A mon humble avis...

Des livres, de la cuisine, des films, des émissions télé et radio... et la vie édifiante de Sainte Lisa en Euskadi!

17 octobre 2007

Challenge ABC 2007

Edit du 17/10/2007: Et voilà, c'est fini! Je suis venue au bout de ma liste, plutôt facilement finalement, même si j'ai éprouvé quelques craintes au début de ce challenge. Comme je l'espérais, il m'a permis de découvrir de très bons livres. Voici ceux que je vous recommande vivement (et encore, n'allez pas croire que je rejette tous les autres, mais j'ai essayé de faire un petit tri entre ceux qui m'ont plu et ceux qui m'ont VRAIMENT plu):

- La souris bleue, de Kate Atkinson
- De sang-froid, de Truman Capote
- La rose pourpre et le lys, de Michael Faber
- Le monde selon Garp, de John Irving
- Les hommes de paille, de Michael Marshall
- Lolita, de Vladimir Nabokov
- Argile et cendres, de Zoé Oldenbourg
- Les noces barbares, de Yann Quéfellec

J'en profite pour remercier l'organisatrice de ce challenge 2007!

Billet publié en novembre 2006: Il y a quelques jours, je suis tombée sur un billet d'Allie qui m'a complètement emballée: elle y parlait de sa participation au challenge ABC 2007, et je me suis dit que moi aussi je pouvais me laisser tenter!

Le concept?
Choisir un auteur que l'on a pas lu par lettre de l'alphabet,
et on raye les noms au fur et à mesure de nos lectures de 2007.

Voici donc ma wish-list pour 2007:

A comme... Atkinson, Kate : La souris bleue (commentaire ici)
B comme... Brink, André : Une saison blanche et sèche (commentaire ici)
C comme... Capote, Truman: De sang froid (commentaire ici)
D comme... Dreiser, Theodore: Sister Carrie (commentaire d'abandon ici)
E comme... Eudeline, Christian: Dansons sous les bombes (commentaire ici)
F comme... Faber, Michel: La rose pourpre et le lys (commentaire ici)
G comme... Garcia Marquez, Gabriel: Chronique d'une mort annoncée (commentaire ici) 
H comme... Hustvedt, Siri: Tout ce que j'aimais (commentaire ici)
I comme... Irving, John: Le monde selon Garp (commentaire ici)
J comme... James, Kenneth: Escoffier, the king of chiefs (commentaire ici)
K comme... Kostova, Elisabeth: L'historienne et Drakula (commentaire ici)
L comme... Lévy, Bernard Henry: American Vertigo (commentaire ici)
M comme... Marshall, Mickael: Les hommes de paille (commentaire ici)
N comme... Nabokov, Vladimir: Lolita (commentaire ici)
O comme... Oldenbourg, Zoé: Argile et cendres (commentaire ici)
P comme... Powers, Richard: Trois fermiers s'en vont au bal (commentaire ici)
Q comme... Quéfellec, Yann: Les noces barbares (commentaire ici)
R comme... Reichs, Kathy: Déjà dead (commentaire ici)
S comme... Suskind, Patrick: Le parfum (commentaire ici)
T comme... Taylor, Chad: Shirker (commentaire ici)
U comme... Ustinov, Peter: Le désinformateur (commentaire ici)
V comme... Vallejo, François: Le voyage des grands hommes (commentaire ici)
W comme... Wolfe, Tom: Le bûcher des vanités (commentaire ici)
X comme... Xiaolong, Qiu: Mort d'une héroïne rouge (commentaire ici)
Y comme... Y.B.: Allah superstar (commentaire ici) 
Z comme... Zweig, Stephan: La confusion des sentiments (commentaire ici)

Je m'embarque dans ce challenge pour différentes raison. D'abord, j'aime cette idée de but, et je me fixe moi aussi des petits challenges personnels en matière de lecture. Par exemple, pour 2006, je m'étais fixée de lire au moins un bouquin par semaine, soit 52 bouquins, et ce challenge est déjà atteint aujourd'huil le 9 novembre, puisque je suis en train de lire mon 60eme bouquin de l'année.

De plus, je trouve que c'est une bonne manière de se forcer un peu à découvrir de nouveaux auteurs, voire de nouveaux style ou même de grands classiques dont on ne fait que repousser la lecture, comme pour moi Le Parfum par exemple.

