un peu pour introduire ce genre d'émotions fortes...
8.5/10
De l'autre côté de l'Atlantique, un autre petit garçon a lui aussi passé une sale soirée: Une incroyable histoire, William Irish.
Ils l'ont lu aussi: Sylvie (attention elle dit ce qu'il est advenu de Justine), Nicolas.
14 avril 2008
Verte
Parce qu'il n'y a pas que les concours dans la vie, j'ai lu récemment Verte de Marie Desplechin chez L'école des loisirs.
Première phrase: "Sur Terre, tout le monde a le droit de se plaindre."
Verte n'a pas de chance: non seulement elle a un prénom ridicule (il faut bien en convenir), non seulement elle ne connaît pas son papa, mais en plus sa sorcière de mère veut absolument qu'elle reprenne le flambeau de la sorcellerie. Et ça, Verte ne veut pas en entendre parler: elle veut être une petite fille normale, pour pouvoir avoir une vie normale et se marier, pourquoi pas avec son copain d'école Soufi.
Pour remettre sa fille dans le droit chemin, sa mère Ursule la confie à sa propre mère, Anastabotte, afin que celle-ci lui montre les bons côtés du métier. Anastabotte, bien que sorcière dotée des attributs traditionnels (non pas le balai et le chapeau pointu, mais la sombre cave remplie de crapauds desséchés), est également une mamie aimante, qui fait des crêpes, qui invite Soufi au goûter, et qui voudrait surtout que sa petite-fille Verte soit heureuse. Même si elle doit pour cela l'aider à retrouver son père...
Voilà un roman jeunesse bien réjouissant. C'est un roman à narrateurs multiples: tout est écrit à la première personne du singulier, mais les différents personnages prennent en charge quelques chapitres, avant de laisser la parole au suivant. Moi qui adore ce procédé, je dois dire que ce roman est assez réussi! Il est surtout très sympathique, avec ces personnages de sorcières modernes, avec le traitement du personnage de Soufi (Anastabotte lui demande à mots couverts d'où il est originaire, car le garçon se plaint de ne voir que très rarement ses grands-parents, et nous lecteurs nous attendons à ce qu'il évoque l'Afrique du Nord, mais il répond que ceux-ci vivent... en Bretagne).
Un roman très divertissant donc, qui devrait plaire à bien des petites filles (à partir du CM1).
Ma note: 8.5/10
L'avis de Clochette, Nicolas.
"Verte" a une suite, elle s'appelle "Pome": chez Clochette, Cathulu, Gawou, Clarabel ...
08 avril 2008
Oedipe schlac! schlac!
J'ai lu dernièrement Oedipe schlac! schlac! de Sophie Dieuaide chez Casterman junior.
Première phrase: "- Non, non et non! Il n'est pas question de jouer la suite de votre "Godzitor", a dit la maîtresse du bout des lèvres."
Dans la classe de Ludovic, la maîtresse a décidé que cette année pour la fête de l'école, ils allaient offrir un spectacle de qualité et jouer "Oedipe roi". Bon, pas la version de Sophocle, plutôt une version adaptée par les élèves, avec les moyens scéniques du bord. Et au final, la tragédie finit quand même par ressembler au Godzitor de l'année précédente.
Voilà un petit roman bien sympa, qui a presque un goût de vécu. Elle en a de l'ambition, cette maîtresse! Vouloir faire improviser ses élèves sur Oedipe, ça sentait le plantage dès le départ! Mais un plantage très amusant, où on voit l'enthousiasme des enfants compenser leurs maladresse. A la fin du roman, Ludovic nous propose le texte de leur pièce de théâtre. Je regrette cependant qu'il s'agisse du texte de la pièce telle qu'elle s'est jouée dans le roman, et non de la pièce telle qu'elle aurait dû se jouer: cela aurait pu être drôlement sympa de monter la pièce dans les classes après la lecture du roman!
Donc un petit roman sympa, pas très littéraire ni très profond, mais drôle et juste.
Ma note: 8/10
29 mars 2008
La rencontre: l'histoire véridique de Ben MacDonald
Le week-end dernier j'ai lu La rencontre: l'histoire véridique de Ben MacDonald de Allan W. Eckert traduit Henri Theurau pour Le livre de poche jeunesse.
