19 septembre 2009
Breakfast at Tiffany's
J'ai lu récemment Breakfast at Tiffany's de Truman Capote chez Penguin.
Première phrase: "I am always drawn back to places where I have lived, the houses and their neigbourhoods."
J'ai choisi ce livre car j'avais beaucoup aimé De sang-froid du même auteur. Je me disais en plus qu'en VO, je savourerais encore plus sa plume. Ce que je ne savais pas, c'est qu'il s'agissait d'un recueil de quatre nouvelles, la plus longue étant la nouvelle éponyme.
Bizarrement, ce n'est pas celle qui m'a le plus emballée. Voire c'est au contraire celle que j'ai le moins aimée. Je l'ai lu sans avoir aucune idée de l'intrigue, et si je connaissais le nom de Holly Golightly, j'avais imaginé une toute autre ambiance.
Par contre, je me suis beaucoup amusée avec House of Flowers, qui m'a fait pensé à Chronique d'une mort annoncée sans trop savoir pourquoi, A diamond Guitar, qui peut être mis en relation avec De sang froid, et surtout A Christmas memory.
C'est sans doute mon côté émotif qui parle, mais quelle jolie et émouvante histoire d'amitié entre un petit garçon et une vieille fille excentrique, qui économisent le moindre sou pour confectionner des gâteaux de noël à offrit à tous ceux qui le méritent... A savoir que le petit Truman a en partie été élevé par trois vieilles cousines célibataires, et cette nouvelle est sans doute une réminiscence de son enfance.
Au final, le bilan reste quand même très positif, d'autant plus que la lecture se termine en beauté avec a Christmas memory.
PS1: Juste avant de lire ce recueil, j'ai regardé le film Truman Capote de Bennett Miller avec Philip Seymour Hoffman dans le rôle titre. Un numéro d'acteur dans la même veine que Sylvie Testud en Françoise Sagan, mais que je n'ai pas pu regarder en VO sans sous-titres car PSH parle avec une voix aiguë à 100 000 à l'heure... J'ai adoré ce film, et en plus dedans il y a Harper Lee, qui était une amie d'enfance de Truman Capote. Comme le monde est petit!
PS2: Je suis très peu présente en ce moment car ma rentrée est quelque peu sportive, je lis beaucoup moins que ces derniers temps, mais je ne désespère pas de retrouver du temps pour tout.
04 août 2009
Alabama song
J'ai lu Alabama Song de Gilles Leroy au Mercure de France.
Première phrase: "Soudain, notre ville endormie fut envahie de milliers de jeunes gens, des pauvres gars pour la plupart, arrachés à leur ferme, leur plantation, leur échoppe, venus de tous nos États du Sud tandis que leurs officiers frais émoulus de l'école militaire descendaient du Nord, des Grands Lacs et des prairies (jamais depuis la guerre civile on n'avait vu autant de yankees en ville, me dit maman).
En 1918 à Montgomery, Alabama, Zelda, fille de juge, s'amuse à faire scandale. On en a bien le droit lorsque la moitié des rues de la ville porte son nom de famille! Elle rencontre le lieutenant Scott Fitgerald, qui l'épouse pour la sortie de son premier roman. Zelda est ravie de quitter son Sud pour New York et ses excès. Le couple scandaleux est sur le devant de la scène, mais le bonheur de façade ne dure que quelques années. Rapidement, Francis lui tourne le dos et perd l'inspiration, Zelda se console dans les bras d'un aviateur français, et le couple se désagrège.
Plus que l'histoire d'amour de ce couple mythique, c'est au destin de Zelda que l'auteur s'est attaché. Ce court roman se présente sous la forme d'un journal, avec des allers-retours dans le temps. De la jeune scandaleuse à l'internée en HP, en passant par la femme adultère et la mauvaise mère, on découvre les états d'âme de Zelda et sa difficulté à exister dans l'ombre d'un homme tel que le sien.
J'ai dévoré ce roman que j'ai lu d'une traite à la plage. Je sais qu'il ne fait pas du tout l'unanimité, mais je l'ai beaucoup aimé. J'ai déjà eu l'occasion de dire que j'adorais les romans du Sud des États-Unis, et j'ai retrouvé quelques ingrédients qui me sont chers (la moiteur, la relation ambiguë entre Noirs et Blancs...). J'ai été touchée par le destin de cette femme à la vie chaotique et à la fin tragique. Bref, un bon moment de lecture en ce qui me concerne!
Ma note: 8,5/10
21 décembre 1940
"No God today.
No sun either.
My Goofo died." p 166
PS: Au moment où vous lirez ce billet, je serais peut-être moi aussi dans le Sud. De la Norvège.
