spivetPour cette nouvelle édition du Blogoclub consacré au voyage, j'ai lu The selected works of T.S. Spivet de Reif Larsen chez Pinguin.

 

Première phrase: "The phone call came late one August afternoon as my older sister Gracie  and I sat out on the back porch shucking the sweet corn into the big tin buckets."

Depuis la rentrée je n'ai vraiment le temps de rien. Pas le temps de m'occuper du blogoclub, heureusement que Sylire est là. Pas le temps de lire les résumés des bouquins soumis au vote, pas le temps de voter. C'est donc sans prendre le temps de m'y intéresser vraiment que j'ai commandé le bouquin sélectionné dans une librairie en ligne. Vu le prix, un bouquin de poche, ça allait de soi.

C'est également sans prendre le temps de vraiment m'y intéresser que je suis allée retirer le colis au point de livraison. En me demandant quand même vaguement pourquoi ce colis était si gros alors que je ne me rappelais avoir commandé qu'un livre de poche. Mais comme je n'ai l'esprit à rien d'autre qu'au travail, je me suis dit que j'avais sans doute acheté autre chose qui m'était déjà sorti de la tête. Parce qu'outre le manque chronique de temps, cette nouvelle année scolaire a vu apparaître une nouvelle caractéristique: l'achat compulsif de choses que j'oublie rapidement avoir achetées. Ce n'est rassurant ni pour mon compte en banque ni pour ma santé mentale.

Le colis a patienté deux-trois jours dans ma voiture, jusqu'à ce qu'une bonne âme (l'amoureux) le sorte, et attendu quelques jours de plus à la maison. Puis j'ai fini par l'ouvrir. Et quelle surprise: un magnifique livre à un format original, sur du beau papier épais, avec plein de jolis dessins!

Donc forcément, le livre a remonté dans mes préoccupations, et j'ai trouvé le temps de le lire (comme quoi...)

T.S. Spivet est un petit garçon pour le moins particulier, dans une famille particulière. Il est brillant, mais un peu obsessionnel: T.S. cartographie tout et n'importe quoi. De sa chambre à la manière qu'à son père de boire son whisky. Sa maman est une scientifique aux contours imprécis, sa soeur une adolescente, son père un cow-boy taciturne. Et à l'invitation d'un musée qui le prend pour un adulte, T.S. va traverser les Etats-Unis pour recevoir un prix scientifique. Seul, en train, il a le temps de penser à sa famille, et à son cher petit frère, disparu peu auparavant. Il a également le temps de se rendre compte qu'on a beau être un génie, on reste malgré tout un petit garçon (et ce n'est pas Sheldon Cooper qui me contredira).

Au début, j'ai été très enthousiaste: j'aimais les personnages, la narration, l'histoire... Mais au cours du roman, j'ai trouvé que cela traînait un peu en longueur, et j'ai trouvé la fin décevante. Au final, ça reste un bouquin qui mérite d'être lu, ne serait-ce que pour la beauté de l'objet.

Ma note: 7,5/10