A mon humble avis...

Des livres, de la cuisine, des films, des émissions télé et radio... et la vie édifiante de Sainte Lisa en Euskadi!

13 juillet 2009

Mal de pierres

mal_de_pierresJ'ai lu Mal de pierres de Milena Agus traduit par Dominique Vittoz chez Liana Levi.

 

Première phrase: "Grand-mère connut le Rescapé à l'automne 1950."

 

La narratrice nous raconte la vie de sa grand-mère: jeune Sarde tenue pour folle par sa famille, elle épouse sans amour un homme très comme il faut. Au cours d'une cure sur le continent pour soigner ses calculs rénaux, considérés responsables de ses fausses couches à répétition, elle rencontre le Rescapé, qui lui fait toucher du doigt ce qu'est l'amour. De retour de cure, elle est enfin enceinte: son fils deviendra un grand pianiste.

 

Ce très court roman, dont j'avais entendu beaucoup de bien, tire sa force de la galerie de personnages singuliers qu'il présente, ainsi que du léger mystère qui plane sur le personnage principal. On pourrait imaginer la même histoire racontée par les autres personnages, et il y a très fort à parier que le ressenti de cette femme ne serait pas le même.

 

Ce fut un agréable moment de lecture; je suis néanmoins un petit peu déçue car j'en attendais énormément au vu de tout ce que j'avais lu sur les différents blogs.

Ma note: 8/10

PS: Ce roman m'a énormément fait penser à l'Elégance des Veuves d'Alice Ferney, sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi.

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10 juillet 2009

La porte des Enfers

porte_enfersJ'ai lu La porte des Enfers de Laurent Gaudé chez Actes Sud.

 

Première phrase: "Je me suis longtemps appelé Filippo Scalfaro."

 

Pippo meurt d'une balle perdue dans les rues de Naples. Comment peut-on se remettre de la mort de son petit garçon? Eh bien, on ne le peut pas. Matteo parcourt la ville la nuit au volant de son taxi vide: il se sent tellement responsable de la mort de son fils... Quant à Giuliana, elle lui demande de venger son fils, ou de le ramener.

 

Matteo s'essaie à la première option, sans succès. Et lorsqu'il rencontre le Professore Provolone, qui dit avoir trouvé une porte des Enfers sur le port de Naples, il décide de partir chercher son petit parmi les âmes tourmentées.

 

A priori, le fantastique et le surnaturel ne me branchent pas du tout. Je ne savais pas que le roman partait dans cette direction, sinon je ne l'aurais sûrement pas choisi. Pourtant, j'ai apprécié. J'ai trouvé ce roman très apaisant par rapport à la Mort. Lorsque je l'ai lu, je venais d'assister à une cérémonie pour une de mes amies, disparue brutalement le 22 juin. Et cette lecture a eu un effet calmant sur ma peine et ma colère, je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi.

 

Tout ça pour dire qu'il ne faut pas se détourner de cette lecture parce que l'on vient de perdre un proche, ou parce qu'elle renvoie à des moments douloureux. Au contraire, elle m'a permis de réfléchir à la mort sous un angle différent.

 

C'est le troisième roman de Laurent Gaudé que je lis, et décidément cet auteur est très agréable à lire. Ce roman est très bon, et a une profondeur peu courante. Cependant, mon préféré reste La mort du roi Tsongor, qui avait été un vrai choc littéraire pour moi.

Ma note: 8/10

Ma Caro, je ne viendrai pas te chercher aux Enfers, tout simplement parce que je n'y crois pas. J'ai quand même beaucoup pensé à toi pendant ma lecture (et ces derniers temps en général), alors la lumière de ton âme n'est pas prête de ternir. Tu nous manques!

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23 mars 2009

Orechiette coppa, poireaux, chèvre

Il n'est parfois pas nécessaire de faire très compliqué pour se faire plaisir. En la matière, il faut bien avouer que les pâtes sont particulièrement douées: elles nécessitent peu d'ingrédients, elles sont vite préparées, et il n'y a pas besoin d'y mettre des ingrédients très coûteux pour se régaler. Samedi, nous avons décidé de nous attaquer à un paquet d'orechiette qui trainait dans le placard. J'avais envie que l'accompagnement soit plus ou moins sous forme de sauce ou de crème, car leur forme s'y prête bien. En même temps, pas envie de quelque chose de trop gras non plus... En me baladant sur internet, j'ai fini par trouver cette recette, et comme c'était notre plat unique du midi, j'ai décidé d'y ajouter de la coppa. Nous avons donc mangé de délicieuses orechiette coppa, poireaux, chèvre.