07 juillet 2009
Triptych
J'ai lu Triptych de Karin Slaughter chez Arrow Books (titre en français: Triptyque).
Première phrase: "Detective Michael Ormewood listened to the football game on the radio as he drove down DeKalb Avenue toward Grady Homes."
Le roman débute en mêlant plusieurs histoires: d'une part, Michael est appelé sur une scène de meurtre éprouvante. On a en effet retrouvé une prostituée assassinée dans les escaliers d'un immeuble, et détail horrible, son meurtrier lui a coupé la langue. Ce n'est d'ailleurs pas la première victime que l'on retrouve sans langue... D'autre part, vingt-et-un ans plus tôt, un jeune looser alors âgé de seize ans, John Shelley, est condamné pour le viol et le meurtre de sa voisine.
Difficile d'en raconter plus sans spoiler quoi que ce soit, car cet excellent polar est basé sur une intrigue que je n'avais encore jamais rencontrée dans ce genre de roman. Bravo Miss Slaughter, l'idée est géniale. En plus, on rencontre dans ce polar deux personnages qu'il serait dommage de louper: deux policiers écorchés par la vie, un homme et une femme, qui jouent à je-t'aime-moi-non-plus tout en résolvant l'intrigue policière. Pourtant, je déteste d'habitude les histoires d'amour qui viennent polluer les romans policiers, mais ces deux-là sont vraiment à part!
J'ai eu un tout petit peu de mal à rentrer dans l'histoire au tout début, mais une fois qu'on y est, impossible de reposer le livre! Une fois de plus, j'ai trouvé ce polar d'une très grande qualité, tant pour l'intrigue que pour les personnages. Un des meilleurs que j'ai lu dernièrement. Il existe d'ailleurs une suite mettant en scène les mêmes personnages: Fractured, sorti en 2008, pas encore traduit en français. Auteure à surveiller!
Ma note: 9/10
PS: J'ai du mal à croire que Slaughter soir le vrai nom de l'auteur.e En effet, "slaughter" veut dire massacre, boucherie... Drôlement approprié pour quelqu'un qui raconte des meurtres horribles!
01 juillet 2009
We were the Mulvaneys
Pour cette nouvelle édition du blogoclub consacrée à la famille, j'ai donc lu We were the Mulvaneys de Joyce Carol Oates chez Fourth Estate (titre en français: Nous étions les Mulvaney).
Première phrase: "We were the Mulvaneys, remember us?"
Judd Mulvaney est le petit dernier d'une famille heureuse de quatre enfants: il vit avec son père Michael et sa mère Corinne, ses frères Mike Jr et Patrick, sa soeur Marianne. Ils vivent dans une maison incroyable, perchée au sommet d'une colline, et entourée d'une myriade d'animaux domestiques. Michael est un entrepreneur, un vrai self-made-man à l'américaine, respecté et apprécié de toute la petite communauté de Mt Ephraim. Corinne est plus originale, mais sa bonne humeur inoxydable en fait une mère adorable. Mike "Mule" Mulvaney est le sportif adoré de son lycée, Patrick a tout d'un petit génie, et la jolie Marianne est pom-pom girl et très populaire dans son lycée. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes chez les Mulvaney, à tel point que ça commençait à me lasser un peu, La mélodie du bonheur...
Mais évidemment, l'Homme n'est pas voué à passer sa vie dans l'Eden, et là-encore la Faute originelle est due à une femme: un soir de bal de Saint Valentin, alors qu'elle assiste à diverses soirées données par des camarades de lycée, quelque chose arrive à Marianne. Quelque chose d'horrible, et pourtant plutôt banal dans un roman américain. Mais ce qui est moins banal, c'est l'impact de ce drame sur la si parfaite famille Mulvaney.
Je ne voudrais pas gâter la lecture de ceux qui ne l'ont pas encore lu,
alors je m'arrête là.
Cette lecture a été plutôt laborieuse en ce qui me concerne. Certes j'ai eu beaucoup de travail pendant que je le lisais, mais d'habitude cela ne constitue pas une excuse. Pourtant, j'ai plutôt aimé ce roman. Alors?
Alors, comme je l'ai déjà dit, le tableau de la famille parfaite m'a un peu lassé au bout d'un moment. Il était temps qu'il se passe quelque chose! Et ce qui se passe, ben ça n'a pas été une surprise. L'impression de lire toujours la même histoire dans les romans américains où il est question de lycéens. C'est ensuite que le roman a vraiment décollé, à mon avis. La manière qu'ont les parents de réagir est pour le moins inattendue au vu du tableau parfait qui nous avait été dressé. Et là, on tombe dans une autre histoire.
