sixi_me_jourPour cette nouvelle édition du Blogoclub consacrée à Andrée Chedid, j'ai lu Le sixième jour chez J'ai lu.

Première phrase: "Secouant sa charge de gravats, la carriole cahotait le long de la route agricole."

Nous sommes en Egypte, à la fin des années 1940. Om Hassan vit dans les faubourgs du Caire avec son mari infirme. La joie de sa vie, c'est son petit-fils, Hassan. Le soleil écrase les ruelles encombrées de poussière. Une épidémie de choléra se répand. Si vous êtes signalé comme malade, une ambulance vient vous chercher, et impossible de savoir ce que vous devenez. Un beau jour, c'est le maître d'école d'Hassan qui est embarqué dans l'ambulance. Les jours passent, le maître ne revient pas. Alors quand Hassan tombe malade à son tour, sa grand-mère décide de le cacher, et de l'ammener voir la mer. Il va vivre, elle en est sûre, le maître d'école l'a dit avant de partir: "Le sixième jour, ou bien on meurt ou bien on ressuscite."

Voilà un court roman qui transmet à merveille la chaleur écrasante de l'Egypte (enfin ce que j'en imagine, car je n'y ai jamais mis les pieds). On suit Om Hassan dans cette quête presque mythologique, on s'attache à son raisonnement, et comme elle on est persuadé que si l'enfant atteint le sixième jour, il vivra. Il y a beaucoup d'humanité dans ce récit, même si l'obstination de la vieille donne un côté presque irréel. Je ne saurais dire pourquoi exactement, mais ce roman m'a fait pensé à Désert, de Le Clézio.

Ma note: 7/10

Les membres du club ont lu:

Le sixième jour: Claudialucia,

Lucy la femme verticale: Pascale,

L'enfant multiple: Véro, Sylire, Fransoaz,

Les quatre morts de Jean de Dieu:Caralvie, Praline,

L'étoffe de l'univers: Caralvie,

La maison sans racines: Grominou,

La prochaine édition, le 1er septembre, sera consacré à la Russie d'hier et d'aujourd'hui. Le titre n'est pas encore choisi.