vieux_amourJ'ai dévoré Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis Sepùlveda traduit par François Maspero aux éditions Métailié.

 

Première phrase: "Le ciel était une panse d'âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au-dessus des têtes."

 

Comme j'ai choisi de présenter Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Sepùlveda au CRPE, il est prudent de lire d'autres œuvres du même auteur, au cas où on m'interroge dessus (il y a très peu de chances, mais au cas où on ne sait jamais). En plus, ce n'est pas un geste qui m'a coûté, car j'avais tellement aimé Histoire d'une mouette..., que je m'attendais à aimer ce roman.

 

Eh bien je n'ai pas été déçue. J'avais un peu peur qu'il s'agisse d'un roman sentimental, because of the titre, mais en fait pas du tout. Encore une fois, Sepùlveda propose un titre très illustratif et pourtant un peu mystérieux. Car le vieil héros du roman lit bien des romans d'amour, mais ce n'est pas ça qui constitue le cœur du court roman. Le cœur, c'est la forêt amazonienne. Une forêt dense, hostile, mais aussi noble et majestueuse.

Le vieux y est chez lui, contrairement au maire de son hameau et à de nombreux étrangers, qui pensent être les maîtres de la forêt. Le vieux sait, lui, qu'il faut la respecter, ainsi que les animaux qui y vivent, sous peine d'en payer le prix. Et ce prix peut être très élevé: la mort. La mort, omniprésente et dédramatisée dans ce roman. Comme il se doit, dans une histoire qui se passe dans un milieu tellement hostile.

Un très beau roman, très dépaysant, qui ouvre vraiment l'esprit et fait rêver. De plus, Sepùlveda en profite pour livrer de bien belles pages sur le plaisir de lire.

Ma note: 8.5/10

D'autres avis: Biblioblog, Nicolas (n'a pas aimé), Jules, Livrovore, Virginie.

Un autre livre sur la relation entre l'homme et la nature: Construire un feu, de Jack London.