emily_pearlJ'ai lu Les vies d'Emily Pearl de Cécile Ladjali chez Actes Sud.

Première phrase: "Je regarde le vent caresser les blés qu'on fauchera bientôt à Chichester."

 

J'ai choisi ce court roman, attirée par la couverture et une lecture rapide du quatrième de couverture, qui me promettait un "roman de genre" victorien détournant les codes du journal intime.

 

Nous lisons la prose d'Emily Pearl, préceptrice du jeune Terence au sein du domaine de son père, un lord veuf et ténébreux. Emily s'attache à l'enfant, hydrocéphale et condamné à moyen terme, tombe amoureuse du père, et s'ennuie un peu au sein du vaste domaine protégé du monde.

 

Son quotidien est rythmé par les lettres qu'elles reçoit de sa sœur Virginia, partie mener sa vie à Londres, puis en Amérique. Emily admire tellement sa sœur, qui a su s'affranchir de la coupe de leurs parents et des conventions pour chercher sa voie... mais la jeune fille a-t-elle la possibilité de faire de même, enfermée entre ses obligations, son attirance pour son patron, et l'avenir domestique tracé par ses parents?

Bon, eh bien autant le dire tout de suite, ce roman ne m'a pas vraiment emballée. En fait, il aurait pu m'emballer si la fin avait été plus forte. Je m'attendais à un gros retournement de situation, une révélation notamment concernant l'existence de sa sœur Victoria, mais en fait, rien. Disons que je m'attendais à un détournement du roman victorien, et cela n'a pas été le cas. Et ce roman n'est pas non plus un roman victorien, car à mon goût il y manque le style, la plume élégante. J'ai notamment été gênée à certains endroits par une succession de phrases très courtes, saccadées, là où j'attendais des phrases alambiquées aux multiples propositions.

Bref, pas une grande réussite en ce qui me concerne, pourtant je ne demandais qu'à me laisser convaincre.

Ma note: 5/10

En cherchant d'autres articles de blog parlant de ce roman, je me raconte que la majorité des bloggeurs a aimé ce court roman: damned, serais-je passé à côté d'un chef d'oeuvre? Si c'est le cas, tant pis pour moi, j'assume!