2290344524.01.mzzzzzzz2J'ai fini hier soir Les sorciers de la Bessède et autres contes noirs de Didier Daeninckx chez Librio.

J'ai choisi ce livre car l'histoire qui donne son titre au recueil se passe chez moi en Dordogne. Voici ce qui m'a convaincu au dos du livre: "Bertrand tient la pièce maîtresse de son exposition: la photo d'un sorcier de la Bessède, un de ces charbonniers terrés dans les forêts du Périgord noir. Mais ce dernier à mystérieusement disparu sans avoir signé son formulaire, et on ne plaisante pas avec le droit à l'image..." D'abord, j'ignorais qu'il y avait des sorciers dans les forêts du Périgord noir. Et je n'ai toujours pas élucidé ce mystère, d'ailleurs; il faudra que je demande à mon papa qui sait tout ce qu'il en pense.

Il s'agit donc d'un recueil de quatre "contes noirs", et aucun ne m'a réellement fait sauter de joie. Commençons par Les sorciers de la Bessède, donc: l'intrigue est franchement décevante par rapport au quatrième de couverture, et la fin est bâclée en trois coups de cuillère à pot.
Dernier quart d'heure: j'ai trouvé cette histoire facile, complètement incrédible, et la fin à dormir debout.
La nouvelle la plus longue, Les corps râlent (jeu de mot foireux, 2 points de pénalité au responsable): là, c'était plutôt bien parti, parce que ça se passe en Bretagne et que j'aime ça, parce que le principe me plaisait bien (des camarades de chorale qui se retrouvent quarante ans plus tard), et parce que l'intrigue avait l'air bien. Mais là encore, la fin est trop bâclée, et trop "dans l'air du temps" (je ne veux pas en dire trop, pour pas faire hurler les gens qui voudraient le lire malgré mes découragements).

Finalement, à mon humble avis, une seule histoire tire son épingle du jeu: Nous sommes tous des Gitans belges!! (titre qui se veut clin d'oeil mais qui tombe complètement à plat: 1 point de pénalité au responsable). Une histoire simple, sur fond d'Histoire, qui pourrait être vraie, avec une fin sympathique. Bizarrement, il s'agit de l'histoire la plus courte (6 pages).

Je pourrais donc conclure facilement que les histoires les plus courtes sont toujours les meilleures, mais je me contenterais de penser qu'il n'est pas donné à tous les écrivains d'écrire des nouvelles réussies.

NB: Vous aurez remarqué que j'ai distribué 3 points de pénalité pour les titres des nouvelles. Je n'ose pas les attribuer à l'auteur, car il arrive souvent que ce soit les éditeurs ou leurs collaborateurs qui choisissent le titre, et non l'auteur. En tout cas, c'est vrai pour les livres. Mais pour les nouvelles? En tout cas, qui que soit l'auteur de ces titres, les fins de repas arrosés doivent sembler bien longues à ses amis, avec un humour pareil...