30 mars 2007
Tarte aux pommes
Dans mon enfance et mon adolescence, il n'était pas imaginable de passer un dimanche sans que ma mère fasse quelque chose pour goûter. Du tapioca, un crépiau de pommes... ou une tarte aux pommes. La tarte aux pommes de ma maman, c'est la meilleure du monde. Un bon goût de beurre dans la pâte, la compote est fondante, et le sucré et l'acidité se mélangent. Du coup, moi aussi je fais des tartes aux pommes, comme celles de ma mère: pâte au beurre, compote dessous, et pommes fines dessus. Là c'était un samedi et pas un dimanche, mais le but de remonte-moral était le même.
Pour la pâte, je voulais suivre la recette de Florence Edelmann dans son petit livre rose. Je lis les ingrédients, j'ouvre le frigo, et là c'est le drame: pas assez de beurre!! Horreur et damnation: je reviens à peine des courses, hors de question d'y repartir, hors de question aussi que je parte à la frontière acheter du beurre espagnol en urgence, hors de question que je renonce à ma tarte aux pommes... Que faire?? Eh bien, comme dans mes recettes de simili-régime: remplacer le beurre manquant par du fromage blanc, humph (ceci est un soupir à fendre l'âme).
Tarte aux pommes quand même
- 250g de farine
- 50g de sucre glace
- 1 bonne pincée de sel
- 100g de beurre
- 50g de fromage blanc
- 5 ou 6 pommes
- cannelle
- sucre vanillé
- sucre
D'abord faire la pâte: mélanger farine, sucre glace et sel. Incorporer le beurre en petits morceaux, faire un mélange sableux. Ajouter le fromage blanc et un peu d'eau, et rassembler la pâte en une boule. Laisser reposer une heure au frigo.
Pendant ce temps, la compote: éplucher et vider trois pommes, les couper en quatre. Mettre les quartiers avec un peu d'eau dans un récipient micro-onde couvert (tiens, encore un cas d'utilisation de micro-onde!). Faire cuire par tranche de cinq minutes, remuer, remettre à cuire... jusqu'à ce que les pommes s'écrasent bien. Écraser les pommes, sucrer si besoin, ajouter un poil de cannelle.
Lorsque la pâte est prête, l'étaler assez finement. Recouvrir de compote. Peler et évider les pommes restantes (commencer par deux, c'est souvent suffisant), les tailler en tranches fines. Recouvrir la compote, le plus harmonieusement possible.
Répartir le sucre vanillé dessus, et, comble du bonheur, un peu de beurre s'il vous en reste (pour faire caraméliser). Enfourner à 180°C pour 45 mn, pour que les pomme cuisent et caramélisent.
Avec une tarte comme ça, les dimanches samedis sont de suite moins lugubres...
28 mars 2007
Dansons sous les bombes
J'ai lu il y a quelques jours Dansons sous les bombes de Patrick Eudeline chez Grasset.
J'avais très envie de lire un roman du mythique monsieur Eudeline. Hélas, mille fois hélas, j'ai été très déçue.
L'histoire? Un truc facile, de vieux rockers paumés sur le retour. Le style? Un truc facile, où les quelques bonnes trouvailles stylistiques sont trop reprises.
J'ai eu l'impression de lire un roman écrit par un adolescent sur ses copains rockers. Gentil, mais c'est tout. Je l'ai lu facilement et rapidement: il n'est pas nullissime. Mais je n'y ai pas trouvé grand intérêt.
Ce roman m'a rappelé Teen Spirit, de Virginie Despentes, que je n'avais pas aimé non plus, d'ailleurs...
Avant de jeter Patrick Eudeline avec l'eau de Dansons sous les bombes, je m'intéresserai à ces écrits concernant le punk, par acquis de conscience, par fidélité avec mes goûts de jeunesse (punk un jour, punk toujours, n'est-ce pas monsieur Pinou et monsieur Benjamin...)
Ma note, la première en dessous de la moyenne depuis longtemps: 4/10
24 mars 2007
American Vertigo
Je viens de terminer American Vertigo de Bernard-Henri Lévy chez Grasset.
De BHL, c'est le premier livre que je lis. Et sans doute le dernier.
J'ai eu envie de lire ce livre dès sa sortie. En tant qu'ancienne étudiante en culture anglaise et américaine, ce bouquin m'intéressait particulièrement. Je voulais savoir où en était cette bonne vieille Amérique, de manière assez impartiale.