L'histoire d'un engrenage de bonheur qui s'enraye et qui entraîne l'implosion de la machine entière. L'histoire d'une jeune fille qui porte une poids de la culpabilité pour une chose dont elle n'est pas la coupable. L'histoire d'une femme qui a tellement d'amour pour son mari qu'elle en oublie d'en garder pour ses enfants. L'histoire de frères qui ne savent plus où se situer dans cette famille qui n'est désormais qu'une constellation de gens malheureux.
Donc pour moi, l'histoire commence réellement p 187. Et j'ai trouvé que les 186 premières pages auraient pu tenir en, disons, 50. C'est le gros reproche que je ferais à ce livre. A part ça, j'ai beaucoup aimé le reste du livre, je l'ai trouvé évidemment très émouvant. La fin est assez ambivalente à mon avis, car si le livre "se finit bien", le personnage de la mère n'est pas excusable à mes yeux.
Ma note: 8/10
Les avis du club: Sylire, Gambadou, Jumy, Grominou, Cléanthe, Françoise, Ori, Keisha, Manu, Denis, Thais, Papillon, Martine, Marie, Soie, Thracinee, Taylor, Chimère, Armande,Catherine, Cléanthe, Nina,
Kathel , Praline et Ankya ont lu Délicieuses pourritures, Stephie a lu Viol, Alice et Annie ont lu Nulle et grande gueule, et Annie a également lu Je vous emmène, tous ces titres de Joyce Carol Oates.
Sur le thème de la famille, Lou a lu La troisième Miss Symons, et Nanne a lu Malavita de Tonino Benaquista.
Pour le 1er septembre, sur le thème du Canada francophone, nous lirons La tournée d'automne, de Jacques Poulin.
Pour le 1er novembre, lecture libre autour de Boris Vian!
17 mai 2009
Le monde perdu de Joey Madden
J'ai lu récemment Le monde perdu de Joey Madden de David Payne traduit par Françoise Cartano en 10/18.
Première phrase: "Je suis tombé sur les photos accidentellement, il y a quelques années, trésor secret dans sa cachette, sous une couche de poussière, au fond d'un tiroir."
Joey est une petit garçon d'une dizaine d'années. Avec son petit frère Reed, ils assistent impuissant au déchirement du mariage de leurs parents, May et Jimmy. Pourtant, entre ces deux-là, l'histoire avait bien commencé, malgré un bébé imprévu qui en 1954 précipite le mariage et sonne le glas des espérances des uns et des autres. Joey, comme tous les enfants dans sa situation, ne souhaite qu'une chose: que ses parents se réconcilient, et que la vie reprenne comme avant. Comme avant les traces de pas sur la véranda au petit matin.
Malgré un départ assez sceptique, j'ai été en quelque sort hypnotisée par cette lecture. J'ai trouvé les personnages très vraisemblables, et j'ai développé un réel attachement au grand-père Pa, philosophe alcoolique mais vrai repère dans la vie de Joey. C'est une histoire à trois voix que nous entendons: Joey, May et Jimmy nous racontent leurs motifs, leurs émotions, leurs déceptions. C'est évidemment extrêmement émouvant, et c'est un très beau moment de lecture (malgré quelques traductions qui m'ont dérangées, et un prologue absolument inutile à mon avis).
Ma note: 8,5/10
09 février 2009
Le destin miraculeux d'Edgar Mint
J'ai lu Le destin miraculeux d'Edgar Mint de Brady Udall traduit par Michel Lederer en 10/18.
Première phrase: "Si je devais ramener ma vie à un seul fait, voici ce que je dirais: j'avais sept ans quand le facteur m'a roulé sur la tête."
Ce livre est un prêt: j'ai prêté Le monde selon Garp de John Irving à un collègue de l'amoureux qui m'a prêté celui-ci en retour. C'est vrai qu'il y a une certaine parenté entre les deux, dans la mesure où il s'agit de fausses autobiographies de personnages au destin singulier.
Edgar est un petit garçon né de mère indienne et alcoolique et de papa blanc et lâche. Lorsque le drame survient (cf la première phrase du roman), personne ne vient voir le petit Edgar à l'hôpital où il séjourne pendant de long mois. Heureusement, il peut compter sur une forme d'amitié entre malades, surtout avec le vieux Art, son voisin de chambre, et sur la sollicitude de l'étrange docteur qui l'a ramené à la vie suite à son accident. Mais le temps paisible de l'hôpital ne peut durer éternellement, ce n'est pas un endroit convenable pour un enfant, et bientôt Edgar se retrouve dans un pensionnat pour jeunes indiens. Et c'est là que les ennuis commencent vraiment.
