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J’ai lu dernièrement Les hommes de paille de Michael Marshall, traduit par Jean-Pascal Bernard chez J’ai Lu.

Je recopie texto le quatrième de couverture, car il est (pour une fois) parfaitement recevable : Mercredi 30 octobre 1991, à 12h53, dans un fast-food de Palmerston, Pennsylvannie, une femme hurle. Deux hommes, jeunes, vêtus de longs manteaux et armés de fusils semi-automatiques, abattent soixante-huit personnes. Avant de prendre la fuite, ils écrivent en lettres de sang : " Les Hommes de Paille ". Onze ans plus tard, à Santa Monica, Californie, une adolescente, Sarah Becker, est kidnappée. Le serial killer que le fbi a surnommé l'Homme Debout a encore frappé. A Dyersburg, dans le Montana, Donald et Beth Hopkins trouvent la mort dans un accident de voiture. Ward, leur fils, est incapable d'envisager la réalité de leur disparition. D’autant qu'il découvre un message caché dans le fauteuil de son père : " Nous ne sommes pas morts. " Trois faits divers, trois énigmes dont la clé est enfouie sous une chape de plomb.

Voici donc un excellent polar, qui réunit des ingrédients essentiels à mon plaisir de lecture. Une intrigue solide et originale, tout d’abord, avec des coupables que je n’avais pas envisagés (il va sans dire que ce point est devenu au fil des lectures une de mes priorités). Des personnages crédibles, malgré leur implication dans des événements incroyables. Et enfin, last but not least, une bonne qualité d’écriture, un certain talent à la description, et un ton personnel et très agréable, empreint d’humour dans les parties narratives.

Bref, j’ai adoré ce roman, et je lirai très certainement la suite, Les morts solitaires.

Ma note : 9/10

Allie n’a pas vraiment accroché, mais Christophe Corthouts a été emballé !

PS : Une phrase m’a particulièrement fait sourire, moi qui prends le bus plusieurs fois pas jour avec une flopé de lycéens et surtout de lycéennes : « La moitié de ses camarades (…) voyaient l’école à mi-chemin entre une amicale de quartier et un podium de défilé. » C'est vrai, je suis effarée par le nombre de jeunes filles, dont la grande majorité a sans doute 10 ans de moins que moi (aie), qui portent des escarpins pointus à demi talons, si possible avec un jean slim de chez slim, un petit pull décolleté et un sautoir. Optionnel : maquillage à la truelle, piercing style mouche (pas le truc qui vole, le grain de beauté). Je dois leur reconnaître une certaine capacité à suivre la mode au jour le jour (remarque de la future enseignante : si elles pouvaient suivre leurs cours avec la même avidité…). Fin de la minute « les jeunes, ces êtres fascinants».