ombre_avons__t_J'ai lu L'ombre de ce que nous avons été de Luis Sepùlveda traduit par Bertille Hausberg aux éditions Métailié.

Première phrase: "Pour nous les vieux, il ne reste plus que Carlitos Santana, se dit le vétéran et il se souvint d'un autre vétéran qui, tout en lui servant du vin quarante ans plus tôt, avait eu la même idée, à une différence près, celle du nom."

Dans un appartement de Santiago, une dispute fait rage entre un couple plus tout jeune. Soudain, le vieux tourne-disque passe par la fenêtre. Le destin veut qu'il aille fracasser le crâne d'un vieil homme passant par là. A l'autre bout de la ville, des vieux qui ne s'étaient pas revus depuis les années de plomb attendent avec curiosité l'arrivée du Spécialiste. Lorsqu'ils seront tous réunis, ils pourront alors "tenter le coup"...

J'ai une tendresse toute particulière pour Sepùlveda. J'aime ses histoires, ses espèces de fables, où les hommes sont à la foi un peu siphonnés et tellement sympathiques. Ce roman, qui ouvre sur une sombre histoire de gallinacées, n'échappe pas à la règle. Même s'il n'est pas tout à fait aussi savoureux que  Le vieux qui lisait des romans d'amour, les grands-pères déterminés que nous présente ce roman sont quand même fort attachants...

Ma note: 8/10