hakaJ'ai lu Haka de Caryl Férey chez Folio.

Premières phrases: "Naturellement. C'était forcément une chose vomie mille fois qui lui tordait le ventre."

Caryf Férey, j'ai découvert ce nom singulier à l'occasion de la sortie de son dernier roman, Mapuche. Une chronique, peut-être sur France Inter, qui saluait la sortie du roman tout en laissant entendre que c'était un univers violent assez particulier et qu'il ne plairait sans doute pas à tout le monde. Je ne me souviens plus bien des détails, mais ce qui était précisé semblait justement indiquer que cela ne me plairait pas.

Puis je suis tombée sur celui-ci à la médiathèque, et la quatrième de couverture m'a séduite, alors ma foi, pourquoi pas...

J'ai lu rapidement ce roman, j'ai plutôt aimé le style littéraire assez particulier, mais j'ai trouvé l'enquête policière tellement embrouillée que je me suis complètement perdue en route, ne comprenant pas pourquoi les enquêteurs décidaient soudainement aller à tel endroit, qui était ce personnage qui venait de se faire descendre, par qui et pourquoi...

Puis arrive le dénouement, sous forme de politique de la terre brûlée, au moins on n'est pas dans la demi-mesure. Cela faisait déjà quelques cadavres que je trouvais inutiles et/ou tirés par les cheveux, mais la fin ne fait que confirmer l'impression de situations irréalistes, un peu comme si on était dans un exercice de style. Des figures imposées: le flic abîmé par la vie, solitaire et grognon, la pute plus toute jeune mais au coeur tendre, le géant au visage grêlé, les jeunes colocataires écervelées, quelques tordus aux perversions éclectiques... On secoue le tout, un peu de sauce maori, et c'est parti pour l'horreur.

Ma note n'est pas si négative que mon dernier paragraphe pourrait le laisser penser, car après tout j'ai plutôt aimé les 300 premières pages. Mais l'éditeur aurait dû demander à son auteur de revoir sa copie pour les 140 autres pages.

Ma note: 7/10