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Orechiette coppa, poireaux, chèvre
(pour 2 en plat unique)
- 160g d'orechiette
- 1/2 oignon émincé
- 1 poireau émincé
- 6 tranches de coppa
- 5 cl de vin blanc sec
- 8 cl de crème fraîche liquide
- 100g de chèvre frais
- huile d'olive

Dans une sauteuse ou un wok, faire revenir à l'huile d'olive l'oignon. Au bout de quelques minutes, ajouter le poireau. Faire revenir doucement jusqu'à ce que le poireau commence à cuire.
Ajouter la coppa détaillée en lanière, faire cuire à feu doux
Pendant ce temps, lancer la cuisson des orechiette dans de l'eau bouillante aditionnée de gros sel: le temps indiqué sur le paquet moins 1 min.
Dans la sauteuse ou le wok, ajouter le vin et la crème. Porter à ébulition puis laisser mijoter 5 min.
A la fin de la cuisson des pâtes (temps indiqué - 1 min), ajouter une petite louche d'eau de cuisson des pâtes dans les poireaux à la coppa.
Y ajouter les pâtes égouttées, puis le chèvre émietté. Poursuivre la cuisson 2 min à feu doux en remuant pour couvrir les pâtes de sauce. Servir.

Une réussite: la sauce avait une consistance telle que je la souhaitais, c'est à dire nappante sans être trop épaisse ni trop grasse. Le chèvre frais était discret mais néanmoins présent, et la coppa ajoutait une petite touche bien savoureuse. Un bon repas simple et savoureux! Cette recette ne détrône pas ma recette préférée so far, mais elle s'en approche quand même...

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12 février 2009

Si par une nuit d'hiver un voyageur

nuit_hiver_voyageurJ'ai lu Si par une nuit d'hiver un voyageur d'Italo Calvino traduit par Danièle Sallenave et François Wahl aux éditions du Seuil (édition différente de l'illustration).

 

Première phrase: "Tu vas commencer le nouveau roman d'Italo Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur."

 

Attention, bouquin bizarre. Je l'ai lu car je pensais l'utiliser pour mon mémoire professionnel, mais finalement je n'y ai pas trouvé ce que je cherchais sur ce plan-là. Par contre, j'ai lu avec grande curiosité ce bouquin très particulier.

 

Deux sortes de chapitres alternent: dans les chapitres du premier type, le narrateur s'adresse au Lecteur. Au départ, ce qui est raconté est très proche de la réalité du lecteur, mais petit à petit, le héros, désigné Lecteur, va partir dans une quête complètement folle des fins de romans qu'il commence. Car dans la deuxième série de chapitres sont présentées les lectures du Lecteur. Une dizaine de pages d'une nouvelle histoire, puis le roman est interrompu pour des questions matérielles. Une dizaine de pages, c'est assez pour que le Lecteur ait envie de lire la suite. Et c'est également suffisant pour que le lecteur se soit laissé embarqué dans la nouvelle histoire.

Au début, j'ai été très enthousiasmée par ce que je lisais: je trouvais le procédé génial (lire l'histoire d'un lecteur qui lit le livre que nous lisons). Mais quand la quête du Lecteur a commencé à s'embarquer dans du grand n'importe quoi, les chapitres qui lui étaient consacrés m'ont semblé plus pesants. Par contre, c'est avec un plaisir renouvelé que j'ai lu les chapitres "incipit de romans dont on ne saura jamais la fin". A chaque nouvelle histoire, moi aussi j'aurais aimé lire la suite. J'aurais espéré une autre fin, qui aurait fait se rencontrer les différents récits ébauchés dans ce livre...

Ma note: 8/10

D'autres avis: Kalistina, Praline,

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10 septembre 2008

Je tue

je_tueJ'ai lu récemment Je tue de Giorgio Faletti traduit par François Rosso chez Flammarion.

 

Première phrase: "Il est un homme et personne."

 

J'avais noté ce roman sur ma liste il y a bien longtemps, puis l'envie de le lire m'avait un peu passé. En fait, je trouvais le titre un peu trop racoleur. Et puis sur le forum de lecture que je fréquente, j'ai lu de bonnes critiques, alors je me suis laissée tenter quand je suis tombée dessus à la bibli.

 

Alors qu'il est à l'antenne pour son émission très suivie, l'animateur de radio Jean-Loup Verdier reçoit un appel étrange: son interlocuteur à la voix synthétique annonce qu'il tue... Et justement, deux cadavres sont retrouvés sur un bateau de plaisance. La particularité, c'est que le tueur a emporté leurs visages. Mais pour quelle horrible raison?

