michel_pageauJ'ai lu Michel Pageau, trappeur: J'ai entendu pleurer la forêt de Françoise Perriot au Seuil.

Première phrase: "La lune envoie un pâle sourire sur une note douce, puis s'éteint subrepticement dans un froid piquant."

J'ai lu ce bouquin avant mon voyage au Québec, dont je suis revenue depuis quelques jours. Ce livre provient de ma bibliothèque de village, alors autant dire que lorsque j'ai posé les yeux dessus, je ne pouvais pas ne pas le lire, compte tenu de son sujet.

J'ai eu un peu de mal avec le style, mais finalement le fond m'a intéressée plus que ce à quoi je m'attendais. Quel étonnant destin que celui du trappeur surdoué devenu protecteur des animaux sauvages. On suit cet homme singulier de son enfance en Abitibi-Témiscamingue (bon sang que j'aime ce nom), sa jeunesse dans les bois, dans un campement de bûcheron, puis sa vie de père de famille qui doute à cause des reproches de ses enfants. En enfin, les derniers chapitres sont consacrés à ces relations toujours privilégiées avec les animaux plus ou moins sauvages qui peuplent le refuge qu'il a fondé.

On trouve dans ce livre toute la cruauté des hommes, et là je ne parle pas de notre héros trappeur, mais aussi et surtout les grands espaces et le froid intense que j'y cherchais.

Ma note: 7/10

PS: Je n'ai malheureusement pas eu le loisir d'aller visiter ce fameux refuge, car il se trouve beaucoup trop loin de la route que l'on avait prévue. Et oui, qui dit Québec dit espaces immenses, alors il a fallu faire des choix.