Et enfin, quel plaisir de participer à des événements qui sont partagés par d'autres bloggeurs d'âges différents, de situations différentes, de pays différents!

Donc je rééditerais ce billet régulièrement au cours de l'année 2007, au fur et à mesure de mes lectures.

Par contre, et parce que je tiens à ce que la lecture reste avant tout un plaisir, je me réserve certains droits:
- le droit de lire les bouquins en VO ou pas
- le droit de changer de titre pour un même auteur, en fonction des disponibilités à la bibli par exemple
- voire carrément de changer d'auteur pour une lettre, notamment pour les lettres O, U et X, car j'ai peur d'avoir du mal à trouver ces auteurs.
- en enfin le droit de ne pas accomplir ce challenge en entier sans honte aucune, car qui sait, peut être que j'aurais d'autres envies pour l'année 2007!

Le lien du blog du challenge: c'est par là!

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14 octobre 2007

Argile et cendres

 

argilePour clore mon challenge ABC 2007, j’ai lu Argile et cendres de Zoé Oldenbourg chez Folio.

Au départ, je n’avais choisi que le premier tome. Mais lorsque je l’ai commencé, j’ai vite compris qu’il fallait que je trouve le deuxième – et vite. Heureusement, j’ai trouvé à la bibli de Pau une édition intégrale, style Bible, et j’ai ainsi pu terminer sereinement le premier tome, en sachant que je ne tomberai pas en manque. Ce bouquin, je l’ai traîné partout : à l’arrêt de bus, à l’iufm… Je l’ouvrais dès que j’avais une seconde : j’étais complètement captivée !

L’histoire, c’est celle du baron Ansiau et de sa femme Aalais. On fait leur connaissance pour leur mariage, ils ne sont encore que des adolescents. Puis au fil des pages, on partage les naissances, les morts, les blessures et maladies, les banquets, les croisades, les tromperies, les petites haines… J’exagère à peine si je dis que j’ai vécu avec eux. J’ai pris parti, j’ai désapprouvé, j’ai partagé les peines et les joies.

cendresEt qu’elle est difficile, la vie des femmes du XIIème siècle : grossesse sur grossesse, maintien du foyer, soumission, trahison… Une occasion de plus de se dire que finalement le XXIème siècle a du bon !

Plus jeune, je lisais beaucoup de romans se passant au Moyen-Age (Les rois maudits, Jeanne Bourin…). Mais cela faisait bien longtemps que je n’avais pas pris un tel plaisir avec une de ces chroniques médiévales ! Donc Zoé Oldenbourg est vraiment une découverte. Je sais d’elle qu’elle a obtenu le prix Fémina en 1953 avec La pierre angulaire, qui a l'air d'être la suite et que je lirai certainement.

 Ma note : 9,5/10


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01 octobre 2007

Le monde selon Garp

 

monde_garpJ’ai lu il y a peu Le monde selon Garp de John Irving traduit par Maurice Rambaud chez Points.

J’avais choisi ce titre car j’avais envie de lire un truc de John Irving, que je n’avais jamais lu. Mon libraire m’avait orienté vers ce titre, que j’ai acheté il y a maintenant plusieurs mois. Mais depuis, je suis tombée à droite à gauche sur des commentaires vraiment négatifs sur ce roman, du coup j’avais beaucoup moins envie de lire, et c’est pour cette raison que j’ai autant attendu avant de m’y attaquer.

Il me semble qu’un des principaux reproches que j’ai pu lire est qu’il ne se passe rien dans ce roman, qu’il n’y a pas vraiment d’intrigue. Effectivement, il s’agit d’une biographie imaginaire, d’un écrivain imaginaire. Sa vie, son œuvre ; en quelque sorte.

Pourtant, j’ai adoré ce roman. Je l’ai dévoré, lisant les 400 dernières pages en moins de 24h. Je me suis vraiment attachée au personnage de Garp, à sa famille, ses amis. C’est le genre de roman que j’aurais voulu voir continuer indéfiniment, pour ne pas avoir à quitter les personnages. Exactement la même chose que pour La rose pourpre et le lys.

Il va sans dire que j’ai évidemment pleuré comme un veau aux passages adéquats, comme j’ai goûté l’humour naïf du personnage de Garp. Ce roman me donne incontestablement envie de lire d’autres romans de John Irving !