 

Mes sentiments envers ce thriller sont assez mitigés. J'ai aimé l'intrigue concernant le tueur, mais j'ai eu beaucoup de mal à accrocher aux personnages: noms ridicules (mention spéciale au commissaire Nicolas Hulot, ainsi qu'à l'inspecteur Morelli: il n'y a qu'un seul flic qui s'appelle Morelli, halte à l'usurpation!), présence fortuite du type du fbi, blessé par la vie mais qui va justement reprendre du service...

 

Sans parler de l'histoire d'amour. Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'horripile dans les polars: dans les thrillers, on court après les tueurs en série, on ne perd pas de temps à compter fleurette, non mais.

 

Malgré ces réserves, j'ai quand même bien accroché à l'intrigue: il me tardait de savoir qui était le tueur, bien sûr, mais surtout pourquoi il mutilait ses victimes. Je n'ai pas été déçue! Si le coupable ne me satisfait pas complètement, la justification est plutôt bien ficelée, ce qui n'est pas toujours le cas dans ce genre de romans.

Ma note: 7.5/10

Laurence l'a lu aussi.

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11 avril 2008

La passion Lippi

passion_lippiJ'ai lu dernièrement La passion Lippi de Sophie Chauveau en Folio. Il s'agit du premier tome d'un triptyque consacré aux peintres de la Renaissance Italienne, avec  Le rêve Boticelli et L'obsession Vinci.

 

Ces derniers temps, ce sont souvent les blogs qui me soufflent mes lectures, mais celle-ci m'a été inspirée par la radio. J'écoute énormément la radio, je n'ai pas la télé dans mon studio d'étudiante, et je mets la radio dès que je peux (dès que je ne bosse pas mes cours, en fait). Donc il y a quelques temps, Sophie Chauveau était invitée début février dans l'émission de Jacques Pradel sur Europe1 (très bien, cette émission, par ailleurs; je salue au passage l'étonnante reconversion de Mr Perdu de Vue et autres daubes). L'enthousiasme et l'érudition de Sophie Chauveau m'ont vraiment convaincu de me pencher sur son triptyque, d'autant plus que la peinture est un sujet qui m'intéresse beaucoup (bien que je ne sache pas dessiner la moindre chose et que je n'aie aucune connaissance en histoire de l'art). Donc quand je suis tombée sur ce roman à la bibli, je me suis jetée dessus.

Ce roman est une biographie très romancée de Filippo Lippi, que Sophie Chauveau tient pour l'un des précurseurs de la Renaissance. Son nom a été oublié en France, bien qu'apparemment une de ses Vierges ait connu des moments de gloire dans les années 1950 comme image de communion. Si j'ai tout bien compris à l'émission radio, Lippi est le premier a avoir fait monnayer aux mécènes le talent propre du peintre, en plus des pigments et du temps passé, faisant ainsi passer les peintres de l'artisanat à l'art. Il est accessoirement le maître de Boticelli.

tableau_lippi

Tableau piqué .

 

Ça pourrait sembler un peu morne, une biographie d'un peintre italien du XVe siècle, mais c'est sans compter la vie incroyable de Lippi. Recueilli enfant par un Médicis qui reconnaît immédiatement son talent, il est placé au couvent des carmes de Florence. Il apprend la peinture auprès d'un maître, et devient moine. Les grandi florentins soupçonnent-ils que ce génie de la peinture passe toutes ses nuits dans les bordels, et ne peut peindre qu'après avoir traité en reines les putains de la ville? En tout cas, fra Lippi mène sa double vie sans trop de soucis jusqu'à ce que, déjà, âgé, il tombe amoureux de celle qu'il ne fallait pas. La vie se complique pour le moine scandaleux, obligé de fuir avec son aimée enceinte, mais toujours soutenu par la famille Médicis et par son fidèle ami Diamante.

J'ai beaucoup aimé ce roman biographique, j'ai adhéré aux scènes choisies par l'auteur, j'ai traîné dans les chantiers de peinture de Florence. Mais il y a quand même un gros bémol: le style littéraire de Sophie Chauveau m'a beaucoup gênée. Elle utilise énormément de points d'exclamation, et à des phrases qui me semblent mal choisies. Ça m'a vraiment agacée, car il est rare que le style d'un auteur me dérange vraiment dans ma lecture. Et c'est d'autant dommage que j'ai vraiment aimé (presque) tout le reste. Presque, parce qu'il y a également quelques petites envolées lyriques qui m'ont laissée de marbre. Donc au final, je suis quand même contente d'être passée au dessus de l'agacement du début, car j'ai aimé l'histoire, et j'ai trouvé la fin très bien écrite. Je pense que je lirai quand même les deux autres tomes, car le fond vaut vraiment le coup. A vous de voir si vous supportez les défauts de style ou non.

