thirteenth taleJ'ai lu The thirteenth tale de Diane Setterfield chez Orion (titre en français: Le treizième conte).

Première phrase: "It was november."

Je devrais plutôt dire "J'ai enfin lu, mille ans après tout le monde", tant j'ai l'impression de l'avoir vu partout sur les blogs. Il aura fallu que ma copine prof d'anglais me le prête à la rentrée pour que je me laisse tenter!

Une romancière célèbre mais mystérieuse demande à une jeune femme de venir auprès d'elle pour recueillir ses mémoires. Mémoires qui nous conduisent au manoir d'Angelfield, occupé par une famille singulière, et notamment par un "couple" de jumelles, sans doute nées d'amours interdites. Mais qui est exactement Vera Winter, la romancière? Pour le découvrir, Margaret, profondément touchée par tout ce qui a trait à la gémellité, se rend sur les ruines du manoir pour rassembler d'autres informations, et décider si elle peut faire confiance à sa commanditaire.

So british, le roman! Pendant ma lecture, qui fut brève tant je fus captivée, j'ai fait remarqué à ma copine que la même histoire écrite par un écrivain français, ça ne marcherait pas une seconde. Mais l'auteur ayant la nationalité requise, j'ai adhéré à fond! J'ai beaucoup aimé l'histoire tordue de la famille Angelfield, j'ai apprécié la plupart des personnages secondaires, j'ai retrouvé avec bonheur le Yorkshire cher à mon coeur. Et évidemment, beaucoup de références à Wilkie Collins, et surtout à Jane Eyre, Angelfield ayant un faux air évident de Thornfield Hall, sans parler de l'épisode dramatique qui arrive vers la fin du roman et dont je ne parlerai pas.

L'édition que j'ai lue était complétée par des "reading notes" de groupes de lectures. Une note en particulier a attiré mon attention: elle posait la question de l'époque à laquelle se passe ce roman. Et à bien y réfléchir, on ne peut effectivement pas le situer! Il me semble me rappeler qu'il y est question de taxi, donc de voiture, donc on est au moins dans les années 1930, je dirais. Mais sans être catégorique, je ne suis même pas sûre qu'on parle de téléphone, par exemple! Donc impossible de situer l'histoire, et si on n'en savait pas plus sur l'auteure, je dirais même impossible de situer l'écriture: au niveau du style, ce roman pourrait tout aussi bien avoir 50 ans.

Pour conclure, un grand plaisir de lecture, si ce n'est que la fin m'a semblé un peu plus faible que le corps du roman. Mais c'est vraiment pour chipoter.

Ma note: 8,5/10