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En début de mois, j’ai lu Les quatre fils du Dr March de Brigitte Aubert chez Points.

Inutile de préciser que c’est le titre de ce polar qui m’a attiré en premier lieu! D’ailleurs, lorsque j’ai montré le roman à l’amoureux, il m’a dit « Les quatre filles du Dr March ? Mais c’est pas elle qui a écrit ça ! ». Je m’étais fait exactement la même réflexion en parcourant les titres sur les rayonnages de la bibliothèque municipale d'où vient ce livre.

Il s’agit d’un polar épistolaire, ce qui est pour le moins original. Un dialogue à distance se noue entre le meurtrier qui est l’un des quatre fils du Dr March, et la bonne de la maisonnée, voleuse alcoolique déterminée à trouver qui est le coupable.

 J’adore le style épistolaire, j’ai donc dévoré ce court roman (240 pages). D’autant plus que moi aussi, il me tardait de découvrir le suspect ! Le suspense est donc maintenu jusqu’au bout.

Passons maintenant aux points négatifs :

- d’abord, je n’ai pas aimé certains paragraphes de la bonne, dont le style vulgaire m’a semblé complètement artificiel, ce qui à mon avis ne s’imposait pas du tout
- Cela m’a d’ailleurs amené à une autre question : pourquoi une auteure française choisit-elle de situer son intrigue dans un pays anglo-saxon? Et ce pour créer une filiation avec des auteurs anglo-saxons, qu’on considère souvent comme de meilleurs auteurs de polars (bien que cela ait tendance à changer avec l’apparition de nouveaux auteurs français qui remportent autant de succès que leurs collègues d’outre-manche et d’outre-atlantique).
- D’autre part, on sent tout le long du roman que la fin va être une surprise. Donc en bonne lectrice de polars, j’ai imaginé tout le long de la lecture qui pouvait être le coupable, au-delà de ceux qu’on nous fait soupçonner. Et j’ai trouvé. Ce qui m’agace assez… Pour être totalement honnête, j’ai trouvé ce coupable entre autres, mais j’ai trouvé quand même, et la surprise était un peu gâchée.
- A la lecture de l’épilogue, il me semble que certains des meurtres sont pour le moins difficiles à expliquer, il manque donc des éclaircissements sur la méthode du meurtrier.
- Enfin, l’épilogue, bien que nécessaire pour conclure un roman épistolaire, est assez mal ficelé, avec notamment l’apparition d’un nouveau personnage, qui est le narrateur des dernières lignes.

Beaucoup de reproches, donc, mais tout bien pesé j’ai pris du plaisir à la lecture de ce polar, qui m’a tenu en haleine jusqu’aux dernières pages. Ma note : 7,5/10

PS : Ce roman m’a rappelé Le journal d’Edith, de Patricia Highsmith, que j’avais vraiment beaucoup aimé