monde_garpJ’ai lu il y a peu Le monde selon Garp de John Irving traduit par Maurice Rambaud chez Points.

J’avais choisi ce titre car j’avais envie de lire un truc de John Irving, que je n’avais jamais lu. Mon libraire m’avait orienté vers ce titre, que j’ai acheté il y a maintenant plusieurs mois. Mais depuis, je suis tombée à droite à gauche sur des commentaires vraiment négatifs sur ce roman, du coup j’avais beaucoup moins envie de lire, et c’est pour cette raison que j’ai autant attendu avant de m’y attaquer.

Il me semble qu’un des principaux reproches que j’ai pu lire est qu’il ne se passe rien dans ce roman, qu’il n’y a pas vraiment d’intrigue. Effectivement, il s’agit d’une biographie imaginaire, d’un écrivain imaginaire. Sa vie, son œuvre ; en quelque sorte.

Pourtant, j’ai adoré ce roman. Je l’ai dévoré, lisant les 400 dernières pages en moins de 24h. Je me suis vraiment attachée au personnage de Garp, à sa famille, ses amis. C’est le genre de roman que j’aurais voulu voir continuer indéfiniment, pour ne pas avoir à quitter les personnages. Exactement la même chose que pour La rose pourpre et le lys.

Il va sans dire que j’ai évidemment pleuré comme un veau aux passages adéquats, comme j’ai goûté l’humour naïf du personnage de Garp. Ce roman me donne incontestablement envie de lire d’autres romans de John Irving !

Ma note : 9,5/10

« Quelquefois, c’est la seule chose positive qui puisse racheter une journée désastreuse : ce que l’on prépare à manger. Pour ce qui est d’écrire, ai-je constaté, on peut fort bien disposer de tous les bons ingrédients, ne ménager ni son temps ni sa peine, et n’aboutir à rien. C’est tout aussi vrai de l’amour. La cuisine, en conséquence, peut conserver à qui ne ménage pas sa peine la santé de l’esprit. »

Quelques mots sur l’édition : Points nous offre une « édition spéciale – tirage limité », avec la couverture en joli papier légèrement gaufré, papier de qualité bien blanc à l’intérieur, une préface de l’auteur et des extraits d’articles publiés à la parution en 1980. En cadeau, un joli marque page décoré d’un ruban bordeaux, et portant une citation du roman. La grande classe pour 10€, quoi. Et à mon avis le roman le mérite. Malheureusement, cela ne rend que plus désagréables les erreurs de traductions (contresens évidents, confusions dans les pronoms…) : la traduction a 27 ans (plus vieille que moi), ne serait-il pas temps de la rafraîchir un petit peu ? Sans parler des coquilles : « Ellen James, que Roberta avait tant idée, se vit épargner un excès de chagrin… »
Un joli emballage, c’est une excellente idée, mais une révision du texte me semble plus urgente et importante…

L' de Kalistina, qui apparemment a suivi le même mode de lecture que moi (laborieux puis accéléré).