JayneMansfield_248J'ai lu Jayne Mansfield 1967 de Simon Liberati chez Grasset.

Première phrase: "Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967, sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à La Nouvelle-Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle."


Quand je dis "j'ai lu", je devrais plutôt dire "j'ai dévoré". Si j'avais été en période de vacances, je pense même que je l'aurais lu d'une traite. Certes il n'est pas gros (196 pages), mais quand même.

Ce bouquin, qui n'est pas vraiment un roman, malgré le sous-titre que l'on peut voir sur la couverture, commence par un récit circonstancié et très détaillé de l'accident qui a couté la vie à Jayne Mansfield, à son amant du moment, ainsi qu'à l'homme qui conduisait la voiture. N'étant pas particulièrement une chochotte quant aux descriptions sanguinolentes et/ou morbides, je dois dire que j'ai quand même trouvé ça assez violent. Sans doute parce qu'il s'agit là de personnes réelles, et non de personnages de papier comme dans les polars que j'ai l'habitude de lire.

Cette petite réserve mise à part, j'ai donc adoré ce récit des derniers jours de la starlette. En nous donnant à voir plusieurs épisodes de ses derniers mois, l'auteur nous en livre un portrait tout en nuance: agaçante, attachante, cruelle, fragile... mais aussi et surtout malade psychologiquement. A la recherche de l'amour, et prête à tout supporter pour en obtenir un peu: violence de ses amants, humiliations du milieu...

Bref, une très chouette lecture, mais dont le début pourrait choquer les âmes sensibles.

Ma note: ****