Première phrase: "Ce sont les Indiens qui connaissaient le mieux cette puissante rivière coulant vers le nord."
Cette histoire, qui se déroule dans la vaste prairie canadienne, s'intéresse à un petit garçon de 7 ans, Ben, beaucoup plus à l'aise avec les animaux qu'avec les humains. Il est le benjamin d'une fratrie de quatre enfants, les trois grands vont à l'école, alors il passe ses journées seul à imiter et à suivre différents animaux, domestiques ou sauvages. En parallèle, l'auteur nous raconte la vie quotidienne de Dame blaireau, ses talents pour construire des terriers et son dur quotidien avec sa nouvelle portée. Puis un jour a lieu la rencontre. Ou du moins la première rencontre. Car après une brève entrevue, les deux héros vont être amenés à se revoir beaucoup plus longuement, jusqu'à devenir inséparables.
J'ai eu un mal fou à rentrer dans cette histoire, qui pourtant m'attirait bien à la lecture de la quatrième de couverture. Ce n'était sans doute pas trop le moment pour moi de lire cette aventure. En plus, j'ai vraiment été gênée par les passages naturalistes sur les blaireaux: trop détaillés, mal intégrés à l'histoire. En plus, ce roman est truffé de mots savants: certains m'étaient même totalement inconnus, alors j'imagine ce que pourrait donner la lecture de ce roman dans une classe de cycle 3.
Malgré toutes ces (grosses) réserves, je me suis accrochée, et j'ai fini par aimer. Pas en bloc, mais au final j'ai plutôt aimé cette histoire d'amitié singulière, si originale, et si triste. On ne peut pas dire que ce roman soit d'une gaieté folle, mais il est joli une fois qu'on a surmonter toutes les longueurs et les détours.
Ma note: 6.5/10
19 mars 2008
Trois chats pour le prix d'un
Comme je pense présenter au concours Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepulveda, il faut que je m'intéresse un peu aux autres livres de la sélection du ministère parlant des chats. Donc pour mon plus grand plaisir, mes dernières lectures jeunesses se sont beaucoup tournées vers les félins...
Journal d'un chat assasin de Anne Fine, traduit par Véronique Haïtse pour L'école des Loisirs. Tuffy le chat écrit son journal: il y couche sa nature de chasseur, et l'incompréhension de sa "famille", qui lui en veut beaucoup de ramener ses victimes à la maison. Les choses se gâtent lorsque la famille retrouve le cadavre de Thumper, le lapin des voisins. Le chat, incompris, nous livre alors les péripéties de la famille pour réparer ce crime atroce...
Un petit livre très très drôle, plein de mauvaise foi et de quiproquos.
Les chats de Marie-Hélène Delval chez Bayard. Sébasto ne part pas en vacances cet été. Il va avoir tout le loisir de passer beaucoup de temps avec Da, le grand-père qu'il s'est choisi. Parties de pêche, casses-croute... de bons moments en perspective! Mais un jour, un mystérieux chat noir, au regard métallique, apparaît dans le jardin de Da. Et Sébasto retrouve un pigeon égorgé. Le lendemain, un deuxième chat noir est là. Et s'il y avait un lien?
Un roman légèrement fantastique, mais qui fait la part belle à l'émotion et aux sentiments. Nous suivons l'histoire grâce à la narration de Sébasto, et au journal intime de Da. L'horrible dénouement est dévoilé un peu avant la fin, mais l'intérêt résidant avant tout dans la relation entre les deux personnages, on ne décroche pas. J'ai trouvé ce livre très émouvant, et je l'ai beaucoup aimé.
Chat perdu de Jean-Noël Blanc en Folio junior. Au retour des vacances, la famille de Rodrigue oublie le chat Balthazar dans la forêt où ils se sont arrêtés. Ils s'en rendent compte, et font demi-tour pour le récupérer, mais le chat Balthazar est trop occupé à chasser les mulots pour répondre à leurs appels. Il faut bien se résoudre: le chat est perdu. Le jeune Rodrigue s'en veut énormément, et de retour à la maison il a beaucoup de mal à surmonter son chagrin. Pendant ce temps, Balthazar essaie de retrouver son jeune maître.
