trone de ferJ'ai (enfin) lu Le trône de fer de George R.R. Martin traduit par Jean Solas chez Pygmalion.

Première phrase:" Mieux vaudrait rentrer, maintenant... conseilla Gared d'un ton pressant, tandis que, peu à peu, l'ombre épaississait les bois à l'entour, ces sauvageons sont bel et bien morts."

D'abord, il y a cette série télé dont j'entends parler de tous côtés. Ensuite, il y a ma copine enceinte, clouée sur son canapé pour cause de grossesse difficile, qui s'envoit les tomes les uns après les autres. Enfin, il y a l'envie de trouver une série littéraire captivante pour oublier les heures de transport pendant les vacances.

Et c'est comme ça que j'ai lu ce premier tome de la longue série de fantasy de George R.R. Martin. Et bonheur, c'est pile le (minuscule) créneau fantasy qui m'attire: beaucoup de Moyen-Age, un tout petit peu de fantastique (en l'occurence surtout des dragons et des loups-garous, dans ce premier tome).

J'ai adoré, j'ai dévoré; bref, mission accomplie pour ce qui est de trouver une série dans laquelle me plonger des heures durant. Le décor m'a fortement emballée, j'ai même retrouvé un "mur aux confins du monde civilisé" qui m'avait tant plu dans la nouvelle de Laurent Gaudé. Et j'ai déjà eu l'occasion de dire à quel point j'aime le changement de point de vue narratif à chaque chapitre d'un livre.

Par contre, quelques réflexions concernant cette version française. J'ai lu sur le net beaucoup de critiques concernant la traduction de Jean Solas (ils ont changé de traducteur au 13e tome en français, si j'ai bien compris). Personnellement, et bien que je puisse être assez à cheval là-dessus, la traduction ne m'a pas gênée. J'ai été emportée par l'intrigue, et la qualité de la langue me semble assez secondaire dans un roman comme celui-ci. Entendons-nous bien: si en plus c'est bien écrit, ça ne gâche rien; mais ce n'est pas cela que je recherche en premier lieu dans une série de fantasy.

D'autre part, la page Wikipédia consacrée à la série littéraire explique grâce à un tableau très clair (contrairement à mes explications) les découpages des tomes originaux en plusieurs tomes en français. Ainsi, le premier bouquin original (en anglais) a été découpé en deux tomes en français. Donc en lisant ce roman en français, je n'ai lu que la moitié du premier tome en anglais. On s'en fiche, me direz-vous. Mais pas tant que ça. Parce que j'avais envie de poursuivre en VO. Mais pour être raccord, j'ai malgré tout acheté la suite, Le donjon rouge, en français. Ensuite je pourrais repasser à la VO. Tout ça pour dire que je ne comprends pas vraiment pourquoi on n'a pas gardé le même découpage que les anglo-saxons. Quelle est la mauvaise langue qui suggère que c'est pour faire plus de sous? Tout ça parce que le premier volume en anglais coûte presque 3 fois moins cher que les deux volumes en français....

 

Ma note: ****

PS: A propos de fantasy, j'en profite pour glisser que si je ne lis que trèèèèèèèèèès rarement des romans apparatenant à ce genre, j'ai déjà eu un gros coup de coeur pour un livre que je n'ai pas chroniqué ici: La horde du Contrevent, d'Alain Damasio. Genre le bouquin que tu as presque envie de recommencer parce que tu es trop triste qu'il soit fini, même après 700 pages.