briliant careerPour cette édition du blogoclub consacrée à l'Australie, j'ai lu My brilliant career de Miles Franklin chez Virago (titre en français: Ma brillante carrière).

Première phrase: "Boo, hoo! Ow, ow; Oh! oh! Me'll die."


Me voilà assez gênée aux entournures pour parler de ce roman. J'étais extrêmement enthousiaste quand c'est ce titre qui est sorti, car l'époque et le type de roman me convenaient parfaitement. Mais peut être ai-je fait une erreur sur le choix de l'édition: j'ai voulu le lire en anglais, comme à chaque fois qu'il s'agit d'un roman anglophone, et j'ai donc commandé un vieil exemplaire d'occasion. Est arrivé un roman défraîchi, avec une sorcière en couverture (voir illustration de cet article), les pages jaunies. Bref, pas très excitant comme "emballage."

Mais j'ai surmonté cette première rencontre assez râtée, et je me suis plongée dedans. Et c'est là que les choses se gâtent: j'ai plutôt aimé le roman, j'ai détesté l'héroïne. Je l'ai trouvée affreusement imbue d'elle-même et très désagréable, voire cruelle avec ce pauvre Harry Beecham. Or quand je regarde des sites francophones consacrés à ce roman, j'y lis qu'elle se comporte comme elle le fait dans le roman soit parce qu'elle ne se sent pas à la hauteur de Harry, soit parce qu'elle préfére construire sa "brillante carrière" d'écrivain. Je n'ai pas du tout vu les choses comme ça, peut-être suis-je passée à côté de subtilités à cause de la VO, mais dans tous les cas je n'ai pas accroché du tout à ce personnage. Donc difficile d'adorer le roman dans ces conditions.

Ma note: 7,5/10

Pour l'édition du 1er mars, nous vous proposons une lecture libre autour de l'oeuvre de l'écrivain belge Henry Bauchau.

Les avis de Sylire, Midola, Grominou...