chroniques_asphalteJ'ai lu Chroniques de l'asphate (1) de Samuel Benchetrit chez Pocket.

Première phrase: "Monsieur Stern avait sûrement connu le terrain vague qui existait avant la construction de la tour."

En un (court) recueil de (courts) épisodes, Samuel Benchetrit nous raconte une partie de son enfance en banlieue parisienne. Une banlieue encore solidaire, optimiste, où l'inéluctabilité et le désespoir n'ont pas encore fait leur entrée.

Il nous raconte l'inévitable bande de copains, les vieux de l'immeuble, les parents vivant dans la bienheureuse ignorance des méfaits de leurs rejetons.

Il nous raconte les premiers émois, les larcins dont on ne sais pas s'il faut s'amuser ou s'attrister, et le livre se referme sur le départ du héros pour la Ville, Paris, vers son destin d'apprenti chez un photographe.

Les personnages sont attachants, même les plus affreux d'entre eux, certains épisodes marquent, et ce portrait un peu trop truculent ne sonne hélas pas vrai. Mais ce n'est pas très grave, il ne s'agit pas d'un document sociologique, et c'est tant mieux.

Ma note: 7/10

PS: Pendant ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à J'ai beaucoup souffert de ne pas avoir eu de  mobylette de Jackie Berroyer.