Ma note : 9,5/10

« Quelquefois, c’est la seule chose positive qui puisse racheter une journée désastreuse : ce que l’on prépare à manger. Pour ce qui est d’écrire, ai-je constaté, on peut fort bien disposer de tous les bons ingrédients, ne ménager ni son temps ni sa peine, et n’aboutir à rien. C’est tout aussi vrai de l’amour. La cuisine, en conséquence, peut conserver à qui ne ménage pas sa peine la santé de l’esprit. »

Quelques mots sur l’édition : Points nous offre une « édition spéciale – tirage limité », avec la couverture en joli papier légèrement gaufré, papier de qualité bien blanc à l’intérieur, une préface de l’auteur et des extraits d’articles publiés à la parution en 1980. En cadeau, un joli marque page décoré d’un ruban bordeaux, et portant une citation du roman. La grande classe pour 10€, quoi. Et à mon avis le roman le mérite. Malheureusement, cela ne rend que plus désagréables les erreurs de traductions (contresens évidents, confusions dans les pronoms…) : la traduction a 27 ans (plus vieille que moi), ne serait-il pas temps de la rafraîchir un petit peu ? Sans parler des coquilles : « Ellen James, que Roberta avait tant idée, se vit épargner un excès de chagrin… »
Un joli emballage, c’est une excellente idée, mais une révision du texte me semble plus urgente et importante…

L' de Kalistina, qui apparemment a suivi le même mode de lecture que moi (laborieux puis accéléré).


 



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26 septembre 2007

Le voyage des grands hommes

voyage

J’ai lu dernièrement Le voyage des grands hommes de François Vallejo chez Feryane.

Rousseau, Diderot et Grimm partent en voyage en Italie. Lambert, le valet qui leur a été donné, nous raconte leurs aventures, leurs ennuis médicaux, leurs escarmouches…

Lorsque ce livre est sorti en 2005, j’avais entendu l’auteur en parler longuement dans émission littéraire animée par Frédéric Mitterrand sur Europe 1 (si ma mémoire est bonne). J’avais trouvé l’idée de départ absolument géniale (le postulat du voyage commun), et François Vallejo était très intéressant à écouter. J’avais donc noté depuis ce jour le titre de ce roman, et je m’étais promis de le lire un jour. C’est chose faite !

Tout d’abord, une remarque préliminaire : je crois que j’ai décidément du mal avec l’intrusion d’un narrateur-passeur. Je veux parler là de ces romans qui commencent en gros par « regardez-donc ce que j’ai trouvé dans mon grenier, je vous livre le récit tel quel et promis vous ne m’entendrez plus. » Et évidemment, l’intrus revient à intervalle régulier. Ce n’est la première fois que je me fais cette réflexion concernant ce procédé : je trouve ça artificiel et inutile. Voilà, c’est dit.

De plus, j’ai au début du roman était un peu déçue par la trivialité du contenu : je m’attendais à d’autres fulgurances de la part d’aussi illustres voyageurs. Mais je me suis vite habituée, et intéressée à leur petit quotidien. Le ton a finit par me rappeler une farce à la Molière, et j’ai beaucoup aimé la langue employée. Bref, si le fond est plus léger que ce à quoi je m’attendais, la forme m’a beaucoup plu et m’a fait passé un très bon moment de lecture.

Ma note : 8,5/10

PS1 : J’ai relevé une phrase qui m’a beaucoup fait réfléchir. Soit je n’ai vraiment pas compris sa construction grammaticale, soit il y a deux belles coquilles : « Le plus douloureux pour moi, du jour où j’ai été soupçonné du vol de cette montre, c’est d’avoir vu pour la première fois mes maîtres baisser la voix devant moi, se méfier de mes gestes ; M. Grimm ne me laissait plus toucher à ses poudres qu’avec horreur, comme si j’allais les lui soustraire pour m’en enduire les joues ; M. Diderot et M. Rousseau lui-même compter leurs pièces dans leurs bourses ; tous surveiller mes attitudes. »

PS2 : Feryane est une édition en gros caractères. Cela ne veut pas dire que je perds un peu plus la vue, mais simplement que c’était la seule édition disponible à la bibli de Bayonne. Ceci dit, c’est très reposant de lire en gros caractères !