Ce bouquin n'a pas complètement répondu à mes attentes. Et surtout, je ne suis pas sûre qu'il s'adressait à moi. D'ailleurs, je ne vois pas vraiment à qui il s'adresse. Je m'explique.
En gros, le livre est bâti en trois parties: une introduction d'une trentaine de pages, le récit du voyage lui-même, divisé en plein de petits articles, et un épilogue d'une centaine de pages où il clarifie ses points de vue. Pour commencer, l'introduction m'a tellement rebutée que j'ai failli la laisser tomber au bout de dix pages et sauter directement au corps du livre. Mais comme elle était relativement courte, je me suis forcée. Ce qui m'a horrifiée? Ce genre de phrase: "Y avait-il meilleur guide (Tocqueville), en un mot, pour, en Amérique comme ailleurs, me conduire sur le chemin de cette autre "époché" phénoménologique qui, lorsqu'elle se confronte aux choses mêmes, les met moins entre parenthèses qu'en examen et, de leur évidence muette, déduit les principes générateurs de la vie en société?"
Je vous le demande, ma bonne dame. Là, j'ai commencé à me dire que ce livre n'était pas pour moi. Que je ne pouvais pas lire 500 pages écrites comme ça. Mais heureusement, le corps du livre n'est pas du tout du même acabit. Il tend même à l'excès inverse: des faits exposés en courts articles, peu ou pas de réflexion. En tout cas pas assez à mon goût.
Je crois que le but de BHL était de "donner à voir" dans un premier temps avant de réfléchir dans son épilogue. Qui retombe dans les mêmes travers que le début, mais dans une moindre mesure (disons que dans l'épilogue, j'ai compris la majorité des phrases, contrairement à l'introduction). Je ne suis pas entièrement d'accord avec la plupart de ses positions, mais ça à la rigueur ce n'est pas très grave. Par contre, pour les futurs lecteurs, il me semble que quelqu'un qui n'a pas déjà quelques bases en civilisation américaine aura quelques difficultés à voir de quoi il parle (concepts tels que "the city upon the hill", "la frontière"...)
Bref, en lisant ce livre, j'ai eu l'impression de faire consciencieusement mes devoirs d'étudiante, mais je n'ai rien appris de nouveau, et je n'ai pas retiré de plaisir. Je suis déçue.
Ma note: 5/10
22 mars 2007
Chaussons turcs au fromage
Essayer de trouver des trucs sympas à emmener le midi au boulot, ce n'est pas toujours une mince affaire. Mais la consolation, c'est que nous ne sommes pas les seuls à emporter la gamelle! Donc régulièrement, je pique des idées à droite à gauche, et c'est d'ailleurs marrant de constater qu'on est plus proches de certains blogs que d'autres. C'est le cas des Bonheurs de Prawn: elle me fait rire, elle cuisine sans prise de tête et ça donne envie. C'est chez elle que j'ai piqué les chaussons turcs au fromage, farcis à la féta et aux herbes.
Je ne vous remets pas les ingrédients, ce n'est pas nécessaire. La seule liberté que j'ai prise avec la très bonne recette de Prawn, c'est que j'ai fait 6 chaussons géant. Un régal avec de la salade! Merci Prawn pour cette recette sympathique et original, pour des midis qui changent!
20 mars 2007
Tout ce que j'aimais
Le week-end dernier, j'ai terminé Tout ce que j'aimais de Siri Hustvedt, traduit par Christine Le Boeuf chez J'ai Lu.
Le roman s'ouvre sur l'histoire d'amitié entre deux couples d'intellectuels new-yorkais. Cette première partie est empreinte d'une grande nostalgie, l'atmosphère est affreusement lourde: on sent, on sait, qu'un drame va se produire. N'eut été cette impression qui m'a poussée à la curiosité, j'aurais peut-être refermé ce roman: trop de références intellectuelles et artistiques me sont passées au dessus de la tête. La lecture n'est pas à proprement parler désagréable, mais disons que je ne me suis pas sentie touchée par la narration, dans la mesure où trop d'éléments me gardaient "en dehors".
Et p166, bingo, on se prend le drame en pleine face. Comme ça, en tête de chapitre. J'avais beau l'attendre (ou du moins attendre un drame, quel qu'il fut), je me suis quand même laissée surprendre. Et à partir de ce moment, le roman a pris une tout autre dimension pour moi: des émotions, des sentiments... Je me suis enfin sentie "dedans". A partir de là, je me suis enfin laissée emporter par la narration, et j'ai dévoré.
