rentrer___la_maisonAprès Georges Brassens, j'ai enchaîné avec Je voudrais rentrer à la maison. de Jean-Claude Mourlevat chez Arléa.

Première phrase: "Les métaphores de la mémoire sont jolies: la tablette de cire sur laquelle se gravent les images mentales; le grenier où elles sont en attente, empoussiérées; la bibliothèque où elles sont rangées comme des livres; ou encore (ce qui me convient mieux) la volière où elles évoluent tels des oiseaux de toutes couleurs."

Même si je le connaissais auparavant, j'ai redécouvert Mourlevat l'an dernier avec Le combat d'hiver, qui reste encore à ce jour un excellent souvenir de lecture. Pour le read-a-thon, j'aurais bien lu son dernier roman, Le chagrin du roi mort. Mais ma radinerie naturelle a repris le dessus, et je n'ai pas voulu l'acheter à son prix actuel. Je me suis donc rabattue sur ce petit recueil autobiographique.

On ne peut pas parler de nouvelles: il s'agit de souvenirs épars de sa première année d'internat, en 1962, où il ne rêve que d'une chose, rentrer à la maison. Pas de sévices, pas de tortures, pas d'ignominie; seulement la difficile séparation d'avec le monde de l'enfance.

Les "chapitres" sont extrêmement courts, peu font plus d'une page et demie. La lecture en est donc très rapide, d'autant qu'ils sont émouvants, savoureux, attachants. J'ai donc pris beaucoup de plaisir à cette lecture.

Ma note: 8,5/10