L'avis de Laurent, Hervé,

 

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16 septembre 2007

Les hommes de paille

hommes_paille

J’ai lu dernièrement Les hommes de paille de Michael Marshall, traduit par Jean-Pascal Bernard chez J’ai Lu.

Je recopie texto le quatrième de couverture, car il est (pour une fois) parfaitement recevable : Mercredi 30 octobre 1991, à 12h53, dans un fast-food de Palmerston, Pennsylvannie, une femme hurle. Deux hommes, jeunes, vêtus de longs manteaux et armés de fusils semi-automatiques, abattent soixante-huit personnes. Avant de prendre la fuite, ils écrivent en lettres de sang : " Les Hommes de Paille ". Onze ans plus tard, à Santa Monica, Californie, une adolescente, Sarah Becker, est kidnappée. Le serial killer que le fbi a surnommé l'Homme Debout a encore frappé. A Dyersburg, dans le Montana, Donald et Beth Hopkins trouvent la mort dans un accident de voiture. Ward, leur fils, est incapable d'envisager la réalité de leur disparition. D’autant qu'il découvre un message caché dans le fauteuil de son père : " Nous ne sommes pas morts. " Trois faits divers, trois énigmes dont la clé est enfouie sous une chape de plomb.

Voici donc un excellent polar, qui réunit des ingrédients essentiels à mon plaisir de lecture. Une intrigue solide et originale, tout d’abord, avec des coupables que je n’avais pas envisagés (il va sans dire que ce point est devenu au fil des lectures une de mes priorités). Des personnages crédibles, malgré leur implication dans des événements incroyables. Et enfin, last but not least, une bonne qualité d’écriture, un certain talent à la description, et un ton personnel et très agréable, empreint d’humour dans les parties narratives.

Bref, j’ai adoré ce roman, et je lirai très certainement la suite, Les morts solitaires.

Ma note : 9/10

Allie n’a pas vraiment accroché, mais Christophe Corthouts a été emballé !

PS : Une phrase m’a particulièrement fait sourire, moi qui prends le bus plusieurs fois pas jour avec une flopé de lycéens et surtout de lycéennes : « La moitié de ses camarades (…) voyaient l’école à mi-chemin entre une amicale de quartier et un podium de défilé. » C'est vrai, je suis effarée par le nombre de jeunes filles, dont la grande majorité a sans doute 10 ans de moins que moi (aie), qui portent des escarpins pointus à demi talons, si possible avec un jean slim de chez slim, un petit pull décolleté et un sautoir. Optionnel : maquillage à la truelle, piercing style mouche (pas le truc qui vole, le grain de beauté). Je dois leur reconnaître une certaine capacité à suivre la mode au jour le jour (remarque de la future enseignante : si elles pouvaient suivre leurs cours avec la même avidité…). Fin de la minute « les jeunes, ces êtres fascinants».

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07 septembre 2007

The historian

historianJ'ai terminé il y a une dizaine de jours The Historian d'Elizabeth Kostova chez Time Warner Books (en français: L'historienne et Drakula).

 

Gaëlle m'avait fortement donné envie de lire ce pavé, mais je dois dire que les histoires de vampire ne sont d'habitude pas mes lectures favorites. J'ai attaqué avec grand plaisir: la langue anglaise est délicieuse, elle m'a presque rappelé les classiques du 19ème.

 

Quant au fond, j'ai aimé le récit principal, celui d'un papa qui raconte à sa fille devenue grande comment, alors jeune homme, il a accompagné la mère disparue de celle-ci dans une quête à travers l'Europe dont le but était un vampire quasi-mythique. Je n'ai pas trouvé ça incroyablement palpitant, mais quand même agréable à lire.

Par contre, je n'ai pas aimé les autres récits qui encadraient ce récit principal, complètement inutiles à mon avis, et par dessus tout, je n'ai pas aimé la fin. Trop lisse, trop happy end à mon goût, à tel point qu'elle en est presque ridicule. Et s'il y a bien un truc que je déteste, c'est terminer la longue lecture d'un bon pavé sur une fin indigne de celui-ci. Pour moi, plus un livre est long, et plus la fin doit être réussie. C'est particulièrement vrai pour les policiers, mais ça l'est de manière générale, pour tous les romans.

 

Mais je le répète, je me suis vraiment régalée avec le style de l'auteure, donc je ne saurais être trop sévère.

Ma note: 7/10

Allie n'a tellement pas aimé qu'elle ne l'a pas fini!

