cloche lépreuxJ'ai lu La cloche du lépreux de Peter Tremayne traduit par Hélène Prouteau chez 10/18.

Première phrase: "De gros nuages glissaient des montagnes , roulaient majestueusement vers les pentes en contrebas."

C'était, je crois, le troisième roman de la série de "Soeur Fidelma" que je lisais. Nous sommes au VIIe siècle en Irlande. L'héroïne est une soeur mais aussi avocate, et elle a un fichu sale caractère. Elle enquête en compagnie de son mari-pour-un-an (spécificité de la loi irlandaise de l'époque, si j'ai bien compris), et ce coup-ci l'enquête les touche personnellement puisque c'est leur fils qui a disparu, peut-être enlevé par le roi ennemi du pays voisin.

L'auteur connaît son sujet sur le bout des doigts, et veut en faire profiter son lecteur. Je pense que c'est ça qui attire les amoureux de Fidelma, mais en ce qui me concerne c'est ça qui m'a gonflée. Franchement, leur bébé vient de disparaître, sa nourrice assassinée: est-ce bien le moment de se lancer dans des débats théologiques et/ou légalistes? Pas un cri de désespoir, quasiment pas une crise de larme: j'aurais préféré une Fidelma un peu plus humaine et un peu moins professionnelle...

Un texte très érudit, foisonnant de mots en ancien irlandais, trop à mon goût, même s'ils sont expliqués. On gagne en connaissances, on perd en fluidité de lecture. Je ne me souviens pas que cela m'avait autant gêné pendant ma lecture des deux autres opus. Et encore une fois, je comprends que c'est peut-être aussi cela qui crée l'intérêt pour cette série.

Ma note: 7/10