Ma note: 8/10

Stéphanie aussi a un avis mitigé, Nanne a adoré.
L'émission de Pradel n'est malheureusement plus en écoute.

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23 janvier 2008

Pinocchio

pinocchioJ'ai lu Pinocchio de Carlo Collodi, illustré par Carlo Chiostri et traduit par Nathalie Castagné en Folio Junior.

 

Première phrase: "Il était une fois... "un roi!" diront tout de suite mes petits lecteurs."

 

Encore un roman qui ne m'emballait pas trop à priori, et que j'ai finalement apprécié! Tout d'abord, ne vous attendez pas à lire une version papier du dessin animé de Walt Disney: Pinocchio n'est en fait pas un petit pantin naïf, mais un garnement qui ne loupe pas une bêtise à faire, même si c'est souvent "à l'insu de son plein gré".

 

Ce roman est assez moralisateur, mais de manière tellement plus directe, plus franche, moins détournée que dans certains autres que finalement cela passe plutôt bien, et ne m'a pas dérangé outre mesure.

 

Bref, un bilan plutôt positif, et pour comparer avec un autre grand classique, j'ai plus apprécié qu'Alice au pays des merveilles.

Ma note: 7,5/10

Le billet très complet de Bibliotheca, l'avis beaucoup moins enthousiaste de Cuné.

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04 avril 2007

Tourte de boeuf à la sicilienne

2501048091Pour noël, des gentils gens m'ont offert Tartes, tourtes et compagnie chez Marabout Chef.

Nous avons rapidement choisi la première recette à tester, parce que la photo était trop belle, et il s'agit de la tourte de boeuf à la sicilienne. Nous l'avons tellement aimée que je l'ai déjà faite deux fois!

Ce qui est plus qu'appréciable avec cette collection, outre les jolies photos, c'est que les recettes fonctionnent. Il suffit de suivre la recette, et oh miracle, on obtient la même chose que sur la photo. Miracle. On dirait pas, comme ça, mais ce n'est pas si évident que ça...

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Tourte de boeuf à la sicilienne
- 300g de farine
- 1 sachet de levure
- 1/2 cuillère à café de sucre
- 1 cuillère à café de sel
- 18 cl d'eau tiède
- 250g de boeuf haché
- 100g de salami finement haché
- 425g de tomates concassées
- 1 oignon rouge émincé
- 70g de chapelure
-2 gousses d'ail pilées
- 1 cuillère à café de fenouil moulu
- 40g de pignons de pin grillés
- 2 cuillères à soupe de persil plat haché
- 5Og de fontina râpé
(ok, ça fait beaucoup d'ingrédients, mais ça vaut le coup)

On commence par la pâte: faire un levain avec l'eau, la levure et le sucre, et laisser reposer 30 mn à température ambiante. Mélanger ensuite avec la farine, le sel et la moitié de l'huile. Pétrir jusqu'à ce que la pâte soit souple. Couvrir d'un torchon et laisser lever une heure, jusqu'à ce que la pâte double de volume.

Pendant ce temps, la garniture: faire chauffer un peu d'huile d'olive, y faire revenir la chapelure et la moitié de l'ail. Réserver. Dans la même sauteuse, faire revenir le fenouil moulu, l'oignon et le reste d'ail. A coloration, ajouter la viande hachée. Lorsqu'elle commence à cuire, ajouter le salami et les tomates avec leur jus. Porter à ébullition puis faire réduire le liquide de moitié. Ajouter persil et pignons et laisser refroidir.

Et enfin, l'assemblage: réchauffer le four à 180°C. Étaler la pâte en deux disques de 30 cm de diamètre. Placer un des disques dans un moule à tarte ou, mieux, sur une plaque à pizza, ajouter la chapelure, la garniture puis le fontina. Recouvrir avec le deuxième cercle de pâte. Souder les bords en pinçant. Cuire 25 mn au four. Laisser reposer dix minutes avant de servir.

