profondeursJ'ai lu Profondeurs de Henning Mankell traduit par Rémi Cassaigne au Seuil.

 

Première phrase: "Les jours sans vent, on entendait les cris des fous de l'autre côté du lac."

En 1914, Lars Tobiasson-Svartman est hydrographe dans la marine suédoise. Il embarque pour sonder les profondeurs au sein de l'archipel d'Östergötland pour pouvoir ouvrir une nouvelle route maritime pour les navires de guerre. En effet, la guerre menace. Il laisse derrière lui, à Stockholm, son épouse Kristina Tacker. Au cours de son voyage, qui prend parfois l'allure d'un rêve halluciné, Lars rencontre Sara Fredrika, qui vit seule sur un ilot isolé.

 

Lorsque j'ai trouvé ce roman à la bibli, je ne savais même pas qu'Henning Mankell avait fait autre chose que des polars. Je l'ai pris au hasard, toujours dans l'idée de préparer nos vacances. Et bien m'en a pris, car je me suis laissée entraîner par ce roman lancinant, hypnothisant. La caractérisation est subtile, puisque la perception que l'on a du personnage principal, Lars, évolue énormément au cours du roman. Il ne se passe pas énormément de choses, mais quelque chose empêche de reposer le livre. J'ai vraiment aimé l'atmosphère étrange qui se dégageait de ce roman, j'ai vraiment visualisé la brume et la glace, bref j'ai vécu à l'heure suédoise pendant les quelques heures de ma lecture.

Ma note: 9/10

PS: Au moment où vous lirez ce billet, je serais peut-être justement en train de traverser les vastes plaines d'Östergötland...