Encore un roman à narration alternée: on suit le quotidien de Rodrigue, puis Balthazar raconte ses tristes aventures. Encore un roman très émouvant: la peine de Rodrigue est évoquée à demi-mots, tandis que le chat Balthazar affirme son caractère félin. Encore un joli petit roman.
04 mars 2008
L'enfant-océan
J'ai lu dernièrement L'enfant Océan de Jean-Claude Mourlevat en Pocket junior.
Première phrase: "Je suis une des dernières personnes qui ont vu Yann Doutreleau vivant."
Yann est le petit dernier d'une grande fratrie: il a six frères ainés, trois couples de jumeaux. Et petit, il l'est en effet. A tel point qu'on ne lui donne jamais ces dix ans. Et en plus, il est muet. Ou peut-être refuse-t-il de parler. En tout cas, cela ne l'empêche pas de communiquer avec ses grands frères. Une nuit, Yann surprend une conversation entre ses parents. Il réveille alors ses six frères, qui dorment avec lui dans un grenier froid et humide: il faut partir immédiatement. Partir, mais pour où? Pour l'océan, direction qui le fait rêver depuis de nombreuses années. Les sept garçons prennent donc la route, et font de nombreuses rencontres. Mais près du but, les frères tombent sur un personnage bien détestable...
Ce roman est en fait une suite de témoignages individuels, chacun racontant ce qu'il a vu, ce qui s'est passé en sa présence, avant de passer le relais à un autre narrateur. Un style de narration qui m'est cher, et qui une fois de plus a parfaitement fonctionné avec moi. Une fois ce roman jeunesse ouvert, je n'ai pas pu le lâcher, et il faut dire que le découpage en courts chapitres aide bien à tourner les pages bien plus vite que prévu. L'histoire est triste, dure, mais ce petit Yann est fort attachant, et on suit la route des garçons avec attention et appréhension.
Un très bon petit roman, souvent étudié en CM2, mais qui parle sans doute autant aux adultes qu'aux enfants. C'est triste comme un jour de pluie en Dordogne, mais c'est beau.
Ma note: 8.5/10
Flo et Cuné et Laurence avaient aussi beaucoup aimé ce roman; quant à moi il m'a beaucoup fait pensé aux Noces barbares de Yann Quefellec.
16 février 2008
En vrac
Depuis quelques mois, je vous présente les romans que je suis amenée à lire dans le cadre de ma préparation au CRPE. Mais j'ai également lu nombre d'albums et de bd. Je ne me voyais pas vous les présenter individuellement, mais voici une petite sélection de ceux que j'ai particulièrement appréciés jusque là:
Moi et rien de Kitty Crowther, l'Ecole des loisirs. Lila a perdu sa maman, et son papa ne s'occupe plus vraiment d'elle. Elle s'invente alors un ami imaginaire, Rien. Un album très émouvant sur le deuil et la solitude.
Otto, de Tomi Ungerer traduit par Florence Seyvos , L'école des Loisirs. Otto est un ours en peluche qui a traversé de bien sombres événements dans l'Allemagne nazie, avant de partir en Amérique avec un GI. Il offre ainsi une vision simple (mais non simpliste) et émouvante de cette période dans les deux pays.
Max et Moritz de Wilhelm Busch adapté par Cavanna, l'Ecole des loisirs. Les facéties de deux garnements drôles et irrespectueux, mais bonnes gens dormez en paix, la morale est sauve à la fin - et pas en demi-teinte! Gros travail d'adaptation par Cavanna.
La Belle et la Bête de Madame Leprince de Beaumont, editions Etre. Enorme coup de cœur pour les magnifiques illustrations en noir et blanc de Nicole Claveloux.
Le génie de la boîte de raviolis de Germano Zullo, éditions La joie de lire. Un album aux jolis dessins aux couleurs vives pour remettre en question notre société de consommation. Vous ne regarderez plus jamais vos boîtes de raviolis du même œil.