Si vous saviez à quel point la garniture est savoureuse! Un vrai délice...

part

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23 octobre 2006

Raviolis

2501047265Dans la série "utilisons les livres de cuisine achetés sur un coup de tête", je m'amuse depuis quelques semaines avec un bouquin de la très agréable collection Marabout Chef intitulé A l'italienne.

Grâce à ce bouquin, je me suis enfin lancé dans quelque chose qui me tentait depuis longtemps. En effet, je suis tombée en arrêt devant une recette de raviolis, qui indiquait comment faire la pâte soi-même. Faire la pâte à pâtes, j'en rêvais depuis longtemps.

Eh bien, finalement cela n'est pas très compliqué: j'ai mélangé 400g de farine avec 1 oeuf, 180ml d'eau et un peu d'huile d'olive et de sel. Il s'agissait ensuite d'étendre la pâte, puis de découper des bandes de 10 cm de large, d'y déposer des petits tas de farce (recette à la fin), et de tracer les soudures au jaune d'oeuf:

bande_p_te

Ensuite, il faut rabattre la partie supérieure, bien appuyer pour sceller et découper les raviolis à la roulette. Là, soyons clairs, je me suis franchement joué la vie, voire je me suis carrément battue avec mes raviolis, mais ma foi, le résultat ressemblait vaguement à ce que j'en attendais:

raviolis_crus

Autant vous dire que je n'étais pas peu fière... J'en ai fait cuire quelques uns, pour voir si c'était mangeable:

ravioli_cuit

D'accord, la pâte était un peu épaisse, et mes raviolis sont démesurés. Mais la bonne nouvelle, c'est que mes raviolis ne se sont pas ouverts pendant la cuisson à l'eau! Et la deuxième bonne nouvelle, c'est que la farce était... à tomber. Donc le soir, j'ai fait la recette de sauce tomate indiquée dans mon livre, et nous nous sommes régalés:

assiette

Essai presque réussi, et il me tarde déjà de recommencer pour essayer d'étaler plus finement ma pâte.

Pour la farce:
- 125 g de boeuf haché
- 125g de poulet cuit
- 40g de lard salami
- 70g de lard sans la couenne
- 65g de jambon
- 2 gousses d'ail
- 30g de persil frais
- 1/4 cc de quatre-épices
- 1 oeuf
- 125g d'épinards cuits

Mixer tout ensemble.

Je sais, ça fait un paquet d'ingrédient, mais franchement ça vaut le coup: nous avons vraiment beaucoup aimé cette farce. D'ailleurs, il y avait trop de farce par rapport à la pâte, et j'ai congelé ce qu'il restait, pour la prochaine fournée de raviolis.

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05 juillet 2006

Repas sur canapé

Si je vous dis que ce soir il se passe un truc très attendu à la télé, 22 types en short sur le gazon (plus un pauvre arbitre qui a tort quoi qu'il fasse), je ne vous apprend rien. Si nous n'avons rien prévu de spécial pour notre repas de ce soir, j'avais anticipé pour le match de la semaine dernière contre le Brésil.

J'avais repéré chez Péché de Gourmandise un velouté froid de courgettes au gorgonzola, qui m'avait l'air somme toute sympathique.

verre

Sympathique?? Mais j'étais gravement en dessous de la vérité! Nous avons plus qu'adoré (pourtant l'amoureux a été traumatisé par les veloutés froids, et était assez circonspect). Le gorgonzola dedans, c'est du pur bonheur. La recette est d'une simplicité confondante (on cuit les courgettes à la vapeur, et on mixe avec gorgonzola et crème liquide). J'ai mis des dés de tomate dessus, et j'ai assaisonné au piment d'Espelette parce que j'avais peur que ce soit un peu fade. Et ben l'amoureux qui doutait, il a fini la casserolle!

A côté, en plus nourissant, j'avais prévu des crostinis tomate-jambon de bayonne-moza, que je fais régulièrement. Mais je n'étais pas encore parvenu au résultat que j'attendais, c'est à dire croustillant ET moelleux. Et là, enfin, j'y suis arrivée:

crostinis

Ce coup-ci, j'ai légèrement toasté mon pain de campagne, puis je l'ai aillé. J'ai ensuite posé les tomates directement, puis le jambon (d'habitude je faisais l'inverse), et la moza. Poivre, basilic séché, quelques gouttes d'huile d'olive... J'ai laissé reposé un moment avant la cuisson, et ma tomate mûre a eu le temps de juté sur le pain. Et donc, un  pain croustillant dessus et moelleux dedans!

Au final, une bonne soirée: on a bien mangé, et la France a gagné! En attendant le match de ce soir...




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