Tout comme pour Garp, on rigole, on pleure, et on s'attache infiniment à ce jeune garçon que l'on suit jusqu'à ses premières années de jeune adulte. Ses aventures ne s'arrêtent bien sûr pas au pensionnat, et son destin est loin d'être tracé. Peut-on mener une vie conventionnelle lorsque celle-ci démarre par une jeep qui vous écrase le crâne?
Ma note:9/10
Allez donc voir chez lillounette, Clarinette, Sugar, Chimère, les avis sont unanimes!
01 décembre 2008
Pancakes de ricotta
Après une dizaine de jours de silence pour cause de manque d'envie, me voici de retour avec mon défi "livres de cuisine et bonne conscience". Cette semaine, une recette fort sympathique tirée du non moins sympathique Brunchs branchés d'Estérelle Payany chez Librio.
N'allez pas croire que je suis une amie ou une parente de cette auteure, simplement il se trouve que je possède un certain nombre de ses livres de cuisine, et il faut bien reconnaître que ses recettes sont loin d'être décevantes.
J'en veux pour preuve cette semaine la recette des pancakes de ricotta, à cuisiner vite fait bien fait un dimanche matin d'hiver.

Pancakes de ricotta
(pour une dizaine de pancakes)
- 200g de ricotta
- 10 cl de lait
- 2 œufs
- 90g de farine
- 1/2 sachet de levure chimique
- 1 pincée de sucre
- 1 pincée de sel
Mélanger la ricotta avec le lait et les jaunes d'œufs. Mélanger la farine, la levure, le sel et le sucre. Mélanger les deux préparations ensemble.
Battre les blancs en neige avec la pincée de sel. Les incorporer délicatement.
Huiler légèrement une poêle, faire cuire de petites louches de pâte à feu doux, 3 min d'un côté et 1 min de l'autre.
Pas d'ingrédients tordus, il faut juste prévoir la ricotta. La recette est prête en deux temps trois mouvements, et même pas besoin d'une poêle spéciale, ça marche très bien à la louche! Bref, une recette que nous avons vraiment adorée, et les pancakes étaient délicieux avec la lemon curd offerte par LN dans le cadre du swap London!
14 novembre 2008
We need to talk about Kevin
J'ai lu dernièrement We need to talk about Kevin de Lionel Shriver chez Serpentstail (titre en français: Il faut qu'on parle de Kevin).
Première phrase: "Dear Franklin, I'm unsure why one trifling incident this afternoon has moved me to write to you."
Il y a des livres que l'on lit pour se distraire, pour se changer les idées. Il y a des livres que l'on lit pour se cultiver, pour se renseigner sur des sujets qui nous intéresse. Et puis il y a des livres que l'on lit car une fois qu'on les a ouvert, ils nous racontent ce qu'aucun autre ne nous a raconté.
C'est ce que j'ai ressenti à la lecture de ce roman. Je savais qu'il était question d'une tuerie perpétrée par un adolescent dans son lycée. Dès les premières pages, j'ai compris la forme du roman: la mère écrit des lettres au père à propos du fils meurtrier. Mais ce que je ne savais pas, ce que j'ai découvert peu à peu, c'est l'horreur du propos, et la maestria de l'auteure (qui, entre nous soit dit, est une femme, ce que j'ignorais complètement).
Un enfant peut-il être méchant de naissance? Non pas méchant parce qu'il ne veut pas ranger sa chambre, mais un véritable monstre? Si j'ai choisi le métier que je fais, c'est justement parce que je crois en la bonté naturelle de l'enfant, et que je crois que ce sont les souffrances physiques ou morales, volontaires ou involontaires, infligées par les adultes ou la société qui peuvent ensuite conduire quelqu'un à devenir "méchant". Que mon propos soit bien clair: à la fin de ma lecture, mon avis n'a pas changé d'un millimètre. Mais cette certitude que je porte en moi a forcément orienté ma lecture, puisque je ne pouvais pas accepter d'adhérer complètement aux propos de la mère.
Car, dans ce roman, la mère nous laisse entendre une autre musique. Et je dois dire que je l'ai trouvé particulièrement effrayante, d'autant que je ne l'avais jamais imaginée. Et cette musique est fort intéressante, car elle pose bien des questions: est-ce l'enfant qui est monstrueux, et la mère nous le raconte, où est-ce la mère qui est monstrueuse de ne pas avoir d'affection pour l'enfant et de nous le présenter en monstre? En d'autre termes, à qui la faute de l'issue fatale? Mais cette question, la mère se la pose également, et la réponse n'est pas contenue dans les pages du roman. Doit-on faire complètement confiance à cette femme, où doit-on tempérer ses propos par ceux qu'elle attribue au père? Voilà ce que j'ai trouvé magistral dans ce roman: cette incertitude permanente, ce doute omniprésent qui donne à ce drame singulier une portée universelle.