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08 août 2007

Allah superstar

allahJ'ai lu le week-end dernier Allah superstar de Y.B. chez Grasset.

 

Ce roman est le long monologue d'un aspirant comique franco-algérien, Kamel Léon Hassani, qui monte un one-man-show intitulé Allah superstar et complètement centré sur sa religion.

 

Écrit dans une langue très orale, qui m'a au départ un petit peu rappelé Entre les murs de François Bégaudeau, ce roman truffé de calembours faiblards et de rimes tirées par les cheveux ressemble à un rap foireux, qui lasse franchement sur la fin. Le narrateur est néanmoins attachant, même si son humour est parfois très "border line". Posant la question du politiquement correct et de la possibilité de faire de l'humour sur la religion, annonçant en fin de compte l'affaire Dieudonné,  ce roman distrayant se lit très vite. Il ne restera toutefois pas dans mon panthéon.

Ma note: 6,5/10

Majanissa l'a également lu. Par ailleurs, sur Amazon, un lecteur nous oriente vers le roman de Paul Smail, Ali le magnifique. Piste intéressante...

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30 juillet 2007

Chronique d'une mort annoncée

chroniqueIl y a une dizaine de jours déjà, à la faveur d'un rendez-vous à l'ANPE, j'ai lu d'une traite Chronique d'une mort annoncée de Gabriel Garcia Màrquez chez Grasset (j'ai oublié de noter le nom du traducteur!).

L'originalité de ce roman est de nous annoncer un meurtre dès la première page. Bien vite nous découvrons l'identité des assassins, puis le mobile de cette mise à mort. Tout le village est au courant, sauf le pauvre jeune homme qui sera la victime. Tout le monde se dit qu'il est forcément au courant, que quelqu'un l'a prévenu... Grossière erreur!

J'ai apprécié ce court roman, dont les personnages sont caractérisés avec talent, et dont l'ambiance m'a rappelé le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé. Un bon moment de lecture, parfait pour une salle d'attente!


Ma note: 8,5/10

Laurence et Essel l'ont apprécié, Jane Doe et Frisette un peu moins.

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22 juillet 2007

Le désinformateur - Peter Ustinov

d_sinformateurJ'ai lu il y a une dizaine de jours Le désinformateur de Peter Ustinov, traduit de l'anglais par Jean Rosenthal chez Belfond.

 

Ce très court roman (90 pages) nous raconte l'ennui d'un ancien espion britannique, qui décide pour s'occuper de mettre la pagaille dans quelques groupes terroristes du Moyen-Orient. Quelques coups de fil, une fausse identité, et le tour est joué!

 

Au début, je me suis délectée de l'humour so british, qui m'a rappelé Les carnets du Major Thompson de Pierre Daninos. Mais au fil des pages, j'ai complètement décroché de l'intrigue (bon sang mais qui c'est, celui-là?). De plus, j'avais choisi ce roman car j'avais lu quelque part qu'il s'agissait d'une critique de notre société d'information. Eh bien elle doit être tellement subtile que je n'ai pas su la voir entre les lignes...

Ma note: 5/10, parce qu'il n'est pas à proprement parler désagréable à lire

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06 juillet 2007

Les noces barbares

noces_barbaresLa semaine dernière, j'ai lu Les noces barbares de Yann Queffélec en Folio.

Parce qu'il a été conçu dans des circonstances qu'aucune femme ne supporterait, Ludovic est mal-aimé par sa jeune mère et détesté par ses grands-parents. C'est pourquoi il grandit dans le grenier, jusqu'à ce que sa mère se marie avec un brave homme. Ludovic commence à avoir un semblant de vie de famille. Jusqu'à ce qu'on l'envoie dans une "institution", jusqu'à ce que le point de non retour ne soit franchi.

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Malgré un propos relativement dur, la tendresse et un certain humour évitent à ce roman de tomber dans le désespoir complet. On s'attache beaucoup à notre jeune héros, et si la fin est triste, elle n'en est pas moins inévitable.

Ma note: 9/10

PS: Ce billet est le premier écrit depuis mon magnifique nouvel ordinateur. Je ne vous raconte même pas quel soulagement représente un ordinateur qui daigne s'allumer et se connecter quand on le lui demande, et qui ne s'éteint pas de manière intempestive pour on ne sait quelle mauvaise raison...

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