sister_carrieJ'ai abandonné il y a quelques jours Sister Carrie de Theodore Dreiser, lu dans l'édition Bantam Classic (donc différente de l'image qui illustre ce billet).

Je n'aime pas laisser tomber un livre, je n'ai jamais aimé ça. J'ai toujours l'impression que le problème vient de moi, et non du livre; et donc qu'il mérite que je me force pour accrocher.

Mais si cette fois-ci j'ai abandonné ma lecture sans trop de regrets, c'est que justement j'ai bien aimé ce que j'ai lu, et que je sais par avance que je reprendrai ce livre à un moment plus propice.

Il peut sembler assez paradoxal d'abandonner un livre dont on apprécie plutôt la lecture. Ce qui m'a poussé à refermer ce livre, c'est que je n'arrivais pas à l'avancer: 150 pages en plus de deux semaines, j'ai eu l'impression de perdre du précieux temps de lecture. La question est donc: pourquoi ne suis-je pas arrivée à lire ce livre plus rapidement? D'abord parce que j'ai choisi de le lire en anglais. Ce roman datant de 1900, la langue, bien que largement compréhensible, est moins fluide qu'une langue contemporaine. Donc une lecture plus attentive, presque "religieuse" pour apprécier les subtilités, l'humour du propos. Or en ce moment, je suis fatiguée, et je n'arrive pas à lire longtemps le soir avant de dormir. Donc ma lecture n'avançait pas, au rythme de cinq ou dix pages tous les jours!

Cependant, comme je l'ai dit, j'ai plutôt apprécié ce que j'ai lu. De toute façon, j'aime cette période littéraire, et j'apprécie ces intrigues centrées sur des héroïnes qui cherchent une place dans la société de leur temps, avec ses codes et ses interdits. Je sais donc que je lirai un jour ce roman jusqu'au bout, mais à une période où j'aurais le temps de passer des heures et des heures sur un roman...

Je me refuse évidemment pour le moment de noter ce roman.