provenceJ'ai lu Ma Provence d'heureuse rencontre de Pierre Magnan en Folio.

Première phrase: "Chuchote, ô ma Provence, ne force pas ta voix."

J'aime emporter en vacances des livres qui me parlent des endroits que j'arpente. Inutile donc de préciser où j'ai passé mes congés cet été... Je ne connaissais pas Pierre Magnan, et j'ai choisi ce livre car il proposait une succession de chapitres relativement courts, et donc propices à une lecture morcelée, s'adaptant parfaitement au rythme nonchalant de nos déambulations.

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'homme aime son pays. Il faut bien lui reconnaître cette qualité, tout comme il faut reconnaître qu'il parvient à nous faire partager son enthousiasme pour SA Provence, non pas celle d'aujourd'hui, mais celle de son enfance.

Mais comme tous les passionnés, il peut faire preuve d'un brin de mauvaise foi. Dans l'ensemble, j'ai lu avec plaisir les anecdotes qu'il raconte. Cependant, un de ses propos répété à plusieurs reprises au cours du livre me dérange quelque peu. Pierre Magnan crie haut et fort que le reste du monde ne l'intéresse pas. Qu'il ne voit pas l'intérêt d'aller voir ailleurs, puisque la Provence lui procure tellement de bonheur. Ce propos, j'ai l'habitude de l'entendre depuis que je vis au Pays Basque: "Pas la peine de partir en vacances, ici on a tout, la mer et la montagne. La preuve, c'est que l'été c'est bourré de touristes!" Et ceci de la part de "jeunes" de mon âge (des trentenaires, quoi), et pas forcément de vieillards grincheux.

Certes certes. La Provence et le Pays Basque sont des endroits magnifiques qui méritent bien de tels attachements. Mais bon, c'est un peu triste comme manière de voir les choses, non? Car si on ne va jamais voir ailleurs, comment peut être certain que c'est son pays le plus bel endroit du monde? Donc voilà, Monsieur Magnan a l'air charmant, cultivé et tout et tout, mais je trouve cette idée peu digne d'un homme aussi intelligent. Et cela m'a quelque peu agacée.

Ma note: 7/10