hiver_arctiqueToujours lors de mon dernier read-a-thon, j'ai lu Hiver arctique d'Arnaldur Indridason, traduit par Eric Boury chez Points.

 

Première phrase: "On parvenait à deviner son âge, mais il était plus difficile de se prononcer avec précision sur l'endroit du monde dont il était originaire.

 

C'est l'hiver en Islande, donc autant dire que l'ambiance est un brin morose. Comme dans beaucoup de romans d'Indridason, dont les histoires ne se passent pas au soleil. (contrairement à de nombreux polars scandinaves qui se passent en pleine canicule - mais ne revenons pas sur cette polémique). C'est l'hiver donc, et au pied d'un immeuble, on retrouve un petit garçon immigré assassiné. Voici donc notre Erlendur qui mène l'enquête pour savoir s'il s'agit d'une drame familial, d'un meurtre raciste, ou d'un simple fait-divers bête et ordinaire.

 

Moroses la météo et l'enquête, mais aussi moroses les vies de nos personnages dans cet opus. Ça ne va pas fort chez Sigurdur Oli, et Erlendur a toujours autant de mal à dialoguer avec ses enfants, ne serait-ce qu'au sujet de son frère disparu lorsqu'ils étaient enfants. Quant à son histoire d'amour, à ce rythme-là, les deux tourtereaux devraient partir en vacances ensemble aux environs du 123e tome de la série, avant de se marier autour du 500e. Ou pas. D'un autre côté, je suis la première à râler lorsqu'il y a une histoire d'amour qui vient polluer un polar.

 

Tout ça pour dire que j'ai beaucoup aimé ce roman, mais que j'en viens à souhaiter un peu de rythme, un peu de chaleur, un peu de joie et de bonne humeur. C'est que ça finirait par nous plomber le moral, à force!

Ma note: 8/10

PS: Rien qu'au titre du suivant, Hypothermie, je sens que le rythme, la chaleur, la joie et la bonne humeur ne sont pas pour bientôt chez ce pauvre Erlendur...