Le Testament du TitienJ'ai terminé ce matin Le testament du Titien, de Eva Prud'homme. Je ne sais pas trop par où commencer pour ne pas être trop sévère. Ma lecture a en effet très mal commencé: une écriture pas très fine, voire remplie de lieux-communs, et surtout un étalage de savoir historique lourdissime, très pédant. Le quatrième de couverture indique que l'auteure est prof d'histoire, et effectivement elle nous assène un cours magistral d'histoire de Venise au 16e siècle. Sur le fond, ce ne serait pas inintéressant, mais vraiment ce n'est pas fait avec finesse. On dirait une bonne élève qui veut absolument montrer qu'elle a bien appris sa leçon, et qui veut tout dire, même ce qui ne colle pas avec le sujet (irrelevant, diraient nos English friends).

Bref. C'est lourd, mais on s'y fait, et on se laisse prendre par l'intrigue. Trois jeunes gens plutôt sympathiques enquêtent sur un meurtre représenté par le Titien sur une de ses toiles. L'enquête n'est pas mal menée, même s'il y a parfois des raccourcis bizarres.
Sur la fin, on est vraiment dedans, on dévore. Et voilà-t'y-pas que l'enquête se transforme en une quête d'alchimistes menés par des énigmes, et devient complètement invraisemblable: les méchants ont le bon goût de s'entretuer, les quêteurs se trimballent avec les pierres déjà trouvées (personnellement, si je devais partir à la recherhce d'un truc précieux, sachant que je risque rencontrer des fous dangereux qui ont le même but, je ne prendrais pas dans ma poche mes premières trouvailles...)
Et puis, d'un coup de cuillère à pot, on apprend qui est le meurtrier. Comme ça, out of blue.

Pour conclure, vraiment pas le meilleur des medieval whodunits que j'ai lu jusque là. Une fin complètement ratée à mon goût (à mon humble avis, quand on fait un polar de 400 pages, la moindre des choses, c'est d'avoir une fin qui tient la route!).