Mort ou vivant? de Mark Twain traduit par Gabriel de Lautrec aux éditions Calligram. Même si je n'ai pas du tout apprécié les illustrations, ce court roman offre une réflexion intéressante sur ce qui fait la valeur marchande d'une œuvre d'art.
Petit Sapiens: La vie de famille de Ronan Badel, édition Lito. Petit Sapiens a une jolie maman, un papa qui veut protéger sa famille, une grand-mère complètement folle, un grand-père qui vit dans se souvenirs, et une sœur en pleine crise d'adolescence. Ce joli album bd est divisé en six histoires, et j'ai trouvé l'ensemble très drôle.
Monsieur crocodile a beaucoup faim, de Joann Sfar chez Bréal. Ne vous fiez pas ni au titre ni à l'illustration de couverture, cette bd s'adresse à mon avis plus aux adultes qu'aux enfants. Une fable immorale très très drôle!
Little Lou de Jean Claverie, Gallimard. Difficile de savoir ce que j'ai le plus apprécié: l'historie qui se passe dans le milieu du jazz noir, ou les magnifiques illustrations? Un vrai plaisir, je l'ai trouvé tellement beau que je crois que je vais me l'acheter.
09 février 2008
Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler
J'ai lu Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepulveda traduit par Anne-Marie Métailié, aux éditions Métailié.
Première phrase: "- Banc de harengs à bâbord! annonça la vigie et le vol de mouettes du Phare du Sable Rouge accueillit la nouvelle avec des cris de soulagement."
Le chat Zorbas profite de la tranquillité de son appartement, à Hambourg, car sa famille est partie en vacances. Il se prélasse au soleil, quand une mouette pleine de mazout choisit son balcon pour venir mourir. Elle fait promettre à Zorbas de protéger son oeuf, puis la mouette qui en sortira, et enfin de lui apprendre à voler. Lorsque la petite Afortunada sort de son oeuf, Zorbas s'y attache rapidement. Mais comment apprendre à voler à un oiseau, quand on est un chat domestique? Heureusement, la solidarité féline joue à plein et Zorbas peut compter sur ses amis. Zorbas veut tenir sa promesse à la mouette défunte, même s'il doit pour cela collaborer avec les humains...
Ce livre est LE gros coup de coeur de mes lectures jeunesse. J'ai vraiment dévoré ce livre, je l'ai trouvé très émouvant, mais aussi parfois amusant, toujours très bien écrit, et incroyablement riche pour en faire une exploitation avec des enfants. L'histoire, basée sur l'amour presque filial entre un chat et une petite mouette, est absolument magnifique, et ce livre est plein de tolérance. Bref, j'ai adoré. A tel point que, l'ayant emprunté à la bibli, je l'ai acheté après sa lecture, tellement je veux qu'il fasse partie de ma bibliothèque.
Ne vous laissez pas rebuter pas son classement en jeunesse, il est tout à fait lisible et appréciable par les grands enfants que nous sommes.
Ma note: 9,5/10
C'est également un coup de coeur de Gambadou, et Essel l'a plutôt apprécié.
06 février 2008
Un tueur à ma porte
J'ai lu Un tueur à ma porte, de Irina Drozd, chez Bayard Jeunesse.
Première phrase: "Tu feras très attention, n'est-ce pas?"
Daniel est temporairement aveugle. Une nuit, alors qu'il est tout seul chez lui (sa maman, comédienne, est sur scène), il est réveillé par un cri dans la rue. Il appelle la police, et s'approche de la fenêtre. Le problème, c'est que si lui ne voit pas, le tueur l'a vu à la fenêtre, et ne sait pas que le témoin ne peut pas le voir. Daniel ne peut certes pas le voir, mais par contre il l'a entendu toussoter d'une manière bien particulière...
Un bon petit polar, clairement pour les enfants dans le sens où l'univers référentiel est proche du leur (les copains, la petite copine...). L'intrigue, qui rappelle dans une certaine mesure La villa d'en face, est nettement plus réussie, même si l'intrigue secondaire (pourquoi le tueur tue sa première victime) est un peu nébuleuse et trop artificielle.
Pas aussi magistral que Une incroyable histoire, mais sympathique quand même.
Ma note: 8/10