J'ai dévoré ce roman dramatique, qui m'a sur la fin rappelé les histoires que l'on peut retrouver chez DeLillo ou même chez Bret Easton Ellis, récit de jeunesse dorée mais perdue...
Au final, le bilan de ma lecture est donc positif, mais je ne peux oublier les trop présentes références artistiques ou intellectuelles du début. Je comprends donc aisément que des lecteurs moins acharnés puissent abandonner rapidement le livre!
Ma note: 7,5/10
PS1: A noter la très jolie couverture de J'ai Lu (suffisamment rare pour être souligné), ce qui vient en contrepoint avec le nombre hallucinant de coquilles qui se trouvent dans ce bouquin. A tel point que j' ai écrit à J'ai Lu pour râler un bon coup: non mais ils ne relisent pas, ou quoi?
PS2: Ce roman a donné son nom à un bon blog littéraire: la critique du bouquin est ici.
18 mars 2007
Poivron farci boeuf-chèvre
En ce moment, parce que j'ai la tête prise ailleurs, il faut bien avouer que je ne teste pas beaucoup de nouvelles recettes, et que je me contente de décliner les grands classiques de la maison. Après la salade à la courgette râpée, voici le poivron farci au boeuf et au chèvre.
Poivron farci au boeuf et au chèvre (recette de l'amoureux)
- 2 poivrons rouges de forme régulière
- 1 petit oignon
- 200g de boeuf haché
- 10 cl de coulis de tomate
- 1 oeuf
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- chapelure
- 2 tranches de bûche de chèvre
- 1 gousse d'ail
- poivre parfumé
Enlever les chapeaux des poivrons, les évider sans les abîmer, les faire cuire 15 mn debout dans le cuit-vapeur. Préchauffer le four à 180°.
Pendant ce temps, hacher finement l'ail et l'oignon. Mélanger ensuite avec le boeuf, le coulis de tomate, l'oeuf, l'huile d'olive. Rajouter de la chapelure jusqu'à ce que le mélange soit bien pâteux. Remplir les poivrons avec, puis les ranger debout dans un plat huilé.
Faire cuire une vingtaine de minutes, rajouter les tranches de chèvre, et remettre au four dix minutes de plus.
Le coulis de tomate empêche la farce de se dessécher, et l'ensemble reste bien moelleux. Avec le chèvre fondu, miam-miam!
16 mars 2007
La souris bleue
J'ai lu la semaine dernière La souris bleue de Kate Atkinson, traduit par Isabelle Caron au Livre de Poche.
J'avais noté ce livre dans mes listes à force de lire de bonnes critiques de la part de lecteurs. Effectivement, je n'ai pas été déçue!
Je savais qu'il s'agissait d'un roman plus ou moins policier, et je pensais qu'il s'agissait d'un livre drôle, un peu dans le même style que la série des Stephanie Plum que j'aime tant. Et là, je me suis plantée en beauté.
Ce livre n'est pas drôle du tout. Certains personnages sont drôles, des dialogues sont drôles, mais l'histoire (ou plutôt les histoires) n'est absolument drôle.
Jackson Brodie, détective à Cambridge, se retrouve avec trois vieilles affaires sur les bras: un papa cherche désespérément qui a tué sa fille dix ans auparavant, deux soeurs espèrent retrouver leur petite soeur, disparue à l'âge de trois ans trente ans auparavant, et une infirmière voudrait retrouver sa nièce, que sa soeur lui avait confié juste après avoir planté une hache dans le crâne de son mari.
Fidèle à ma réputation de madeleine, les larmes me sont montées plusieurs fois. J'ai trouvé notamment les chapitres consacrés à Theo, le papa obèse et inconsolable, particulièrement émouvants. Parce que chaque chapitre focalise sur un personnage particulier, et au début on pourrait croire qu'il n'y a aucun lien entre les différentes histoires. Mais tout ce petit monde finit par s'agencer à la fin.
J'ai dévoré ce livre: à chaque fin de chapitre, il me tardait de voir ce qu'il y avait dans le suivant. La lecture est très aisée, même si j'ai un peu sourcillé à certains choix de traduction (mais on va pas pinailler). C'est le genre de bouquin qu'on ne peut pas reposer avant de l'avoir terminé, et dont on se dit de suite après qu'il est trop court.