Ma note: 9/10
D'autres avis: La conjuration des livres, Clochette, Jules, Papillon, Kathel, Sole...
C'était ma dernière lecture pour le défi de lecture 2008 Le Nom de la Rose, le récapitulatif est ici.
18 octobre 2008
La femelle de l'espèce
J'ai lu dernièrement La femelle de l'espèce de Andrea H. Japp en Livre de Poche.
Première phrase: "Sarah Magnani gara la lourde Buick comme elle le put: en bouchant la rue."
Un jour de juillet, dans le quartier italien de Boston, Sophia, 12 ans, ne rentre pas de l'école. Sa mère Sarah est bien sûr détruite par cette disparition, puis décide de prendre les choses en main pour retrouver sa fille, et tant pis si sa vie et son quartier doivent voler en éclat au passage. Elle pourra compter dans sa quête sur une galerie de personnages plus décalés les uns que les autres.
Une lecture bien mitigée! Ce roman ne m'a pas laissée insensible, et pour preuve je l'ai lu d'une traite un soir dans mon lit. J'ai notamment aimé la bizarrerie de certains personnages, notamment Rita la coiffeuse et Bart l'ancien béret vert, ainsi que le rendu de la douleur de l'héroïne au début du roman. Ça, c'est les points positifs.
Par contre, j'ai trouvé les personnages complètement irréalistes, tout comme la tournure des événements. Sans parler de l'aspect éminemment caricatural des quartiers où se déroule l'intrigue, et du fait que la fillette de 12 réagisse, au bas mot, comme une adolescente de 16 ans. Et en plus, une interrogation soulevée dans le roman concernant le personnage de Bart ne trouve pas de réponse! En fait, je trouve que ce livre ressemble plus à un brouillon prometteur, qu'à un roman abouti.
Après ma lecture des Chemins de la bête, je peux dire que décidément, je ne suis pas convaincue par Andrea H. Japp.
Ma note: 6/10
22 août 2008
Plum Lovin'
J'ai lu dernièrement Plum Lovin' de Janet Evanovich chez St Martin's Paperbacks.
Première phrase: "Men are like shoes."
Ce court roman (275 pages, écrit gros) est un "between-the-numbers", c'est à dire que c'est une aventure qui ne vient pas avant ou après tel numéro de la série, on peut la lire indépendamment, mais il vaut mieux avoir lu le premier "between-the-numbers", Visions of Sugar Plums, avant.
Car on y retrouve le personnage de Diesel, en grande partie humain mais pas que, qui ressurgit dans l'appart de Stephanie. Diesel doit protéger une "conseillère en relations humaine", et celle-ci veut bien se cacher, à condition que quelqu'un prenne le relais pour ses cas les plus importants. Et pour cette mission délicate, Diesel a pensé à l'inénarrable Stephanie...
Mais quelle est-elle précisément cette mission? Tout simplement faire passer une excellente St Valentin à cinq personnes désignées. Le job rêvé pour Steph, tellement à l'aise dans sa propre vie amoureuse! Heureusement, elle compense sa maladresse par son grand coeur et son imagination, tandis que Lula est toujours prête à donner un coup de main. Sans parler de Grandma Mazur qui s'est fait gonfler les lèvres au collagène...
Bref, pour celles qui se disent qu'elles aimeraient lire en VO mais n'osent pas, je crois que nous tenons le roman parfait pour commencer: court, simple, très drôle, léger, et surtout peu cher (4.48€ sur Amazon), donc le risque de regretter son achat est minime...D'autant plus qu'à mon avis il ne faut pas attendre qu'il soit traduit, puisque même la série semble arrêtée chez l'éditeur français (au neuvième tome). Je m'engage d'ailleurs à vous filer un coup de main par mail en cas de gros problème de compréhension. Alors avis aux amatrices!
Parce que ce que j'ai oublié de dire, c'est que je le trouve très réussi, ce roman. Plus que certains tomes de la série! Même si Ranger et Joe sont presque absents, les autres personnages drôlissimes sont là, y compris Albert Kloughn, le beau-frère calamiteux de notre chasseuse de primes. Donc vraiment, je ne saurais que vous encourager à le lire!
Ma note: 8,5/10
