2869306024.08.mzzzzzzzDimanche, coincée dans la voiture en attendant que mes beaux-parents arrivent et puissent nous ouvrir la maison, j'ai terminé Le Dahlia noir, premier tome du Quatuor de Los Angeles de James Ellroy, traduit par Freddy Michalski pour Rivages (ouvrage surnommé The bible dans un autre article).

Entre James Ellroy et moi, c'est une longue histoire, qui n'est pas encore terminée.

Premier acte: tout a commencé lorsqu'un de mes camarades de fac a choisi comme support d'exposé Ma part d'ombre, l'autobiographie de Ellroy centrée sur le meurtre de sa mère et la recherche du coupable. Ca m'a donné envie de le lire, d'autant plus que je savais qu'Ellroy était considéré comme un maître du polar américain.

274360171x.08.mzzzzzzzEn juin 2005, j'ai donc lu Ma part d'ombre, traduit également par Freddy Michalski. Eh bien, je n'ai pas vraiment aimé. Je trouvais le livre trop trash, des bourdes de traduction m'ont sautées aux yeux... J'étais fort décue. J'en ai fait part au copain qui m'avait présenté ce livre, et il me confirme que cette autobiographie n'est vraiment pas le meilleur livre de Ellroy.

Deuxième acte: décidée à ne pas juger trop vite, je me suis donc tournée vers un de ses romans les plus célèbres, Le Dahlia noir. L'histoire, c'est un tandem de flics anciens boxeurs enquêtant sur le meurtre horrible d'une jeune femme un peu en marge, surnomée le Dahlia noir. L'un des deux enquêteurs, Bucky, est le narrateur, et prendra tous les risques pour résoudre cette affaire qui le fascine, tandis que son ami et collègue Lee disparaît dans des circonstances troubles, que Bucky finira également par élucider. Rappelons que le meurtre du Dahlia noir est un fait divers réel.

Ma note (après moults atermoiements): 7/10

J'ai trouvé le début, c'est à dire tout ce qui se passe avant la découverte du corps, un peu trop long à mon goût. Puis vient l'enquête en elle-même, que j'ai beaucoup plus appréciée. Par contre, j'ai eu un peu plus de mal avec les multiples rebondissements de la fin, qui affaiblissent le sentiment ressenti: c'est tellement tiré par les cheveux que l'aspect réel disparaît. Par contre, je n'ai pas du tout été gênée ce coup-ci par la traduction.

Dernier acte: je vais me promener sur le forum Passion Livres pour partager mon sentiment, et que vois-je? Le commentaire d'une lectrice concernant un autre livre, qui n'est pas un roman, mais une enquête, 2020826089.08.mzzzzzzzL'affaire du Dahlia Noir de Steve Hodel, qui a fait dire à Ellroy: "Maintenant je sais".  Eh bien, croyez-moi ou non, mais maintenant il me tarde énormément de lire ce livre!

Car si, comme je l'imagine, Ellroy a plus ou moins présenté les personnages gravitant autour de la malheureuse Elisabeth Short, aka Le Dahlia noir, je devrais finalement avoir déjà été "en présence" du meurtrier! Bon d'accord, la curiosité c'est pas joli joli, mais que voulez-vous, on ne se refait pas...

Enfin, le lien vers un site français consacré à Ellroy: où l'on découvre qu'il a une vague ressemblance physique avec Adolph (c'est la moustache qui fait ça), où l'on nous donne à contempler une photo de la scène de crime (beurk)... Ce site nous renvoie par ailleurs à d'autres sites, parmi lesquels un site en anglais consacré à l'affaire, apparemment très complet mais aussi super méga gore, avec toutes les photos du corps (à côté, la photo du site français est une illustration de conte de fées), et pas remis à jour depuis 1999.

C'est malin maintenant, je vais cauchemarder après toutes ces vilaines photos!!