Tout ça pour dire que j'ai aimé, j'ai pleuré, j'ai ri, et je lirai assurément la suite, Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux.
Ma note: 9/10
Que de bonnes surprises, dans ce challenge ABC 2007!
14 mars 2007
Salade moelleuse aux tons pastels
Salade facile et rapide pour les jours où on a envie de bon et de frais sans y passer des heures: la salade moelleuse aux tons pastels.
Pour 2:
- 2 courgettes moyennes
- 80g de riz cru
- 2 tranches de jambon blanc
- cubes de gruyère
Râper les courgettes épluchées au robot. Faire cuire le riz, le rincer et le laisser refroidir. Couper le jambon et le gruyère en cubes. Tout mélanger. En assaisonnement, une vinaigrette à l'échalote va très bien.
A recette de fainéant, billet de fainéant!
12 mars 2007
Marie
Dans le cadre du Club de lecture des bloggeuses, j'ai lu Marie de Marek Halter chez Robert Laffont.
De Marek Halter, je ne savais presque rien, si ce n'est qu'il a fait la série "la Bible au féminin" (j'entendais les pubs à la radio, à l'époque). Et ça ne m'emballait pas: je ne me sens pas du tout attirée par des histoires de Bible. Donc autant vous dire que j'ai un peu tordu le nez lorsque les filles ont choisi ce titre.
Mais finalement, je me suis dit que peut-être cela pouvait être amusant de déboulonner une icône de notre culture comme la maman de Monsieur Jésus. Manque de bol, Marek Halter ne déboulonne pas. C'est bien sage, tout cela.
J'aurais préféré de très loin que l'on me raconte une Marie moins exemplaire, j'ai eu l'impression de lire tout le long un livre de cathéchisme. C'est beaucoup trop lisse à mon goût, je n'ai ressenti que trop peu d'émotion. Je suis déçue, d'autant plus que je ne demandais rien de mieux que d'avoir une révélation (littéraire, einh, pas religieuse). J'aurais drôlement aimé lire ce genre de dialogue: "Jésus, descends immédiatement de ce tabouret, tu vas te faire mal, petit démon!". Ben non, rien de tel. D'autant plus que l'histoire de Marie s'arrête là où commence celle de son fils, et j'aurais aimé être confrontée aux sentiments que peut éprouver une mère face à un fils aussi inhabituel.
Pourtant, quelque chose m'a poussé à lire ce roman dès que j'avais cinq minutes de libre. Je me suis demandé au début ce que c'était: un magnétisme caché, le début d'un intérêt? Non, il me tardait simplement de le finir pour pouvoir passer à autre chose... C'est donc avec tristesse que je me voyais déjà attribuer une note en dessous de la moyenne à ce roman. Avec tristesse, oui, car ce n'est pas de gaieté de coeur que je publie de mauvaises critiques sur les livres qui ne me plaisent pas.
MAIS! il y a un mais: j'ai beaucoup plus accroché avec les trente dernières pages du roman, qui concernent d'une part une visite du narrateur à Varsovie, où il rencontre une femme exceptionnelle, et d'autre part l'évangile selon Marie. D'accord, 30 sur 330, ça fait pas lourd. Mais c'est suffisant pour qu'on atteigne la moyenne!
Ma note: 5/10
L'avis de Cuné
L'avis de Frisette
Pour le 12 avril: Une constellation d'escrocs, de Terry Jordan
Pour le 12 mai: Un homme à distance de Katherine Pancol
10 mars 2007
Mini-muffins tomate séchée - olive noire
J'ai un aveu à vous faire. Je me suis achetée un nouveau jouet. Contre l'avis de l'amoureux, qui n'a toujours pas confiance dans le silicone alimentaire. Mais depuis le temps que j'en rêvais, j'ai craqué. Je me suis achetée une plaque à mini-muffins. Jolie, elle est fuchsia. Pratique, son tour est rigide. Depuis, je la dégaine à tous les apéros. Je l'ai testé la première fois avec cette recette marmiton de mini-muffins tomate séchée - olive noire.
Je ne redonne pas la recette, car j'ai suivi l'originale à la lettre! C'était une telle réussite, que cette recette justifie à elle seule l'achat de ma plaque silicone...







