la rivière noireJ'ai lu La rivière noire d'Arnaldur Indridason traduit par Eric Boury chez Points.

Première phrase: " Il enfila un jeans noir, une chemise blanche et une veste confortable, mit ses chaussures les plus élégantes, achetées trois ans plus tôt, et réfléchit aux lieux de distraction que l'une de ces femmes avait évoqués."

Je lis toujours avec beaucoup de plaisir "le dernier Indridason". Même si le rythme n'est pas trépidant, je me suis attachée aux personnages au fil du temps, et l'Islande me fascine toujours autant. Donc c'est dans de bonnes dispositions que je me suis attaquée à celui-ci.

Or dès le départ, on sent que ce roman va être à part: on ne suit pas ce vieil ours d'Erlendur, mais sa collègue Elinborg. Les pages se succèdent, et toujours pas d'Erlendur... Ses collègues en parlent à quelques reprises, mais on apprend juste qu'il est parti en vacances dans les fjords de l'est. Son absence est quand même bien étrange.

D'Elinborg, on connaissait son goût pour la cuisine et son bonheur conjugal. Ce roman va nous permettre de rentrer dans son intimité, de rencontrer plus longuement ses enfants, sa fille surdouée et son adolescent de grand fils, ainsi que son mari, qui jouera d'ailleurs un rôle involontaire dans la résolution de l'affaire.

Car bien entendu, il y a une affaire criminelle à résoudre. Un homme est retrouvé mort égorgé chez lui. Mais l'homme pourrait bien ne pas être une simple victime: les enquêteurs retrouvent en effet du GHB, "la drogue du violeur", sur lui. Alors, victime ou bourreau? Ou les deux?

Bref, un volet surprenant par l'absence d'Erlendur, mais fort plaisant car Elinborg me convient très bien aussi, comme héroïne!

Ma note: 8/10