Une mort sans nom J'ai lu il y a quelques jours Une mort sans nom de Patricia Cornwell, traduit par Hélène Narbonne.

P. Cornwell est supposée être une maîtresse du genre, mais bizarrement je n'avais jamais rien lu d'elle alors que j'ai lu pas mal de polars. J'avais choisi ce bouquin pour découvrir cette auteure célèbre donc, et aussi parce que j'avais entendu parler de son héroïne mèdecin-légiste, Kay Scarpetta. J'aime les polars avec des femmes qui enquêtent, sans doute à cause du processus d'identification. D'ailleurs, la bibli de Bordeaux a fait un dépliant en janvier sur "les femmes et les romans policiers", ou quelque chose comme ça. On y trouve aussi bien des écrivains femmes que des héroïnes. Inutile de dire que je garde précieusement ce dépliant (dans mes cartons pour le moment) car il pourra me donner de précieuses pistes de lecture.

Mais revenons-en à Kay et à Patricia. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans, mais une fois que ça a été fait, quel bonheur!  Patricia parvient à créer un psychopathe vraiment flippant, et on est mort de trouille avec cette pauvre Kay. Il fait froid, il neige, le méchant tue n'importe quand par surprise: l'ambiance est glauque à souhait! La lecture s'accélère, on veut absolument savoir la fin, qui va tuer qui, si seulement ils arrivent à coincer le démon... et pof, en quelques pages, emballé c'est pesé. La fin est vraiment trop rapide à mon avis, et manque de suspense et de rebondissements comparée au reste du bouquin.

J'ai horreur d'être décue par la fin d'un polar, j'ai envie de tout renvoyer à l'auteur en lui disant "Mais ça ne vas pas du tout ce que vous nous avez fait!! Allez mon vieux (ma vieille), recommencez!" C'est comme un excellent repas avec un dessert minable, ça laisse un mauvais goût dans la bouche alors qu'on s'est régalé tout du long. Dommage.