cuisinier_talleyrandJ'ai lu Le cuisinier de Talleyrand de Jean-Christophe Duchon-Doris chez 10/18.

 

Première phrase: "Son pichet de vin à la main, ses joues creusées par la lumière du feu finissant, Maréchal errait dans les cuisines désertes du palais Kaunitz."

 

Nous sommes à Vienne en 1814. Toutes les grandes nations européennes sont réunies en congrès afin de décider du sort des états éphémères créés par Napoléon. C'est Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord qui représente la France de Louis XVIII. Outre son intelligence affutée, Talleyrand compte également convaincre les autres participants grâce à une botte secrète: son cuisinier exceptionnel, Maurice-Antoine Carême. Car quiconque goûte sa cuisine se trouve immédiatement dans des dispositions d'esprit promptes à se ranger du côté des français.

 

Maréchal, le rôtisseur de la délégation française, est retrouvé assassiné non loin du lieu où sont détenus Marie-Louise d'Autriche et son fils, l'Aiglon. L'inspecteur Janez Vladeski, fils bâtard d'un noble et d'une gitane, doit mener l'enquête. S'agit-il d'un complot bonapartiste ou tout simplement d'une histoire de jalousie? Le cuisinier est-il un génie ou un fou sanguinaire? Peut-il faire confiance au roué Talleyrand?

 

Je me suis promenée agréablement dans les rues de Vienne en compagnie du ténébreux Janez Vladeski, aux yeux d'un bleu irréel. Avec lui j'ai goûté les meringues, les pâtés, les truffes, et tous les délices préparés par le non moins mystérieux Carême. L'enquête est plutôt bien troussée, les embrouilles politiques ne sont pas trop profondes (car en général je ne comprends rien à ce genre de subtilités), et les personnages sont définis avec nuance. Bref, un polar historique bien sympathique, et je regrette qu'il n'y ait pas d'autres romans ayant pour héros le séduisant inspecteur Vladeski.

Ma note: 8/10

Nanne en a fait un bien joli billet.