au-revoir là-hautJ'ai lu Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre chez Albin Michel.

Première phrase: "Ceux qui pensaient que cette guerre finirait bientôt étaient tous morts depuis longtemps." Elle claque, cette première phrase, non?

Je ne suis pas une inconditionnelle du Goncourt: certains me plaisent beaucoup (entre autres: Les noces barbares de Queffélec), d'autres me tombent des mains (plus grand traumatisme: La maitresse de Brecht de Jacques-Pierre Amette). Donc si chaque année j'écoute avec attention le nom du lauréat, je ne me jette pas non plus sur le roman vainqueur. Celui-ci avait pourtant de quoi me séduire: un auteur issu de la littérature policière, que j'avais déjà lu, et une histoire a priori séduisante. Bref, le genre de roman que je me promets de lire quand il sortira en poche.

Puis surprise, ce roman fait partie de mes cadeaux de noël! Même pas besoin d'attendre qu'il sorte en poche!

Pas la peine de revenir une fois de plus sur l'histoire racontée. Restons sur mes impressions de lecture: j'ai adoré! Je me suis laissée embarquée par ces deux anciens combattants, je ne sais pas lequel des deux est le plus touchant. J'ai détesté le très très méchant d'Aulnay-Pradelle, j'ai soutenu la soeur Péricourt dans ses choix (sauf celui du précédent), j'ai accompagné le père Péricourt dans son chemin de douleur, j'ai encouragé ce pauvre Albert, j'ai regardé avec tendresse Edouard... Jusqu'à la fin je me suis demandée comment tout ça allait finir. Et la fin, si elle n'est pas toute rose, est juste: celle-là, je n'ai pas eu envie de la réécrire.

Une interrogation cependant: j'ai beau cherché, j'ai du mal à trouver ce qu'est supposé récompenser le Goncourt. Le meilleur roman de l'année? Sur quel plan: le fond ou la forme? Cette question me turlupine un peu, car si j'ai adoré sans réserve ce roman et ai pris beaucoup de plaisir à sa lecture, je ne suis pas certaine pour autant qu'il demeure un chef-d'oeuvre de la littérature française...

Ma note: ****