41fvLNu4pYLParce qu'il n'y a pas que les concours dans la vie, j'ai lu récemment Verte de Marie Desplechin chez L'école des loisirs.

Première phrase: "Sur Terre, tout le monde a le droit de se plaindre."

Verte n'a pas de chance: non seulement elle a un prénom ridicule (il faut bien en convenir), non seulement elle ne connaît pas son papa, mais en plus sa sorcière de mère veut absolument qu'elle reprenne le flambeau de la sorcellerie. Et ça, Verte ne veut pas en entendre parler: elle veut être une petite fille normale, pour pouvoir avoir une vie normale et se marier, pourquoi pas avec son copain d'école Soufi.

Pour remettre sa fille dans le droit chemin, sa mère Ursule la confie à sa propre mère, Anastabotte, afin que celle-ci lui montre les bons côtés du métier. Anastabotte, bien que sorcière dotée des attributs traditionnels (non pas le balai et le chapeau pointu, mais la sombre cave remplie de crapauds desséchés), est également une mamie aimante, qui fait des crêpes, qui invite Soufi au goûter, et qui voudrait surtout que sa petite-fille Verte soit heureuse. Même si elle doit pour cela l'aider à retrouver son père...

Voilà un roman jeunesse bien réjouissant. C'est un roman à narrateurs multiples: tout est écrit à la première personne du singulier, mais les différents personnages prennent en charge quelques chapitres, avant de laisser la parole au suivant. Moi qui adore ce procédé, je dois dire que ce roman est assez réussi! Il est surtout très sympathique, avec ces personnages de sorcières modernes, avec le traitement du personnage de Soufi (Anastabotte lui demande à mots couverts d'où il est originaire, car le garçon se plaint de ne voir que très rarement ses grands-parents, et nous lecteurs nous attendons à ce qu'il évoque l'Afrique du Nord, mais  il répond que ceux-ci vivent... en Bretagne).

Un roman très divertissant donc, qui devrait plaire à bien des petites filles (à partir du CM1).

Ma note: 8.5/10

L'avis de Clochette, Nicolas.
"Verte" a une suite, elle s'appelle "Pome": chez Clochette, Cathulu, Gawou, Clarabel ...