cyanureJ'ai lu Cyanure de Camilla Läckberg traduit par Lena Grumbach chez Actes Sud.

Première phrase: "Ca sentait de nouveau la neige".

J'ai lu rapidement ce court roman de Camilla Läckberg (157 petites pages) mettant en scène Martin Molin, le jeune collègue de Patrick au poste de police de Fjällbacka. Martin accompagne une nouvelle petite amie à une réunion de famille pour noël sur une île isolée. Nous sommes en Suède en hiver, la tempête de neige se lève, et l'île se trouve coupée du continent. C'est à ce moment-là que le patriarche, un vieil industriel impotent et impitoyable, est assassiné. Martin doit se débrouiller tout seul, sans ses collègues, pour trouver le coupable.

Famille désagréable, huit-clos en hiver, nous voilà dans un whodunit très Agatha Christien. Mais voilà, ça ne fonctionne pas vraiment, ça sent la novella de circonstance, ou même de commande. Cela me fait penser aux épisodes "spécial noël" ou "spécial halloween" des séries américaines. Mais ce que j'aime tant, habituellement, chez cette auteure est complètement absent: les personnages sont taillés à la hache, et la résolution est vraiment tirée par les cheveux (on est un peu dans l'esprit de Sherlock Holmes).

Bref, pas une réussite. Heureusement qu'il y a quand même la Suède sous la neige.

Ma note: **