Puisque la charmante Kscades (Papilles et Pupilles, forum Passion Livre) m'invite à prendre le relais de ce petit questionnaire qui tourne depuis un petit moment déjà, je m'empresse de m'éxécuter, et d'autant plus qu'il me faisait très envie, ce questionnaire!

-4 livres de mon enfance:

Lucky Luke, de Morris et Goscinny
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Mes parents ont les premiers Lucky Luke en édition reliée en cuir noir, avec quelques pages d'introduction historique suivie de quatre aventures. Eh bien c'était ma Bible. Mon missel. Je les ai lus et relus, j'en avais toujours un au pied de mon lit. Je me souviens avoir été interdite de Lucky Luke parce que j'avais fait une bêtise, et je me souviens avoir rampé dans l'obscurité de la salle à manger pour en attraper un quand même. Je ne pense pas beaucoup exagérer si je vous dis que j'ai appris à lire là-dedans. Un chef d'oeuvre. Certaines vous diront que "tout est dans Friends", mais j'affirme que "tout est dans Lucky Luke". La preuve? J'ai utilisé une planche de Lucky Luke pour illustrer un exposé de traductologie en DESS sur le sujet "en français dans le texte"! Lucky Luke restera toujours l'homme de ma vie, même si j'ai une tendresse inexplicable pour Averell Dalton.

Les contes de la lune rousse, de Michele Angot

Visiblement disparu de la circulation, je ne trouve pas d'illustration. Ca tombe bien, je ne me souviens pas de la couverture. Ce dont je me souviens, c'est d'histoires à l'atmosphère un peu étrange, style enfants bizares et maison trop silencieuses pour être honnêtes. Je me souviens nottament de l'histoire d'une enfant dont les cheveux étaient tellement emmelés qu'une pie y faisait son nid... Pourtant, même si j'en garde une sensation de malaise, j'ai lu ce bouquin un certain nombre de fois.

La famille Tant-mieux, d'Enid Blyton

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Encore un livre que j'ai lu un bon milliard de fois. Il faut dire, quel exotisme! D'abord, ils sont trois frères et soeurs, ce qui pour moi fille unique est déjà une aventure en soi et un gage de bonheur. Ensuite, ils partent en vacance en roulotte! Et même qu'ils mangent du beurre de la ferme, et qu'ils font la sieste dans l'herbe! J'aurais tellement aimé faire partie du voyage... J'en profite pour noter qu'Enid Blyton est décidément un incontournable de l'enfance.

Le 397e éléphant blanc, de René Guilot

Ne trouvant pas la couverture de mon enfance, je n'en mets aucune. Je ne me souviens pas vraiment de l'histoire, si ce n'est que ce n'était pas très drôle. Par contre, je me souviens avec précision du format du livre, du papier, des couleurs des multiples illustrations. Pourvu qu'il soit toujours chez mes parents!

- 4 écrivains que je relirai encore et encore:

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Janet Evanovich pour sa série des Stephanie Plum: j'attends tous les ans avec impatience la parution du dernier poche (bientôt!!), elle me fait rire à grands éclats. Un vrai moment de détente et d'évasion.

Peter Harding sous ses différents pseudonymes, pour ses séries se passant au Moyen Age particulièrement réussies et emplies de personnages savoureux).

(et là, l'exercice se corse, car je lis très rarement plusieurs fois le même auteur. Mais puisqu'il en faut deux de plus, je me tourne vers mes amours de jeunesse, même si je les ai bien délaissés depuis quelques années)

John Steinbeck. Tortilla Flat, Des souris et des hommes, Rue de la Sardine, et bien sûr A l'est d'Eden et les Raisins de la colère. Un des premiers vrais écrivains que j'ai adoré.

William Faulkner, bon sang mais c'est bien sûr! J'ai failli oublier ce bon vieux Bill, pourtant quelle découverte littéraire la première fois que je suis tombée dans Le bruit et la Fureur! Et le Gambit du Cavalier! Et Tandis que j'agonise! Un grand maître, que je lis toujours avec respect et émerveillement.

- Les 4 auteurs que je n'acheterai ni n'emprunterai probablement plus:

("probablement" est important, parce que me connaissant je suis fichue d'enchaîner les quatre très prochainement pour vérifier une fois de plus que non, décidément, ce n'est pas ma tasse de thé).

Fred Vargas. Désolée, mais je ne vois pas où est le truc génial. J'en ai lu trois, mouai bon ok. Sans plus. Je ne comprends pas pourquoi un tel engouement.

Arturo Perez-Reverte. Je lui fais la tête depuis l'énorme déception qu'il m'a causé l'an dernier. Adieu, monsieur, je ne pourrais jamais oublié combien vous m'avez décue.

James Ellroy. J'en ai lu deux, son autobiographie et Le Dahlia Noir, et là encore je ne vois pas pourquoi c'est aussi connu. Je passe mon tour pour les autres.

Bernard Werber. Une cure express et intensive l'an dernier m'a convaincue qu'il s'agit d'un écrivain que j'aurais sans doute adoré étant plus jeune. Mais j'ai le sentiment d'avoir passé l'âge. Je le laisse à d'autres, sans cracher dessus, sans renier qu'il existe un intêret. Pas mal, mais pas pour moi.

- 4 livres que j'emporterai sur une île déserte:

Comme d'autres, c'est l'occasion ou jamais de se plonger dans A la recherche du temps perdu de ce bon vieux Marcel. En DESS, notre prof de littérature a essayé de nous transmettre sa passion pour l'oeuvre. Ca a bien marché en théorie, mais je n'ai toujours pas trouvé le courage de me plonger là-dedans.

Je triche un peu: Les Rougon Macquart, d'Emile Zola. Soit l'intégralité de son oeuvre. Que j'avais commencée à lire dans l'ordre étant ado. J'adore Zola, et je serai heureuse d'avoir suffisament de temps à tuer pour tout recommencer dans l'ordre.

Les essais de Montaigne. Etre seule, tranquille, et avoir intérêt à s'occuper l'esprit, n'est-ce pas l'occasion rêvée de se mettre à la philo? Moi qui y suis tellement hermétique.

Le petit manuel de survie, de Francis Galton. Ca peut toujours servir sur une île déserte.

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Je crois que Cuné et Frisette ne l'ont pas encore fait! Pourtant leurs réponses m'intéressent...